Société
Visite du gouverneur de la région de Niamey sur le périmètre de Saguia : Le Général de Brigade Abdou Assoumane Adamou satisfait des travaux menés par l’ONAHA !
Le samedi 12 avril 2025, le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Brigade Abdou Assoumane Harouna qu’accompagne l’Administrateur Délégué de la ville de Niamey a effectué une visite au niveau du périmètre de Saguia Amont dans l’arrondissement communal Niamey 5. Objectif est de cette sortie terrain est de constater de visu les travaux de réhabilitation de cet aménagement hydro agricole effectués par l’ONAHA.

Créé en 1973, le périmètre de Saguia Amont d’une superficie totale de 105, 29 ha est cultivé par 398 exploitants. La gestion est assurée par l’ONAHA et la coopérative où les exploitant cultivent le riz en campagne sèche et hivernale.
Avec le temps, les infrastructures de ce périmètre notamment le réseau d’irrigation, le réseau de drainage et le réseau de circulation connaissent une dégradation étendue. Il ya d’une part la pression de l’eau exercée sur le fleuve déjà ensablé et d’autre part la détérioration du réseau d’irrigation engendre de pertes des charges trop élevées. Il s’agit surtout de la perte d’eau d’irrigation, le siphonnage hors périmètre des eaux et le vieillissement des pompes.
Avec l’arrivée des autorités du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), dans le cadre du programme de Grande irrigation du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, un cahier de charges a été confié au Directeur Général de l’ONAHA le Lieutenant-Colonel Bilaly Elhadj Gambobo.
C’est dans cette optique que les travaux de ce périmètre ont été lancés le 23 novembre 2024 par le ministre de l’Agriculture et de l’élevage en présence des autorités régionales de Niamey pour une durée de 6 mois a indiqué le DG de l’ONAHA « Au départ, notre cahier de charges été de rendre fonctionne 105 hectares qui constituent Saguia Amont. La reprise a été locale parce qu’il fallait intervenir sur tout ce qui rentre dans le cadre de l’aménagement à savoir les infrastructures de prise d’eau, celles de desserte en eau et puis les tertiaires qui puissent donner de l’eau dans le bassin. A la date, on est à un taux d’exécution de 80%. La satisfaction est totale parce que pour un travail qui nous a été estimé à 6 mois, aujourd’hui 4, 5 mois on est à la fin (….) c’est le lieu de remercier le passage du gouverneur parce qu’à chaque passage des autorités, il ya quelque chose à améliorer ».
Le sentiment de satisfaction est réel au niveau des exploitants. D’abord, pour le chef de quartier Saguia Amadou Boubacar « Au nom de la population, j’adresse mes remerciements aux plus hautes autorités de ce pays, qui ont fait de cette question une priorité. Nous saluons le travail déployé par l’ONAHA durant ces mois ». Ensuite, le président de la coopérative Boubacar Soumana qui travaille en étroite collaboration avec l’ONAHA « Nous ne pouvons que dire merci, merci infiniment. Je dirai que depuis 1987, c’est maintenant que ce site est vraiment réhabilité. Nous sommes fiers de voir que tout s’est bien passé et c’est à notre profit ».
Pour le Gouverneur de la région de Niamey, qui a visité les travaux effectués, c’est un travail laborieux qui a été mené par le Lieutenant-Colonel Bilaly Elhadj Gambobo et son équipe « Mes impressions sont celles de grandes satisfactions, nous avons visité ensemble le site désormais réhabilité, vous avez constaté par vous que les travaux ont été fait des mains de maitre. Nous avons échangé avec les riverains qui sont extrêmement contents. (…) En tant que Gouverneur de cette région, je vous adresse mes félicitations à vous et à votre personnel ; il reviendra désormais aux riverains et exploitants d’en faire bon usage ».
Rappelons que dans le cadre du programme de Grande Irrigation, l’ONAHA est dans toutes les régions du pays pour assurer les travaux de réhabilitation des sites identifiés. A travers ce programme, l’Etat compte réduire au maximum d’ici 2027, l’importation de riz.
Société
CNLA : entre vigilance face au criquet pèlerin et modernisation, le Conseil d’administration fixe le cap
Ce mercredi 29 juillet 2026, le Conseil d’administration du Centre National de Lutte Anti-Acridienne (CNLA) a tenu sa session ordinaire. Conformément aux textes régissant l’établissement, il a été question de dresser le bilan de la gestion de l’institution et examiné ses perspectives. Les administrateurs ont également été alertés sur le risque de résurgence acridienne dans un contexte écologique favorable à la reproduction des criquets, avant de découvrir les infrastructures récemment réhabilitées destinées à renforcer les capacités de l’établissement.

Les travaux ont été présidés par Mahaman Sani Mamane, président par intérim du Conseil d’administration, en présence du Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, ainsi que de l’ensemble des administrateurs. Dans son allocution d’ouverture, le président par intérim a salué la mobilisation des membres du Conseil avant de rappeler le rôle stratégique du CNLA dans la protection des cultures et des pâturages, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire et à la résilience des systèmes de production du Niger.
Une vigilance renforcée face au risque acridien
« L’heure est à la vigilance », a insisté Mahaman Sani Mamane. Selon lui, les conditions écologiques actuelles demeurent favorables à la reproduction des criquets. Dans les prochaines semaines, des regroupements pourraient être observés dans les zones de reproduction estivale, avec un risque de grégarisation. À cette situation s’ajoute la possibilité d’une migration de criquets en provenance des pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest confrontés à une résurgence acridienne, ce qui exige une surveillance permanente et une capacité de réaction rapide.

