Société
N-CESAR 2026 : le Sahel réfléchit à son avenir climatique et alimentaire !
Ce mardi 16 juin 2026, se sont ouverts dans la salle de réunion du Centre de conférences Mahatma Gandhi de Niamey les travaux du colloque international sur le Nexus Climat-Écosystème pour une Souveraineté Alimentaire et une Résilience durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel (N-CESAR 2026).
Organisé par le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) à travers son centre régional AGRYMET, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec le soutien des partenaires techniques et financiers notamment l’Union Européenne, la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement et de la Banque Islamique de Développement.
A cette grande rencontre scientifique, les représentants des organisations régionales et internationales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les universitaires, les experts et les représentants des organisations professionnelles, de la société civile et du secteur privé réfléchissent aux moyens de mieux articuler les enjeux climatiques, environnementaux et alimentaires afin d’identifier des solutions capables de renforcer durablement la résilience des populations d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

une vue de la table de séance des officiels
De l’ouverture des travaux
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahamane El Hadj Ousmane, en présence de son homologue ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Colonel Abdoulaye Maizama, le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, ainsi que Mamadou Tangara représentant résident de la Banque africaine de développement au Niger.
Dans son adresse de bienvenue, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, a indiqué l’ambition de ce colloque : « s’inscrit fort opportunément dans la vision de nos trois chefs d’Etat de la confédération AES qui font de la souveraineté alimentaire, de la gestion durable de nos ressources naturelles et de la résilience climatique des priorités stratégiques pour l’avenir de nos peuples ».
Pour sa part, Mamadou Tangara représentant résident de la Banque Africaine de Développement au Niger (BAD) a noté un parfait alignement entre les résultats attendus de ce colloque et les priorités de la stratégie décennale de son institution sur la période 2024-2033 notamment ses quatre points cardinaux « à savoir mobiliser les ressources à grande échelle pour le financement de développement de l’Afrique, reformer l’architecture financière africaine, mobiliser le dividende démographique pour en faire un levier de croissance économique et enfin bâtir des infrastructures de résilience ».

Une vue des participants à la cérémonie d’ouverture
Dans son discours le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou s’est félicité de l’implication des autorités nigériennes pour la réussite de ce colloque qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et la résilience durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel à travers une approche intégrée mobilisant la science, l’innovation et la coopération pour transformer durablement les systèmes alimentaires et restaurer les écosystèmes. Plus spécifiquement, il vise à établir un état des lieux des enjeux, défis et contraintes majeurs liés au climat, à la dégradation des terres, à la perte de biodiversité et aux tensions sur le système alimentaire.
Dans son adresse d’ouverture, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahamane El Hadj Ousmane, a, au nom des plus hautes autorités nationales, salué le CILSS et l’ensemble de partenaires associés à la réussite de cet évènement tout en appelant à la mobilisation des ressources financières, de promouvoir l’innovation, d’accélérer la diffusion des technologies adaptées et de consolider les cadres de gouvernance pour favoriser des actions concertées à tous les niveaux.
« Aujourd’hui nous lançons un appel solennel à la communauté internationale, aux institutions financières régionales et mondiales, aux banques multilatérales de développement, aux fonds climatiques, au secteur privé et à tous les partenaires techniques et financiers. Cet appel s’inscrit dans la continuité de nos efforts communs depuis plus de cinq décennies. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel ne demandent pas seulement une assistance ; ils proposent des solutions, portent des innovations et démontrent chaque jour leur capacité à transformer les défis en opportunités ».
Miser sur les solutions locales, la science, l’innovation et la coopération
Au cours de ces trois jours des travaux, les échanges porteront notamment sur les conséquences du changement climatique et de la dégradation des écosystèmes sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les participants examineront également les innovations développées dans différents pays de la région ainsi que les stratégies susceptibles d’accélérer l’adaptation des systèmes agricoles et pastoraux aux nouvelles contraintes climatiques.
Une attention particulière sera accordée aux approches intégrées associant restauration des terres dégradées, préservation de la biodiversité, gestion durable des ressources naturelles et développement des chaînes de valeur agricoles. L’objectif est de promouvoir des solutions concrètes capables d’améliorer les conditions de vie des populations tout en renforçant leur résilience face aux chocs climatiques.

