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Culture

À Niamey, le FESTAAF 2026 consacre Dr Sandra Ablamba Johnson, figure du leadership public togolais

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À Niamey, la 4ᵉ édition du FESTAAF a franchi un cap en distinguant une haute responsable togolaise au cœur du nouvel exécutif. Un signal à la fois culturel, institutionnel et diplomatique.

Du 4 au 10 janvier 2026, la capitale nigérienne a accueilli la 4ᵉ édition du Festival Africain de l’Art Féminin (FESTAAF). Placé sous le thème évocateur « Femme : sois un levier de développement pour ta nation », l’événement s’est voulu une vitrine du leadership féminin africain. Mais au-delà des performances artistiques et des échanges culturels, une séquence a retenu l’attention : l’attribution d’un Trophée exceptionnel de leadership d’État à Sandra Ablamba Johnson, ministre et secrétaire générale de la Présidence du Conseil du Togo.

Remise lors de la “Nuit des héroïnes”, la distinction s’inscrit dans une mise en scène où se croisent responsables publics, entrepreneures, diplomates et acteurs culturels. Si le FESTAAF revendique une vocation artistique, cette cérémonie confirme sa mue progressive en plateforme de reconnaissance institutionnelle, capable de dialoguer avec les enjeux de gouvernance et de développement.

Recevant le trophée, Dr Sandra Ablamba Johnson a tenu à déplacer le projecteur. L’hommage, a-t-elle souligné, dépasse sa personne pour saluer l’institution qu’elle incarne et le leadership de son Chef. Un discours qui, côté togolais, conforte la lecture officielle : la récompense est perçue comme un signe adressé à la nouvelle architecture de l’exécutif, structurée autour de la Présidence du Conseil, devenue l’axe central de coordination des politiques publiques.

Dans le dispositif togolais, le Secrétariat général de la Présidence du Conseil occupe une position stratégique. Il concentre les fonctions d’arbitrage technique, de suivi-évaluation, de pilotage des réformes et de communication gouvernementale. Le parcours de Dr Sandra Ablamba Johnson s’est construit sur ces terrains : amélioration du climat des affaires, réformes administratives, gouvernance économique et représentation internationale, notamment auprès des institutions financières multilatérales.

À Niamey, la distinction a également été lue comme un signal politique de proximité entre le Niger et le Togo. L’événement a bénéficié d’une forte visibilité locale, et l’hommage rendu à une haute responsable togolaise est interprété, dans l’entourage des organisateurs, comme une manière d’ancrer le FESTAAF dans un agenda panafricain plus institutionnel. L’ambition est assumée : faire du festival un carrefour où culture, leadership féminin et action publique se rencontrent.

Il faut rappeler que la séquence de Niamey dépasse le cadre d’une reconnaissance individuelle. Elle illustre l’évolution des festivals panafricains en espaces de soft power, capables de porter des messages sur la gouvernance et l’intégration continentale. En consacrant une figure-clé du nouvel exécutif togolais, le FESTAAF 2026 envoie un double message : au public, celui d’un leadership féminin institutionnel assumé ; aux décideurs, celui d’une plateforme désormais apte à parler développement, coopération et transformation de l’État africain.

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CANEX Fireside Chat : Khaby Lame une source d’inspiration pour la jeunesse africaine

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A l’IATF Alger 2025, le créateur numérique et l’animateur mondial le plus suivi au monde sur le réseau social Tik Tok Khaby Lame a animé le 7 septembre 2025 une discussion pour partager son expérience. La conversation conduite par la journaliste ivoirienne Konnie Touré a permis de mieux le destin de l’homme qui a su transformer les difficultés en opportunité.

Italien mais d’origine Sénégalaise, Khaby Lamea un parcours exceptionnel, un destin qui a amené l’homme au sommet des influenceurs au monde. Lors de cet échange ouvert, il a partagé comment il a commencé à poster sur TikTok après avoir perdu son emploi d’usine en Italie pendant la pandémie de COVID 19. Au début, c’était un moyen de passer le temps sur ce réseau social surtout avec le confinement. Aujourd’hui, il a maintenant atteint des milliards de vues et plus de 160 millions d’abonnés.

En expliquant ses vidéos silencieuses signature, il a dit qu’elles fonctionnent parce que tout le monde peut comprendre : l’humour est universel lorsqu’on le raconte à travers l’art « J’ai toujours aimé faire rire les gens », a-t-il réfléchi en ajoutant : « J’étais choqué mais heureux de voir tous les abonnés soudains quand j’ai commencé à exploser. J’apprécie chacun d’eux. ”

La discussion a mis en lumière comment les plateformes numériques peuvent transformer des vies et créer de nouvelles opportunités mondiales pour les talents africains. A cet effet, Khaby Lame a indiqué ses projets surtout au niveau du continent, la sortie prochaine d’un film et l’espoir de le voir dans dix ans être à l’OSCAR. Depuis janvier 2025, le jeune influenceur est nommé ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF.

