L’An 1 du Président de la République Mohamed Bazoum : La Ministre de l’Environnement et de la lutte contre la désertification présente un bilan satisfaisant

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A l’occasion du premier anniversaire de l’accession au pouvoir du Président de la République Mohamed Bazoum, les différents ministères ont présenté leur bilan de mise en œuvre du Programme de Renaissance acte 3. Au titre du Ministère de l’Environnement et de la lutte contre la désertification, c’est un bilan très adéquat que la Ministre Mme Grama Saratou Rabiou Inoussa a présenté à la presse.

crédit photo: dr

Au cours de cette première année de mise en œuvre du Programme de Renaissance Acte 3 : consolider et avancer, de SEM MOHAMED Bazoum, Président de la République, Chef de l’Etat. En effet, le Programme de Renaissance Acte 3, dans son volet Développement rural et de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, décliné dans la Déclaration de Politique Générale du Gouvernement de SEM Ouhoumoudou MAHAMADOU, Premier Ministre, Chef du Gouvernement a prévu d’importantes actions pour faire face aux défis environnementaux et climatiques qui se posent dans notre pays. Ainsi, pour répondre précisément à votre question, les principales activités de récupération des terres réalisées se présentent comme suit :

Pour le traitement des terres dégradées : 38 222 ha ont été réalisés, sur une cible de 68 750 ha, soit 56% de réalisation ; En matière de fixation des dunes : 4 610 ha ont été traités sur une prévision de 36500 ha, soit seulement 13% de taux de réalisation ; 108 822 ha de régénération naturelle assistée sur une prévision de 70 000 ha, soit plus de 100% ; 31 050 kilomètres linéaires de bandes pare feu ont été réalisés dans le cadre de la protection des pâturages sur une prévision de 40 000 kilomètres linéaires, soit un taux de réalisation de 78%; 10 710 569 plants forestiers produites et plantés sur une prévision de 10 millions.

Il faut noter qu’en plus de ces actions physiques, des efforts importants visant à mieux encadrer les travaux de restauration des terres ont été déployés ; c’est notamment le cas de la mise à jour du recueil des fiches techniques en matière de gestion des ressources naturelles avec le soutien du Programme Alimentaire Mondial, recueil qui fera d’ailleurs l’objet de validation en atelier national du 19 au 21 avril prochain.  De même, des efforts de mobilisation des ressources pour la mise à l’échelle des actions de restauration des terres se poursuivent, avec au moins trois projets d’envergure en instruction très avancée, dont la mise en œuvre est espérée en 2022.

L’impact environnemental et économique.

Les réalisations dans le secteur de l’environnement, particulièrement celles liées à la Gestion Durable des Terres, ont permis d’obtenir un certain nombre d’effets, tant sur le plan éco systémique que socio-économique. Ainsi :

Sur le plan éco systémique, on dénote entre autres effets induits :

Une nette amélioration des rendements des terres récupérées qui passent pour certains sites d’une production nulle (0) à 500kg de mil à l’hectare et de 0 kg de matière (MS) à plus de 1000 kg de matière sèche par hectare ; Une augmentation substantielle de la séquestration du carbone, à travers le renforcement du potentiel forestier, atténuant ainsi les effets des gaz à effet de serre, rehaussant la contribution de notre pays à l’effort mondial de lutte contre le réchauffement climatique, conformément à ses engagements à l’Accord de Paris sur le climat ;  Sur le plan socio-économique, les effets induits se résument à :

La réduction de l’exode rural à travers la création de 31 228 emplois temporaires de six mois de travail, suite aux travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre (HIMO, qui ont généré un revenu en cash de 11,616 milliards de f CFA au profit des communautés.

Le renforcement de la cohésion sociale et la réduction des conflits intercommunautaires à travers l’augmentation de l’offre en matière des terres productives; Le développement des compétences locales en matière des techniques de gestion durable des terres et des eaux (GDTE), des techniques de compostage des plantes aquatiques et terrestres, des techniques d’agroforesterie et de Régénération Naturelle Assistée (RNA).

La situation face au phénomène de feu de brousse au titre de la campagne 2020-2021 et les dispositions prises pour éviter ou amoindrir ce phénomène en 2022.
 