une photo de famille des officiels
Les travaux permettront également de mettre en lumière des expériences menées à l’échelle locale et de favoriser les échanges entre chercheurs, producteurs, organisations paysannes et institutions publiques afin d’identifier les pratiques les plus efficaces et les plus facilement reproductibles dans d’autres territoires.
Souleymane BRAH
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Déclaration du Collectif Éditeurs de la Presse en Ligne du Niger
Nous, éditeurs et responsables de médias d’information en ligne établis au Niger, avons appris avec satisfaction l’adoption le jeudi 11 septembre, par le Gouvernement, du projet de loi encadrant l’exercice de la presse Électronique. Cette initiative constitue une étape importante dans la reconnaissance et l’organisation d’un secteur qui occupe désormais une place majeure dans l’écosystème national de l’information. Nous saluons cette volonté de doter les médias en ligne d’un cadre juridique spécifique, adapté aux profondes mutations du paysage médiatique et aux nouveaux usages numériques.

Au cours des dernières années, les médias en ligne ont considérablement renforcé leur présence dans l’espace public. Grâce à leur accessibilité, leur rapidité de diffusion et leur capacité à toucher un public diversifié, ils contribuent quotidiennement à l’information des citoyens, à l’expression du pluralisme, au débat démocratique ainsi qu’au rapprochement entre les institutions et les populations. Cette évolution s’accompagne toutefois de nombreux défis liés à la professionnalisation du secteur, à la responsabilité éditoriale, à la crédibilité et l’intégrité de l’information, à la viabilité économique des entreprises de presse, à la protection des professionnels et à la lutte contre la désinformation et les contenus illicites. La mise en place d’un cadre juridique clair peut ainsi contribuer à mieux définir les responsabilités des différents acteurs, à protéger le public et à renforcer la qualité de l’information diffusée sur les plateformes numériques.
Tout en saluant l’adoption de ce projet de loi, nous estimons qu’elle devra tenir compte des réalités économiques, techniques et professionnelles propres aux médias électroniques nigériens. Elle devra également préserver la liberté de la presse, l’indépendance éditoriale, le pluralisme des opinions et le droit des citoyens à une information libre, accessible et crédible. À cet effet, nous affirmons notre entière disponibilité à accompagner l’instance nationale chargée de la régulation de la communication ainsi que les autorités compétentes dans la recherche d’une meilleure organisation de la presse électronique au Niger. Nous souhaitons que cette démarche repose sur le dialogue, la concertation et la participation effective des éditeurs et responsables de médias en ligne.
Nous appelons notamment à l’ouverture d’échanges inclusifs sur la définition des conditions d’exercice, des responsabilités éditoriales, des normes professionnelles et des mécanismes de régulation. Ces concertations permettront d’aboutir à un dispositif équilibré, applicable et respectueux aussi bien des exigences de responsabilité que des libertés fondamentales. Nous réaffirmons également notre engagement à promouvoir une presse en ligne professionnelle, crédible et respectueuse des règles éthiques et déontologiques.
Nous entendons renforcer les mécanismes internes de vérification de l’information, améliorer la formation continue des journalistes et encourager la transparence dans l’identification des éditeurs et des responsables de publication. Enfin, nous exprimons notre volonté de travailler à la mise en place d’un cadre socioprofessionnel représentatif des éditeurs de la presse électronique. Cette organisation constituera un espace de dialogue, de solidarité, de défense des intérêts professionnels et de promotion de standards communs. Nous demeurons convaincus qu’une régulation construite avec les professionnels contribuera à la protection du public, à la qualité de l’information, à la consolidation de la liberté de la presse et au développement durable des entreprises médiatiques au Niger.
Les éditeurs et responsables de médias en ligne signataires
Aghli Alloilli :Aïr Info https://airinfoagadez.com/
Abdoul Karim : ActuNiger https://www.actuniger.com/
Youssouf Seriba : Echos du Nigerhttps://lesechosduniger.com/
Souleymane Brah : Voix du Peuple https://www.lavoixdupeuple-niger.com/
Balima Boureima: Niger Focus: https://nigerfocus.com/
Abdoul Aziz Moussa: Niger Inter https://nigerinter.com/
Sayyadi : Agence Acopahttps://agenceacopa.com/
Waliou :Niamey Info https://niameyinfo.com/
Hainikoye Waly: Aniweb https://aniweb-niger.org/
Maman Djaharou : L’Indépendant plus
Ibrahim : La Roue de l’histoire Info https://larouedelhistoire.info/
Adam Boukari : https://lepotentiel-niger.com/
-Ministère en charge de la Communication
Fait à Niamey, le 13 septembre 2026 –
Observatoire National de la Communication -Presse en ligne -Médias mainstream
Société
Ministère de l’agriculture et de l’élevage : vers une transformation du cheptel laitier par la génétique et l’innovation !
Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman El Hadj Ousmane, a reçu, ce mardi 25 août 2026 à son cabinet, Saadia Lakehal, PDG Emperia Industries Connect et fondatrice du Sommet mondial Femmes Agritech et Industrie 4.0. Au centre de cette rencontre la présentation d’un Programme national de transformation et de performance du cheptel laitier du Niger, qui mise sur l’amélioration génétique, la nutrition, la santé animale, la formation et la modernisation des pratiques d’élevage.

