Société
Environnement : Cadre mondial de la biodiversité : l’IFDD réunit 26 pays de l’espace francophone à Abidjan
Dans le cadre de la transformation en action concrète des engagements des pays francophones issus du Cadre mondial Kunming-Montréal sur la biodiversité adoptée en décembre 2022, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD) a organisé du 30 mai au 1er juin 2023 à Abidjan, le premier atelier francophone de formation sur le support méthodologique pour l’intégration du Cadre mondial de la biodiversité dans un processus national inclusif et multi-acteurs. Cet atelier a été organisé en collaboration avec le Ministère de l’environnement et du développement durable de la Côte d’Ivoire.

La conférence des Nations-Unies sur la Diversité Biologique s’est tenue à Montréal au Canada en décembre 2022. Cette 15ème conférence du genre a adopté l’Accord Kunming-Montréal portant sur le Cadre mondial de la biodiversité en présence des 196 parties à la Convention sur la Diversité Biologique. Ce nouveau Cadre mondial a pour objectif de freiner et d’inverser la perte croissante de la biodiversité. Il comprend notamment 4 grands objectifs à long-terme à l’horizon 2050, 23 cibles axées sur l’action à l’horizon 2030, des mécanismes de planification, de suivi, de révision, de rapportage et des indicateurs à utiliser dans les rapports périodiques nationaux. A travers ce cadre mondial, les États s’engagent sur divers enjeux, notamment l’atteinte de la conservation de 30 % des surfaces terrestres et marines à travers un réseau bien relié d’aires protégées (marines, côtières, terrestres, et d’eaux douces) et d’autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCE) au niveau mondial à horizon 2030, la restauration de 30% des écosystèmes dégradés et l’accroissement des financements à destination des pays en développement pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité. A cet effet, un atelier de formation sur le support méthodologique pour l’intégration du cadre mondial de la biodiversité dans un processus national inclusif et multi-acteurs pour les pays francophones d’Afrique a eu lieu à Abidjan du 30 mai et 1er Juin 2023, à l’initiative de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD/OIF) en partenariat avec le gouvernement ivoirien et des partenaires du secteur. Pour Mme Cécile Martin- Phibbs, Directrice de l’IFDD/OIF, l’Institut de la Francophonie pour le développement durable (IFDD), organe subsidiaire de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a bien voulu accompagner le processus à travers plusieurs dispositifs, à savoir : Le renforcement des capacités des agents des administrations publiques, privées et de la société civile engagés dans les processus nationaux de transformation du cadre mondial. La mise en place du Pôle Francophone d’accès à la finance durable qui apportera des solutions concrètes en phase avec les besoins identifiées par les pays, la formation des cadres au montage de projets bancables, le renforcement des cadres réglementaires, le plaidoyer en faveur de la levée de la barrière linguistique auprès des investisseurs et en faveur de l’accès direct à des financements innovants et transformateurs.
Selon la Directrice de l’IFDD/OIF, la plateforme numérique Bio Francophonie développé par l’IFDD mettra en lumière les objectifs et les cibles du Cadre mondial de la biodiversité auprès du grand public francophone. Elle vise à partager des informations, des bonnes pratiques et les initiatives pertinentes relatives à la mise en oeuvre du Cadre mondial à travers la Francophonie. Au nom du gouvernement ivoirien, M. Parfait KOUADIO, Directeur de Cabinet, au Ministère de l’Environnement et du Développement Durable de Côte d’Ivoire a remercié l’IFDD/OIF pour son engagement à soutenir toutes les initiatives environnementales en général et le cadre mondial de la biodiversité en particulier. Il a réaffirmé l’engagement de la côte d’ivoire à soutenir toutes les initiatives allant dans le sens de la promotion du nouveau cadre mondial de la biodiversité. Après la cérémonie d’ouverture, les participants ont eu droit à un décryptage du Cadre mondial de la biodiversité avec Mme Nadine Saad et M. Basile van Havre. Les débats qui ont suivi ont permis aux participants de mieux comprendre les objectifs de cette nouvelle dynamique impulsée par la cadre mondial de la biodiversité.

Les 53 participants reboisent 1,5 hectare à Songon
Au terme de cet atelier, les 53 participants venus de 26 pays francophones ont procédé au reboisement de 1,5 hectare dans la sous-préfecture de Sogon, localité située au nord de la ville d’Abidjan. L’activité a mobilisé le Sous-préfet de Songon, M. Sery Balié Jean-Marc, la chefferie traditionnelle du village de Godoumé, le Directeur du district des eaux et forêts, une trentaine d’agents des eaux et forêts et plusieurs résidents du village. Dans une ambiance festive, chaque pays représenté à l’atelier ainsi que les partenaires internationaux et régionaux ont planté chacun un arbre portant son effigie. Au total, 1,5 hectares de plants d’arbres ont été mis sous terre. Le site mis à disposition par la chefferie de Godoumé sera entretenu désormais par les agents des eaux et forêts. Les participants ont voulu ainsi montrer la voie vers la mise en oeuvre concrète et rapide du Cadre mondial sur la biodiversité. Ils ont ainsi apporté une pierre à l’ambition de la communauté internationale de préserver 30% des terres et 30% des mers au niveau mondial, conformément aux cibles du Cadre mondial Kunming-Montréal sur la biodiversité adopté en décembre 2022.
Correspondance du REMAPASEN
Société
Communiqué de l’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste
L’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste (ARCEP) a relevé sur les réseaux sociaux des récits faisant cas de chantage, d’extorsion de fonds et d’utilisation de données à caractère personnel lors de l’installation de terminaux Stranlink à des particuliers.
L’ARCEP a l’honneur de rappeler que, conformément à la loi n°2028-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger, modifiée et complètée par l’ordonnance n°2022-04 du 13 janvier 2022 en son article 34, « l’installation de tout équipement terminal devant être raccordé à un réseau ouvert au public requiert la délivrance d’un agrément d’installation ».
Les personnes qui exercent l’activité d’installateur d’équipements de communication électronique sans agrément d’installateur, encourent les sanctions prévues par la loi.
En conséquence, l’ARCEP demande aux utilisateurs de s’assurer que l’installateur est habilité à connecter et à mettre en service des terminaux Stranlink, afin d’éviter tout désagrément.
Fait à Niamey, le 08 avril 2026
La Direction Générale
Madame Moussa Zeinabou Seyni

