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Société

Climat : cinq journalistes africains donnent la parole aux bâtisseurs de résilience au Sahel

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Loin des récits qui réduisent souvent le Sahel à ses crises, un nouvel ouvrage collectif met en lumière celles et ceux qui, au quotidien, inventent des solutions pour faire face aux effets du changement climatique. À travers des reportages réalisés sur le terrain, cinq journalistes africains racontent un Sahel qui résiste, s’adapte et continue d’avancer malgré les difficultés.

Sécheresses récurrentes, désertification, pression sur les ressources naturelles, conflits liés à l’accès à la terre ou à l’eau : les défis auxquels fait face le Sahel sont nombreux. Pourtant, derrière ces réalités souvent mises en avant dans les rapports internationaux, des milliers de femmes et d’hommes s’organisent chaque jour pour protéger leurs moyens de subsistance et préparer l’avenir.

C’est cette autre facette de la région que met en lumière « Celles et ceux qui ne plient pas : Récits et visages de l’urgence climatique au Sahel », un ouvrage collectif publié aux Éditions Plume Libre.

Fruit du travail de cinq journalistes africains formés dans le cadre du Programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique, en partenariat avec le Réseau africain des journalistes environnementaux francophones (RAJEF), le livre rassemble des récits de terrain qui donnent un visage humain aux enjeux climatiques.

Réparti sur 73 pages et structuré en quatre chapitres, l’ouvrage explore les liens étroits entre environnement, économie, sécurité et cohésion sociale dans une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique.

Du Burkina Faso au Tchad, en passant par le Niger et le Mali, les auteurs sont allés à la rencontre de communautés qui refusent de céder au fatalisme.

Au Burkina Faso, le journaliste Abel Yerbanga raconte comment l’agroécologie et les bio-intrants artisanaux contribuent à restaurer des terres dégradées tout en offrant de nouvelles perspectives économiques aux jeunes. Au Niger, Souleymane Oumarou Brah s’intéresse aux tensions grandissantes entre agriculteurs et éleveurs dans un contexte marqué par l’avancée du désert et la raréfaction des ressources naturelles. Au Mali, Albakaye Bollo Cissé documente les conséquences du déclin du Lac Faguibine sur la vie des populations riveraines. Au Tchad, Rimteta Ngarndinon met en lumière des initiatives locales qui renforcent à la fois l’adaptation climatique et la cohésion sociale.

Pour Juste Edgard Agbanou, coordonnateur de l’ouvrage et président du RAJEF, le projet est né d’une volonté simple, replacer l’humain au centre du récit climatique.

« Derrière les statistiques froides, il y a des vies, des émotions et des courages immenses. Nous voulions montrer les visages et mieux porter les voix de celles et ceux qui refusent de subir sans rien faire face aux effets des changements climatiques au Sahel », explique-t-il.

Au-delà des constats, le livre porte également un message d’espoir. Il défend l’idée que les réponses aux défis climatiques peuvent aussi émerger des savoirs locaux, de l’engagement communautaire et des initiatives développées sur le terrain. Une vision que ses promoteurs qualifient de « souveraineté verte ».

Dans la préface, Juliette Chapalain, la marraine de cette cohorte salue le travail accompli par les auteurs et leur capacité à raconter les réalités du terrain avec justesse. Elle met en avant la solidarité et l’indépendance qui ont guidé leur démarche journalistique.

Disponible sur Amazon et progressivement distribué dans plusieurs librairies partenaires, « Celles et ceux qui ne plient pas » constitue le premier volume d’une trilogie éditoriale initiée par le RAJEF. L’ambition est de poursuivre ce travail de documentation à travers d’autres récits consacrés aux réalités environnementales et humaines du continent africain.

À travers cet ouvrage, les auteurs rappellent finalement une évidence souvent oubliée : si le Sahel est confronté à d’immenses défis, il est aussi une terre d’initiatives, d’ingéniosité et d’espoir, portée par des communautés qui construisent chaque jour leurs propres réponses aux bouleversements climatiques.

La Voix du Peuple

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Déclaration du Collectif Éditeurs de la Presse en Ligne du Niger

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Nous, éditeurs et responsables de médias d’information en ligne établis au Niger, avons appris avec satisfaction l’adoption le jeudi 11 septembre, par le Gouvernement, du projet de loi encadrant l’exercice de la presse Électronique. Cette initiative constitue une étape importante dans la reconnaissance et l’organisation d’un secteur qui occupe désormais une place majeure dans l’écosystème national de l’information. Nous saluons cette volonté de doter les médias en ligne d’un cadre juridique spécifique, adapté aux profondes mutations du paysage médiatique et aux nouveaux usages numériques.

Au cours des dernières années, les médias en ligne ont considérablement renforcé leur présence dans l’espace public. Grâce à leur accessibilité, leur rapidité de diffusion et leur capacité à toucher un public diversifié, ils contribuent quotidiennement à l’information des citoyens, à l’expression du pluralisme, au débat démocratique ainsi qu’au rapprochement entre les institutions et les populations. Cette évolution s’accompagne toutefois de nombreux défis liés à la professionnalisation du secteur, à la responsabilité éditoriale, à la crédibilité et l’intégrité de l’information, à la viabilité économique des entreprises de presse, à la protection des professionnels et à la lutte contre la désinformation et les contenus illicites. La mise en place d’un cadre juridique clair peut ainsi contribuer à mieux définir les responsabilités des différents acteurs, à protéger le public et à renforcer la qualité de l’information diffusée sur les plateformes numériques.