Sur le terrain, la situation acridienne demeure, pour l’heure, relativement calme sur l’ensemble des aires de reproduction estivale et de grégarisation du criquet pèlerin. Toutefois, les services techniques du CNLA relèvent que des cumuls pluviométriques particulièrement importants ont été enregistrés dans le septentrion au cours des mois de mai et juin, avec des niveaux supérieurs à ceux observés à la même période en 2025.
Selon les informations remontées par le réseau de surveillance acridienne, plusieurs stations stratégiques deviennent progressivement actives, favorisées par le développement du couvert végétal, notamment dans le Nord-Tamesna et l’Est de l’Aïr. Afin d’établir une cartographie précise de la situation en ce début de campagne, le CNLA a déployé trois équipes de prospection dans les zones du Nord-Est de l’Aïr et du Tadrès. Ces missions ont permis de prospecter une superficie totale de 32 061 hectares.
Les responsables du Centre estiment que si les précipitations se poursuivent au même rythme, une augmentation significative des effectifs acridiens pourrait être observée dans les semaines à venir. À cela pourrait s’ajouter l’arrivée de populations de criquets en provenance des pays de l’Afrique du Nord-Ouest, actuellement confrontés à une résurgence acridienne, notamment si les conditions écologiques venaient à se dégrader dans ces zones.
Dans ce contexte, le CNLA estime indispensable de poursuivre et d’intensifier les opérations de prospection dans les zones à risque afin de détecter précocement toute évolution de la situation et d’éviter une infestation susceptible de compromettre la campagne agricole et pastorale du Niger.
Gestion financière et défis institutionnels examinés
Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné plusieurs dossiers relatifs à la gouvernance et au fonctionnement de l’établissement. L’ordre du jour portait notamment sur l’adoption du procès-verbal de la session précédente tenue le 23 décembre 2025, l’examen du bilan d’exécution budgétaire au 31 décembre 2025, celui arrêté au 30 juin 2026, ainsi que le projet de budget réaménagé pour l’exercice 2026.

Les échanges ont également permis d’analyser les principales difficultés auxquelles fait face le CNLA et d’explorer les perspectives de renforcement de ses ressources humaines, matérielles et financières afin d’améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Des infrastructures modernisées au service de la lutte antiacridienne
En marge des travaux, le Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, a conduit les administrateurs dans une visite des infrastructures récemment réhabilitées. La délégation a notamment découvert le laboratoire rénové, désormais doté d’un cadre de travail plus adapté aux activités des techniciens, chercheurs et étudiants. Les administrateurs ont également visité la nouvelle salle d’archives et de documentation, qui centralisera les fonds documentaires hérités de l’ex-OCLALAV de Zinder.
Au-delà de sa vocation documentaire, cet espace a été conçu pour accueillir des conférences, des expositions et des sessions de formation destinées aussi bien aux professionnels qu’aux étudiants et au grand public. La visite a permis aux membres du Conseil d’administration de constater les efforts engagés pour moderniser les infrastructures du Centre et renforcer ses capacités techniques, scientifiques et documentaires. Ces investissements visent à améliorer les dispositifs de veille, de surveillance et d’intervention face aux menaces acridiennes.
À travers cette session, le Conseil d’administration réaffirme la volonté du CNLA de consolider ses capacités institutionnelles et opérationnelles afin de faire face aux menaces acridiennes, dans un contexte où la protection des productions agricoles et pastorales demeure un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et la résilience des populations nigériennes.

Société
Tanda : un accord de paix scelle la réconciliation entre les communautés Dendi et Peulh
Les communautés Dendi et Peulh de la commune de Tanda dans le département de Gaya, région de Dosso ont franchi une étape décisive vers le rétablissement de la paix avec la signature, ce mercredi 15 juillet 2026, d’un accord de réconciliation destiné à mettre un terme aux tensions qui ont affecté leurs relations. La cérémonie s’est déroulée sous l’égide de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD).

Cet accord est l’aboutissement de plusieurs mois de médiation et de dialogue entre les différentes parties. Les consultations menées par la HACP et son partenaire le Dialogue Humanitaire ont permis de rapprocher les positions des acteurs communautaires et de favoriser un consensus autour d’engagements communs en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Au cours de la cérémonie très symbolique, les représentants des communautés Dendi et Peulh, les chefs des villages concernés ainsi que les représentants de leurs diasporas ont signé le document officialisant leur volonté de renoncer à toute forme de violence, de privilégier le dialogue pour le règlement des différends et de contribuer à la préservation d’un climat de confiance entre les populations.
La signature des garants de l’accord est venue renforcer la portée de cet engagement. Le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, le Général de brigade Amadou Diddili, le gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Allassane, le préfet du département de Gaya, le chef de canton de Gaya, l’administrateur délégué de la commune de Tanda, ainsi que des leaders religieux et des représentants des femmes et des jeunes ont tour à tour apposé leur signature sur le document.
Au-delà de son caractère symbolique, cet accord traduit la volonté des différents acteurs de consolider une paix durable dans cette partie du département de Gaya. Les signataires se sont engagés à accompagner sa mise en œuvre afin de prévenir la résurgence des conflits et de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de gestion des différends.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts déployés par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix pour promouvoir le dialogue communautaire dans les zones confrontées à des tensions sociales. Pour les populations de Tanda, cet engagement ouvre une nouvelle perspective en faveur de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement local.
SOB
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