Société
Nation : Un géant meeting de protestation contre la résolution du parlement de l’UE sur les affaires intérieures du Niger
Les organisations de la société civile nigérienne ont organisé, ce samedi 28 Mars 2026, à la place de la concertation de Niamey, un géant meeting pour protester contre la résolution du parlement de l’union européenne sur les affaires intérieures du Niger.
Sur place, des milliers des manifestants se sont retrouvés, hommes et femmes de tous âges confondus, répondant ainsi à l’appel de la société civile nigérienne.
En prenant la parole à cette occasion, le président de l’urgence Panafricaniste du Niger, M. Abdourahamane Oumarou a rappelé que c’est au moment où les peuples du Sahel affirment leur souveraineté que le Parlement européen s’autorise, dans une résolution empreinte de condescendance ‘’ à exiger la libération de l’ancien Président Mohamed Bazoum et à prescrire au Niger une trajectoire politique’’.
»Nous rejetons avec fermeté cette résolution » a-t-il indiqué, soulignant que »elle constitue une ingérence inacceptable dans les affaires d’un État souverain et traduit la persistance de réflexes paternalistes que nos peuples ont définitivement dépassés’’.
Abdourahamane Ouamarou de rappeler encore que « depuis des décennies, notre région a affronté l’insécurité, les fragilités institutionnelles, les pressions économiques et les interventions extérieures. Trop souvent, les réponses apportées n’ont pas été à la hauteur des sacrifices consentis par nos peuples ».
Aujourd’hui, a-t-il poursuivi, » alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont engagé une dynamique de refondation profonde, il est inacceptable que des acteurs extérieurs prétendent en contester la légitimité. La souveraineté de nos États procède d’une volonté populaire ».
Selon Abdourahamane Oumarou « La Confédération des États du Sahel n’est pas une alliance circonstancielle, elle incarne une solidarité stratégique entre États et peuples frères, une volonté irréversible de reconquête de notre souveraineté politique et économique, une ambition de refonder la gouvernance au service exclusif de nos populations ».
Le Président d’urgence Panafricaniste du Niger d’indiquer que »en ce 28 mars 2026, les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger se tiennent debout, dans nos villes comme dans nos campagnes, pour exprimer, avec dignité, calme et détermination ‘’ leur aspiration à la souveraineté et l’autodétermination en soulignant que ‘’ de Niamey à Bamako, de Bamako Ouagadougou, cette mobilisation se déroule simultanément, traduisant l’unité d’action et de vision de nos peuples ».
Il a, à cet effet, salué, la solidarité exemplaire entre les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger ‘’ tout en encourageant ‘’ les autorités de nos États à poursuivre, avec constance et responsabilité, la trajectoire engagée, sans céder à aucune pression’’.
Intervenant à son tour , le Président du Conseil Consultatif de la Refondation, Dr Mamadou Harouna Djingarey a déclaré que « le Conseil Consultatif de la Refondation , en sa qualité de Parlement nigérien, a, depuis le 17 mars 2026, au cours d’une déclaration de son Bureau, condamné avec fermeté la résolution adoptée par le Parlement européen en date du 12 mars 2026 ».
Dr Mamadou Harouna Djingarey a rappelé que « depuis le 26 juillet 2023, notre peuple a fait un choix historique, un choix courageux, un choix irréversible ; celui de la reconquête de sa souveraineté, de sa dignité et de son indépendance réelle ».
Aujourd’hui, a-t-il ajouté, en ce samedi 28 mars 2026, le CCR, réaffirme avec la plus grande fermeté sa condamnation de cette démarche inacceptable’’.
« Nous sommes aujourd’hui confrontés à une ingérence inacceptable et injustifiée émanant du Parlement européen, aucun Parlement, aucune puissance, aucun intérêt extérieur ne saurait s’ériger en donneur d’ordre au Niger ».a conclu le président du CCR.
Présent à cette manifestation, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Divion Assoumane Abdou Harouna, a indiqué que c’est pendant »cette nouvelle dynamique confédérale, dans laquelle nos pays avancent désormais, dans la dignité, consolidant leur souveraineté et leur indépendance totale, que les eurodéputés ont eu, avec une attitude irrespectueuse, inélégante, offensante, à la limite du mépris haineux, avec une allure ordurière » à sortir leur torchon de résolution.
Selon le responsable de la ville de Niamey « Nous devons savoir que le Niger est devenu un pays de valeur attaché à ses repères, à ses traditions et à toute évolution, à ses priorités, dans le juste respect de sa souveraineté et du rythme de son propre projet de société qui est sa refondation ».
Le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Divion Assoumane Abdou Harouna d’ajouter que »nous avons souverainement choisi de tourner le dos à cette déviance globale dans laquelle les États, nos anciens amis nous avaient plongés’’, insistant que »nous avons décidé de tourner le dos au péril de densité qui était devenu notre quotidien, nous allons construire collectivement un Niger fondé sur la souveraineté, la justice et la dignité de notre peuple ainsi que de l’esprit égal de la souveraineté des peuples ».
Notons que cette manifestation s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), des acteurs de la société civile, et des leaders religieux et coutumiers.
Source: ANP
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