Il faut noter que ces feux de brousse entrainent généralement de dégâts énormes sur la dynamique des écosystèmes, les pâturages, les habitats et autres infrastructures socioéconomiques, les populations humaines et animales. A titre d’illustration, en 2021, il a été enregistré 237 cas de feu de brousse répartis dans 82 localités, 38 départements totalisant une superficie de 577 554,48 ha brulés.
Il faut aussi noter que ces feux ont décimé plus de 170 633 tonnes de matière sèche.
Les régions les plus touchés sont Tahoua, Maradi, Zinder et Agadez, avec respectivement 452 919,82 ha ; 58 075,55 ha ; 32 537,77 ha et 24 908,50 ha partis en fumée.
Au regard de cette situation, l’Etat et ses partenaires techniques et financiers ont entrepris plusieurs actions dans le cadre de lutte contre ce fléau. Ces actions reposent essentiellement sur la prévention et la lutte active. Ainsi, on peut citer : La sensibilisation des populations sur les conséquences de feux de brousse, à travers les radios communautaires et les rencontres focus groupes; La formation et le recyclage des brigadiers anti feux dans toutes les zones d’intervention ;  L’ouverture de 31 050 km de bandes pare feux; La mobilisation des communautés contre les feux de brousse actifs; La cartographie des zones à risques des feux de brousse, en cours de réalisation sur l’ensemble du territoire national, en partenariat avec le Projet d’Appui au Pastoralisme au Sahel ; Enfin, mon département ministériel se propose d’organiser en fin mai 2022, une action très importante un important Forum National sur les feux de brousse, en vue d’aboutir à une Stratégie Nationale et un Plan d’action de lutte contre les feux de brousse.
 
Les actions menées pour sauvegarder certaines espèces menacées : délocalisation des girafes, Autruches à cou rouge.
Dans le cadre de sa politique en matière de conservation de la biodiversité, mon département ministériel a engagé des initiatives avérées porteuses, notamment la translocation et la réintroduction d’espèces fauniques phares et emblématiques de notre pays, dans de la réserve de Gadabédji.  En ce qui concerne la translocation, elle a concerné huit (8) individus de girafes (3 mâles et 5 femelles) acheminés de la zone de Kouré à Gadabédji ; l’opération réalisée en novembre 2018 a été d’un succès éclatant, internationalement reconnu, car cette population transloquée s’est déjà adaptée à son nouvel habitat et une première mise bas d’un girafon a été déjà enregistrée en mars 2022. Concernant l’opération de réintroduction réalisée en novembre 2021, elle a concerné 9 autruches à cou rouge obtenus à partir du centre de référence de Kiéllé. Ces autruches se portent également très bien dans leur nouvel habitat. Ainsi, toutes les deux espèces transférées font l’objet d’un suivi rapproché impliquant les communautés villageoises et les services des eaux et forêts de la Réserve.
 
L’insécurité qui règne dans la Tapoa. Comment protéger cette réserve de biosphère des terroristes qui tentent de s’y implanter ?
L’insécurité est désormais une préoccupation et un problème majeur qui handicape lourdement les efforts de conservation de la biodiversité du Parc W.  Fort heureusement, nous pouvons compter avec la ferme détermination de SEM Mohamed Bazoum, Chef Suprême des armées et l’engagement de l’ensemble de nos forces de défenses et de sécurité en vue de venir à bout de ce fléau.  Compte tenu de la nature transfrontalière de l’insécurité dans la zone des trois parcs (W au Niger, Arly au Burkina Faso et Pendjari au Benin), cette question sera examinée lors du Conseil des Ministres chargés de l’Environnement des pays concernés, qu’abritera notre pays, demain 13 avril 2022 à Niamey.
Concernant spécifiquement les efforts de mon département ministériel face à cette situation, il faut savoir que mes services compétents ont élaboré, en collaboration avec l’ONG Wildlife Africa Conservation, un Plan d’Intervention Prioritaire soutenu par l’Union Européenne, l’Allemagne et la Société Zoologique de Londres (ZSL) pour la surveillance et la protection du Par W dans le contexte de la montée du terrorisme.  Les avancées significatives suivantes ont été enregistrées, dans la mise en œuvre de ce Plan. Ce sont: L’acquisition de matériel moderne de surveillance ainsi que la logistique ; la formation sur la professionnalisation de 33 rangers, déjà déployés sur le terrain, pour le renforcement de nos capacités humaines; la formation d’une équipe de 6 agents sur le pilotage de drone, la collecte et l’analyse de données dans la zone du Parc et sa périphérie; la création d’une salle d’opération pour le suivi des opérations sur le terrain.
En somme, notre démarche pour la protection du parc contre l’implantation des groupes terroristes consiste à renforcer simultanément nos capacités logistiques et matérielles d’une part, et celles humaines d’autre part, tout en travaillant étroitement avec les autres FDS.
 