Tout en saluant l’adoption de ce projet de loi, nous estimons qu’elle devra tenir compte des réalités économiques, techniques et professionnelles propres aux médias électroniques nigériens. Elle devra également préserver la liberté de la presse, l’indépendance éditoriale, le pluralisme des opinions et le droit des citoyens à une information libre, accessible et crédible. À cet effet, nous affirmons notre entière disponibilité à accompagner l’instance nationale chargée de la régulation de la communication ainsi que les autorités compétentes dans la recherche d’une meilleure organisation de la presse électronique au Niger. Nous souhaitons que cette démarche repose sur le dialogue, la concertation et la participation effective des éditeurs et responsables de médias en ligne.

 Nous appelons notamment à l’ouverture d’échanges inclusifs sur la définition des conditions d’exercice, des responsabilités éditoriales, des normes professionnelles et des mécanismes de régulation. Ces concertations permettront d’aboutir à un dispositif équilibré, applicable et respectueux aussi bien des exigences de responsabilité que des libertés fondamentales. Nous réaffirmons également notre engagement à promouvoir une presse en ligne professionnelle, crédible et respectueuse des règles éthiques et déontologiques.

Nous entendons renforcer les mécanismes internes de vérification de l’information, améliorer la formation continue des journalistes et encourager la transparence dans l’identification des éditeurs et des responsables de publication. Enfin, nous exprimons notre volonté de travailler à la mise en place d’un cadre socioprofessionnel représentatif des éditeurs de la presse électronique. Cette organisation constituera un espace de dialogue, de solidarité, de défense des intérêts professionnels et de promotion de standards communs. Nous demeurons convaincus qu’une régulation construite avec les professionnels contribuera à la protection du public, à la qualité de l’information, à la consolidation de la liberté de la presse et au développement durable des entreprises médiatiques au Niger.  

                                                                                                                                                                        Les éditeurs et responsables de médias en ligne signataires

Aghli Alloilli :Aïr Info https://airinfoagadez.com/

Abdoul Karim : ActuNiger https://www.actuniger.com/

Youssouf Seriba : Echos du Nigerhttps://lesechosduniger.com/

Souleymane Brah : Voix du Peuple https://www.lavoixdupeuple-niger.com/

Balima Boureima: Niger Focus: https://nigerfocus.com/

Abdoul Aziz Moussa: Niger Inter https://nigerinter.com/

Sayyadi : Agence Acopahttps://agenceacopa.com/

Waliou :Niamey Info https://niameyinfo.com/

Hainikoye Waly: Aniweb https://aniweb-niger.org/

Maman Djaharou : L’Indépendant plus

Ibrahim : La Roue de l’histoire Info https://larouedelhistoire.info/

Adam Boukari : https://lepotentiel-niger.com/

 -Ministère en charge de la Communication

Fait à Niamey, le 13 septembre 2026 –

Observatoire National de la Communication -Presse en ligne -Médias mainstream

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Société

Ministère de l’agriculture et de l’élevage : vers une transformation du cheptel laitier par la génétique et l’innovation !

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Le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahaman El Hadj Ousmane, a reçu, ce mardi 25 août 2026 à son cabinet, Saadia Lakehal, PDG Emperia Industries Connect et fondatrice du Sommet mondial Femmes Agritech et Industrie 4.0. Au centre de cette rencontre la présentation d’un Programme national de transformation et de performance du cheptel laitier du Niger, qui mise sur l’amélioration génétique, la nutrition, la santé animale, la formation et la modernisation des pratiques d’élevage.

En séjour dans notre pays Saadia Lakehal qui bénéficie de l’assistance de Mr Adamou Ali, Président national de la FENIPROLAIT a présenté au ministre de l’Agriculture et de l’Élevage un dossier d’accompagnement stratégique consacré au développement de la filière laitière. L’initiative d’Emperia Industries Connect en collaboration avec son partenaire brésilien vise à contribuer à la transformation du cheptel bovin nigérien afin d’améliorer durablement sa productivité et sa résilience face aux contraintes climatiques.

Son initiative repose sur une approche intégrée qui prend en compte plusieurs facteurs déterminants de la performance de l’élevage notamment la génétique, l’alimentation, la santé animale, les techniques de traite, la disponibilité de l’aliment pour bétail et la formation des éleveurs.

Au cours d’une séance technique de travail avec le secrétaire général du ministère de l’agriculture et de l’élevage, Ousman Abdou, élargie aux responsables des services techniques, notamment Mahaman Sani Mamane, directeur général de la Production pastorale, du Développement et des Industries animales, et de Issa Ousmane, directeur de la Promotion des filières animales, Saadia Lakehal a présenté les principales initiatives de son programme.

À travers cette initiative, Emperia Industries Connect en coopération avec son partenaire brésilien ambitionnent de contribuer à l’émergence d’un élevage bovin moderne, productif et adapté aux réalités climatiques du Niger. L’amélioration génétique, une alimentation mieux adaptée, le renforcement de la santé animale et la formation des éleveurs constituent les principaux leviers identifiés pour atteindre cet objectif. À l’issue des échanges, le secrétaire général du ministère, Ousman Abdou, a salué l’initiative et la collaboration engagée avec les services techniques. Il a insisté sur la nécessité de créer les conditions permettant d’améliorer les conditions de travail et les performances des agropasteurs.

Également, le Président national de la FENIPROLAIT Adamou Ali est revenu sur le programme national de transformation et de performance du cheptel laitier du Niger pour une souveraineté laitière avec une ambition nationale de positionner le Niger comme le hub de référence Africaine pour l’élevage laitier en zone tropicale sèche.

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