DYNAMIQUE DES SYNDICATS DU SECTEUR DE L’ÉDUCATION: SNEN, SYNACEB, FSES/EPT, UPES Niger, SYPREN, SYNEPS, SYNADEN, SYRDEN, UNACEPT, SEL, SYNAFOPT,  SYAPROFOPTEN, SYNTEN

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Ce vendredi 23 Décembre 2022, la dynamique des syndicats du secteur de l’éducation a rendu publique une déclaration de presse relative à la situation sociale, politique et sécuritaire du Niger.

1) AU PLAN SÉCURITAIRE et SOCIAL

La Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation, exprime toute son inquiétude quant à la persistance du climat d’insécurité dans certaines régions de notre pays. Elle déplore les nombreuses victimes et toutes les conséquences collatérales sur les paisibles citoyens, présente ses condoléances aux familles éplorées et souhaite prompt rétablissement aux blessés. Par ailleurs, La Dynamique des Syndicats du Secteur de l’Éducation et de la

Formation, apporte tout son soutien indéfectible aux Forces de Défense et de Sécurité, demande également aux Autorités de la 7ème République de doter ces Forces de Défense et de Sécurité qui se battent nuit et jour, des moyens techniques et logistiques suffisants et de qualité, en vue de continuer à garantir l’intégrité territoriale de notre pays. La Dynamique constate au plan social, une flambée généralisée des prix des denrées alimentaires de première nécessité, sur toute l’étendue du territoire, aggravant les conditions de vie déjà difficiles de toutes les couches sociales. C’est pourquoi, la Dynamique demande aux Autorités de la 7ème République, de prendre des mesures d’accompagnement idoines, qui s’imposent d’ailleurs, afin d’alléger un temps soit peu, la souffrance de cette population vulnérable, dejà meurtrie.

2) AU PLAN ACADÉMIQUE

La Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation:

Constate avec satisfaction le bon démarrage de la rentrée académique 2022-2023, ainsi que le bon déroulement des activités académiques, avec une grande accalmie qui a caracterisé le déroulement du premier trimestre de cette année ;

Dénonce, cependant, la violence et le harcèlement au quotidien dont sont victimes les ENSEIGNANTS dans les écoles, tant de la part de leurs élèves que des parents d’élèves eux-memes. Comme c’est le cas récemment au Lycée d’Enseignement Professionnel ISSA BERI de Niamey et à l’Ecole Saguiya Recasement du 5ème Arrondissement de Niamey ;

Fustige le silence complice observé jusque là par le Gouvernement, qui a pourtant le devoir sacré devant la loi de protéger tout agent de l’Etat dans l’exercice de ses fonctions ; Encourage les efforts du Gouvernement dans sa recherche des solutions en vue de palier le manque d’infrastructures scolairesavec le lancement cette année de la construction de plusieurs  milliers de salles de classes;

Demande au Gouvernement d’étendre cette noble initiative à l’endroit des autres sous secteurs notamment celui de l’enseignement technique et de la formation qui attend toujours la construction d’infrastructures, leurs équipements et la matière d’oeuvre pour les ateliers, ainsi que la construction des laboratoires et leurs dotations;

Encourage également le Gouvernement dans ses initiatives de lutte contre la fraude aux examens et concours, la Dynamique s’inquiète cependant, du traitement partiel de la question du concours de la section spéciale des Ecoles Normales d’Instituteurs de cette année. En effet, les ENSEIGNANTS arrêtés jusque là, ne peuvent en aucun cas être les seuls responsables des fraudes et tentatives de fraudes constatées à l’occasion de ce concours. Quand on sait que plusieurs parties prenantes sont engagées dans l’organisation dudit concours.

L’enquête étant en cours, la Dynamique fonde l’espoir que l’ensemble des auteurs, coauteurs et complices de ces manœuvres frauduleuses, puissent répondre entièrement de leurs actes. “Quelqu’en soit leurs partis politiques, leurs bases, leurs familles ou leurs communautés”.