La protection et la sauvegarde des espèces fauniques, le braconnage et la lutte contre ce phénomène.
Le braconnage est reconnu comme étant la principale activité illégale qui agit directement sur les ressources fauniques des aires protégées.
Fort heureusement, on constate de nos jours que cette activité illégale est réduite dans la majorité de nos aires protégées et sites potentiels, exception faite à la frontière nigéro-libyenne, pour des raisons suivantes :
Rehaussement des effectifs du personnel au niveau de nos différentes Aires Protégées comme la Réserve Naturelle Nationale Termit Tin Toula, la réserve de Gadabédji, Parc W, etc… ;
Amélioration considérable de la logistique et équipement au niveau des différentes réserves ;
Formation des agents sur l’application des lois et sur les techniques de lutte Anti-Braconnage ; dont l’efficacité a été récemment prouvée par la saisie de 1700 peaux de pythons dans la région de Diffa ; qui par ailleurs a été saluée par un grand nombre de nos partenaires, tant au plan national qu’international;
L’implication des populations à travers des éco-gardes, les agents communautaires et le réseau des informateurs locaux dans certaines zones et certains sites stratégiques en matière de conservation de la biodiversité.
De même, nous travaillons à présent à renforcer la collaboration entre nos services de protection de la faune et les magistrats, pour une meilleure prise en charge judiciaire des délits de braconnage.

Comment se portent la RNAT et le Termit aujourd’hui ? Quelles espèces on y trouve ?

La Réserves Naturelle Nationale de l’Aïr et du Ténéré et la Réserve Naturelle Nationale de Termit Tin Toumma sont toutes dans le biome sahélo-saharien. Globalement, nous pouvons dire que ces deux réserves se portent bien, malgré quelques difficultés.  Ainsi, en ce qui concerne la Réserve de l’Air et du Ténéré, qui est classé Patrimoine Mondial en péril depuis 1992, la situation s’améliore progressivement car son Plan d’Aménagement et de Gestion vient d’être validé et son Unité de Gestion est opérationnelle et va bientôt bénéficier d’un financement pour la mise en œuvre de certaines activités.
Pour la Réserve Naturelle Nationale de Termit Tin Toumma, la situation est encore meilleure, car ladite réserve vient de bénéficier d’un financement de la coopération Allemande à travers la Convention sur les Espèces Migratrices (CMS) pour la mise en œuvre d’un projet intitulé « lutte contre l’abattage illégal et les perturbations de la mégafaune sahélo-saharienne » pour un montant de 1 758 802 Euros. La participation des acteurs communautaires dans la gestion de cette réserve se renforce dans le cadre du partenariat avec l’ONG Noé qui se poursuit. En termes d’espèces qu’on rencontre dans ces deux réserves, qui sont contiguës d’ailleurs, il y a surtout des espèces emblématiques et rares au plan mondial. C’est le cas de l’Addax (qui est une antilope) présente seulement, sous forme de population viable en état de liberté, dans la Réserve Termit Tin Touma, au plan mondial.
Ces réserves regorgent aussi d’autres espèces comme la gazelle Dama, le guépard du Sahara, la tortue Sulcata, le moufflon à machette. Les résultats des derniers inventaires au niveau de ces deux réserves sont très encourageants, car révèlent que l’effectif des populations de ces espèces s’est amélioré du fait du dispositif de surveillance et de suivi écologique mis en place, particulièrement au niveau de la Réserve de Termit Tin Toumma.
 
Source : Ministère de l’Environnement et de la lutte contre la désertification

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