En séjour dans notre pays Saadia Lakehal qui bénéficie de l’assistance de Mr Adamou Ali, Président national de la FENIPROLAIT a présenté au ministre de l’Agriculture et de l’Élevage un dossier d’accompagnement stratégique consacré au développement de la filière laitière. L’initiative d’Emperia Industries Connect en collaboration avec son partenaire brésilien vise à contribuer à la transformation du cheptel bovin nigérien afin d’améliorer durablement sa productivité et sa résilience face aux contraintes climatiques.
Son initiative repose sur une approche intégrée qui prend en compte plusieurs facteurs déterminants de la performance de l’élevage notamment la génétique, l’alimentation, la santé animale, les techniques de traite, la disponibilité de l’aliment pour bétail et la formation des éleveurs.
Au cours d’une séance technique de travail avec le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage, Ousman Abdou, élargie aux responsables des services techniques, notamment Mahaman Sani Mamane, directeur général de la Production pastorale, du Développement et des Industries animales, et de Issa Ousmane, directeur de la Promotion des filières animales, Saadia Lakehal a présenté les principales initiatives de son programme.
À travers cette initiative, Emperia Industries Connect en coopération avec son partenaire brésilien ambitionnent de contribuer à l’émergence d’un élevage bovin moderne, productif et adapté aux réalités climatiques du Niger. L’amélioration génétique, une alimentation mieux adaptée, le renforcement de la santé animale et la formation des éleveurs constituent les principaux leviers identifiés pour atteindre cet objectif. À l’issue des échanges, le secrétaire général du ministère, Ousman Abdou, a salué l’initiative et la collaboration engagée avec les services techniques. Il a insisté sur la nécessité de créer les conditions permettant d’améliorer les conditions de travail et les performances des agropasteurs.

Également, le Président national de la FENIPROLAIT Adamou Ali est revenu sur le programme national de transformation et de performance du cheptel laitier du Niger pour une souveraineté laitière avec une ambition nationale de positionner le Niger comme le hub de référence Africaine pour l’élevage laitier en zone tropicale sèche.
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