3) AU PLAN SOCIO-PROFESSIONNEL ET SYNDICAL

La Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation constate que la volonté tant exprimée par le Chef de l’Etat d’aller vers l’amélioration des conditions statutaires et sociales des agents de l’Etat, en particulier ceux relevant du secteur de l’Éducation et de la formation, rencontre en ce moment d’énormes obstacles. En effet, cette noble volonté de son Excellence Monsieur le Président de la République semble buter à des comportements réfractaires de la part de certains responsables du domaine de l’Éducation auxquels le

Président de la République a confié la lourde responsabilité de conduire sa politique Éducative. Sinon, comment comprendre qu’à la date d’aujourd’hui, presque dix (10) mois après la signature du protocole d’accord Dynamique/Gouvernement, en dépit desinstructions données par Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement et les incessants rappels formulés à l’endroit du Gouvernement par la DYNAMIQUE pour le respect du dudit  protocole d’accord en vain, plusieurs de ses points sont arrivés à terme d’échéance sans être honorés. On peut citer entre autres, les points relatifs à la libre bancarisation de pécule des ENSEIGNANTS contractuels dont l’échéance est arrivée à terme depuis le 15 Mars  2022 , le paiement des arriérés de pécule des ENSEIGNANTS contractuels dont l’échéance est arrivée à terme depuis fin juillet 2022,le paiement des rappels salaires, la réhabilitation des

ENSEIGNANTS injustement résiliés, victimes de l’évaluation controversée du 15 juillet 2017, le plan de résorption des ENSEIGNANTS contractuels à la Fonction Publique, le paiement du  reliquat des frais de correction et de surveillance du Baccalauréat  2022, la liste est longue. Pire, les responsables des comités en charge de continuer les échanges avec la Dynamique demeurent “totalement incompétents, inutiles et totalement improductifs.”

En outre, il vous souviendra que la Dynamique s’est énergiquement opposée à l’utilisation de l’évaluation de novembre 2020 comme critère pour le recrutement des ENSEIGNANTS contractuels du secondaire à la Fonction Publique, au regard de son caractère

discriminatoire. Hélas! Contre toute attente le recrutement de 2150 ENSEIGNANTS contractuels du secondaire à la fonction publique  s’est basé essentiellement sur les critères de ladite évaluation. La Dynamique dénonce ce passage forcé du Gouvernement en violation  flagrante des lois et reglèments de la République qui régissent le recrutement sans concours des ENSEIGNANTS contractuels à la Fonction publique. Une injustice patante vis-à-vis d’une catégorie d’ENSEIGNANTS contractuels et une violation flagrante des clauses du protocole d’accord du 15 février 2022. Aussi, faut-il souligner, la légérété et le mépris avec lesquels le

Gouvernement traite cette question de resorption du stock des ENSEIGNANTS contractuels à la Fonction Publique? Question qui demeure pourtant prioritaire pour la Dynamique au regard du nombre conséquent des ENSEIGNANTS contractuels qui ont servi et continuent à servir avec abnégation, l’Éducation Nationale plusieurs années durant sans carrière.

La Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation dénonce et condamne avec la dernière énergie, les qualificatifs démotivants, employés par son Excellence Monsieur le Président de la République, hors de nos frontières, parlant des ENSEIGNANTS nigériens, qui malgré leurs statuts juridiques extrêmement précaires et leurs mauvaises conditions de vie et de travail extrêmement misérables, continuent d’accomplir fièrement et honorablement leur noble mission. La Dynamique estime que ces propos ne ressemblent pas à une personnalité d’un tel rang, de surcroît ENSEIGNANT de formation. Même si l’on reconnait que le débat sur la faiblesse de la qualité de notre enseignement ne date pas d’aujourd’hui. L’on reconnait également que l’ENSEIGNANT en tant qu’acteur et maillon de la chaine éducative, n’est aucunement responsable de cet état de fait. La Dynamique reste convaincue, qu’aucun discours politique, qu’aucune réforme importée, ne peuvent guérir les maux qui assaillent le système éducatif nigerien. Ce dernier a besoin des réformes pertinentes, justes, réalistes et réalisables qui prennent en compte les réalités nigériennes et surtout axées sur  l’ENSEIGNANT, son statut professionnel et social ainsi que ses conditions de vie et de travail.

Par conséquent, la Dynamique des Syndicats du Secteur de l’Education et de la Formation attache du prix au respect de la dignité de l’ENSEIGNANT, de la revalorisation de la Fonction

ENSEIGNANTE, ainsi que le respect strict des clauses du protocole d’accord du 15 février 2022. Au vu de tout ce qui précède, la Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation tient l’opinion nationale et internationale temoins de la situation actuelle et rend le Gouvernement seul et unique RESPONSABLE de tout ce qui adviendra. Enfin, la Dynamique des syndicats du Secteur de l’Éducation et de la Formation, tout en restant ouverte au dialogue franc et productif, demande aux militantes et militants de rester vigilants, sereins et mobilisés pour le respect d’un éventuel mot d’ordre.

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