Souleymane BRAH envoyé spécial à Alger

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Prix Cultura Afrique Francophone 2025 : Double sacre du Niger avec Souley Moutari à Ouidah

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La cité historique de Ouidah, au Bénin, a vibré samedi soir au rythme des arts, des mots et de l’excellence journalistique. La quatrième édition du Prix Cultura Afrique Francophone s’y est achevée en apothéose à la Maison de la Culture, consacrant le journaliste nigérien Souley Moutari, de l’Office National d’Édition et de Presse (ONEP), double lauréat : premier prix Presse écrite et surtout Grand Prix Cultura, la plus haute distinction de la compétition.

Après trois éditions exclusivement organisées en Côte d’Ivoire, le Prix Cultura a pris cette année une nouvelle dimension en franchissant les frontières pour s’installer à Ouidah, au Bénin. Organisé par Sion Media Group, le Réseau des Journalistes Culturels Francophones de l’Afrique de l’Ouest (RJCFAO) et l’association Nordouest Cultures, l’événement a marqué une étape majeure : son ouverture à l’ensemble de l’Afrique francophone de l’Ouest.

Quatre catégories, un jury exigeant

Pour cette édition 2025, les participants ont été répartis en quatre catégories – presse écrite, presse digitale, radio et télévision – et soumis à l’évaluation rigoureuse d’un jury composé de sept experts du journalisme. Chaque candidat devait défendre son talent à travers une production originale : enquête, reportage, interview, portrait ou dossier.

Le 8 août, le verdict était déjà tombé. Dans chaque catégorie, les meilleurs avaient été désignés : Souley Moutari (Niger) pour la presse écrite, Bérénice Célia Gainsi (Bénin) pour la presse digitale, Faskoye Diahara (Mali) pour la radio et A. Fabrice N’De Anon (Côte d’Ivoire) pour la télévision.

Restait alors une question brûlante : parmi ces quatre champions, qui décrocherait la plus haute distinction, le Grand Prix Cultura Afrique Francophone ?

La réponse est venue le 23 août, dans la ferveur de la Maison de la Culture de Ouidah : c’est finalement le Nigérien Souley Moutari qui a triomphé, offrant au Niger une double victoire historique.

L’enquête d’Agadez au sommet

Souley Moutari a séduit le jury avec une enquête approfondie sur la préservation et la gestion du Centre historique d’Agadez, inscrit depuis 2013 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Commissariat général a salué « la qualité, l’originalité et l’engagement » de ce travail, qui met en lumière les défis de conservation d’un site emblématique et la nécessité d’une mobilisation collective pour préserver ce patrimoine.

Membre actif du Réseau des Journalistes Culturels Francophones d’Afrique de l’Ouest, Souley Moutari est aussi un compagnon de route du cinéma nigérien, qu’il accompagne depuis des années dans les festivals panafricains tels que le FESPACO ou Clap Ivoire.

Le moment fort de la soirée fut l’annonce solennelle du maire de Ouidah, Christian Mawugnon Houetchenou, qui a dévoilé le nom du lauréat devant un public conquis. Ovationné, Souley Moutari a brandi le drapeau du Niger sous les acclamations. Visiblement ému, il a confié : « Louanges à Allah (SWT) pour cette double distinction qui honore mon pays, le Niger, et consacre toutes ces années de travail au service de la culture, identifiant et déterminant de notre identité collective. »

Le journaliste a tenu à saluer également ses confrères finalistes du Mali, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, rappelant que ce prix doit stimuler l’émulation et renforcer la place du journalisme culturel dans la sous-région.

Une soirée festive et symbolique

La cérémonie, retransmise en direct sur Internet, a été ponctuée de prestations artistiques hautes en couleur, reflétant la richesse des cultures africaines. Elle a aussi permis de remettre d’autres prix spéciaux et d’honneur à des personnalités œuvrant pour la promotion de la culture.

Bien plus qu’une simple distinction, le Prix Cultura Afrique Francophone se positionne comme un véritable levier de professionnalisation et de rayonnement : il honore les journalistes culturels, valorise les acteurs du monde artistique, renforce les compétences et ouvre de nouvelles opportunités de collaboration dans l’espace ouest-africain francophone.

Avec ce double sacre, le Niger s’illustre désormais comme un acteur incontournable du journalisme culturel africain. Et à travers Souley Moutari, c’est tout un pays qui voit son engagement en faveur de la préservation et de la valorisation de son patrimoine reconnu sur la scène internationale.

Source : Abdoulkarim Moumouni (actuniger.com)

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