Santé

Sommet One Health de Lyon : l’Afrique entend parler d’une seule voix

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Le 7 avril 2026 s’ouvrira à Lyon en France, le Sommet mondial « One Health » (une seule santé) dont l’objectif est de « définir une position commune des Etats face aux enjeux sanitaires et environnementaux ».

A ce grand rendez-vous mondial qui s’articulera autour de la souveraineté sanitaire et environnementale, sont attendus plusieurs Chefs d’État, ministres, scientifiques et experts ainsi que le secteur privé et les organisations de la société civile. Tous auront à découvrir et à analyser, au cours des travaux, quelques 70 projets transdisciplinaires conçus autour des thématiques de santé et environnement.

L’Afrique qui sera fortement représentée à cette importante rencontre aura à parler d’une même voix à travers une position commune qu’elle dégagera face aux enjeux sanitaires et environnementaux mondiaux.

Et c’est en prélude audit sommet que le Forum Galien Africa et le Réseau des Médias Africains pour la Promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN) ont organisé le vendredi 3 avril dernier, un webinaire sur le thème : « De la déclaration à l’action : vers des systèmes intégrés santé-environnement-nutrition, pour répondre aux crises globales ».

S’entendre sur une position commune de l’Afrique au sommet de Lyon, partager cette position avec les médias africains qui sont des acteurs clés de sensibilisation et d’influence, capables de relayer une information fiable et d’accompagner la mise en œuvre des politiques publiques dans les domaines de la santé et de l’environnement. Il s’agit aussi d’outiller les professionnels des médias pour un meilleur traitement des informations sur les enjeux liés à la santé et à l’environnement dans un contexte des crises sanitaires multiples, tels sont entre autres objectifs assignés au webinaire du 3 avril dernier par le Forum Galien Africa et le REMAPSEN.

Pour la Présidente du Forum Galien Africa, Professeure Awa Marie COL.SECK, ancienne ministre de la Santé Publique du Sénégal, « notre voix doit être entendue à Lyon, pour que l’Afrique ait la place qu’elle mérite ». Quant à nos projets, dira-t-elle, « ils doivent être transformés en programmes, car le temps est à l’action », a-t-elle indiqué, à l’entame du webinaire.

Au menu des échanges, les participants se sont longuement prononcés sur des défis, tels que la forte dépendance de l’Afrique aux importations de médicaments, l’investissement limité dans la recherche et la fragmentation des systèmes de données sanitaires, climatiques et environnementales.

A Lyon, dira Caroline Comiti, conseillère régionale santé à l’Ambassade de France au Sénégal, les travaux du sommet s’articuleront autour de quatre axes majeurs que sont « les maladies zoonotiques, la résistance aux antimicrobiens, les systèmes alimentaires durables et l’exposition aux pollutions ».

Elle a en outre précisé que ce sommet s’inscrit dans la présidence française du G 7 et donnera l’occasion aux participants de découvrir au moins 70 projets transdisciplinaires africains et mondiaux qui seront présentés le 8 avril prochain au Centre international de recherche sur le cancer de l’OMS à Lyon.

A noter que la délégation africaine qui participera à ce sommet aura dans sa gibecière un ensemble de propositions et recommandations qui s’articulent autour de la gouvernance (leadership politique, cadres institutionnels multisectoriels et systèmes d’alerte précoce) ;  les données (plateformes intégrées santé-climat-environnement, souveraineté numérique, stockage et analyse en Afrique) ; l’innovation (hubs pharmaceutiques régionaux, recherche au-delà de 1 % du PIB, achats publics favorisant les innovations locales) et l’inclusion (implication des communautés, femmes et jeunes, valorisation des savoirs traditionnels, et programmes territorialisés).

Les recommandations formulées pour un meilleur traitement médiatique des enjeux en matière de santé et de l’environnement en Afrique portent principalement sur la nécessité de renforcer la compréhension et la vulgarisation de l’approche One Health par les professionnels africains de l’information, de promouvoir une information fondée sur des données scientifiques fiables et d’adopter une approche multidisciplinaire dans le traitement des sujets. Il s’agit surtout d’impliquer dans le traitement de ces thématiques des acteurs clés, tels que les communautés, les jeunes et les femmes.

Modéré par Dr Magda Robalo, ancienne ministre de la Santé Publique de Guinée Bissau et membre du Conseil de l’Africa Public Health Foundation, le webinaire du 3 avril dernier a enregistré, outre la participation de la Pr Awa Marie COL.SECK, de Mr Gerry Gimaiyo, Directeur Santé pour l’Afrique à la Fondation Rockefeller ; Mme Caroline Comiti, conseillère régionale santé à l’Ambassade de France au Sénégal ; Mr Benoît MIRIBEL, Secrétaire général de la Fondation One Sustainable Health for All, d’éminentes autres personnalités académiques, dont le Pr Ibrahima SECK, Secrétaire général du Forum Galien Africa ; Pr Francine TUMI, présidente de la Fondation Congolaise pour la recherche médicale ; Pr Isaaka Diallo (Professeur de médecine à l’Université Cheik Anta Diop de Dakar) ; Pr Salpmê BUKASHI, Directeur de l’Institut Anthropologique Genre du Kenya et Dr Adjaratou DIAKHOU NDIAYE, Secrétaire permanent du Haut Conseil National de Sécurité Sanitaire Mondiale « One Health » du Sénégal.

Sahirou Youssoufou

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