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BAC 2023 : Transparency International Niger demande au Gouvernement de protéger la crédibilité connue universellement du Bac nigérien

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Dans une déclaration de presse rendue publique ce dimanche 16 juillet 2023, à l’effet d’examiner la situation du baccalauréat née du conseil des Ministres du 6 juillet 2023, le Conseil Exécutif National de l’Association Nigérienne de Lutte contre la Corruption section de Transparency International Niger (CEN/ANLC/TI-Niger) dénonce l’option de reprise de l’épreuve de mathématique série D.

Réuni ce jour 16 juillet 2023, à l’effet d’examiner la situation du baccalauréat née du conseil des Ministres du 6 juillet 2023, le Conseil Exécutif National de l’Association Nigérienne de Lutte contre la Corruption section de Transparency International Niger (CEN/ANLC/TI-Niger) fait la déclaration suivante :

Considérant le communiqué du conseil des Ministres du jeudi 6 juillet 2023 rendu public en ces termes : « en raison des erreurs graves descellées dans la formulation du sujet de mathématique de la série D, sur instruction du Président de la République, cette épreuve sera reprise pour les candidats de cette filière ayant échoué à cette session dans les prochains jours. » ;

Considérant que l’ANLC/TI-Niger est chef de file dans le mouvement Transparency en Afrique de l’ouest pour la promotion de la bonne gouvernance dans le secteur de l’éducation ;

Considérant que l’étude réalisée par l’Association en 2004 a servi de base à l’organisation des examens.

Considérant la lutte contre les faux diplômes que mène l’ANLC/TI-Niger depuis 2012.

Après analyse de la situation, le Conseil Exécutif de l’ANLC/TI-Niger dont les membres sont pour une grande majorité des enseignants ayant une longue et riche expérience des examens du baccalauréat, s’interroge sur les vraies motivations de cette reprise de l’épreuve de mathématique en série D.  S’agit-il d’une réelle volonté de rendre justice ou d’une aggravation de la déliquescence de notre système éducatif ?

Par expérience, des erreurs sur des sujets au Bac, il y en a toujours eu, comme toute œuvre humaine. Mais dans de telles situations on procède aux rectifications nécessaires ou à défaut à l’utilisation de deuxième sujet, car il y a toujours par principe un sujet de remplacement pour chaque épreuve même en cas de fuite. Cette année encore, ces erreurs ont été détectées et les solutions appropriées ont été apportées.

Au regard de tout ce qui précède, le Conseil Exécutif s’indigne de cette décision de reprise d’une seule matière au motif qu’elle serait cause d’échec alors même que des candidats se sont retrouvés en cette même matière avec des notes honorables au premier groupe, tandis que d’autres ayant repris la mathématique au second groupe ont été recalés.

Le Conseil Exécutif demande au gouvernement :

  • De protéger la crédibilité connue universellement du Bac nigérien en évitant qu’il ait un bac, diplôme universitaire et un autre bac par décret.

En effet, depuis l’institution du bac par Napoléon 1er en 1808 jusqu’à nos jours, nous n’avons pas eu connaissance d’une reprise d’épreuve dans les conditions semblables à celle prise par le conseil des Ministres du 6 juillet 2023. Au Niger, on a en mémoire l’expérience de 1991, où par résolution de la conférence nationale, il a été décidé une deuxième session du bac ;

  • Au gouvernement de prendre toutes les mesures idoines pour améliorer la qualité de notre système éducatif qui, malgré les énormes investissements sombre chaque année un peu plus dans la médiocrité ;
  • Le CEN/ANLC/TI-Niger demande au gouvernement de renoncer à la mesure de reprise du bac par cette épreuve de mathématique, de respecter les textes qui régissent l’organisation et la proclamation des résultats des examens du baccalauréat ;
  • D’organiser une deuxième session pour tous ceux qui ont échoué, pour être juste envers tous les candidats refusés de toutes les séries.

En tout état de cause, l’ANLC/TI Niger, reste déterminée plus que jamais dans son combat pour la promotion de la bonne gouvernance dans tous les secteurs de la vie nationale.

                                                     Fait à Niamey le 16 juillet 2023

                                                      Pour le CEN/ANLC/TI

                                                     Le Président Maman WADA

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Conflits au Niger : L’ONG JEPADE mise sur l’éducation et l’autonomisation des femmes et des filles

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L’ONG Jeunesse- Paix et développement a officiellement lancé, le jeudi 15 octobre 2026 à l’hôtel Bravia de Niamey, un projet de promotion et d’inclusion sociale des femmes et jeunes filles affectées par les conflits dans les régions de Diffa, Maradi et Tillaberi. L’initiative bénéficie du soutien financier de la Fondation HEYDAR ALIYEV à travers l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO).

Le projet cible cinq communes : Mainé Soroa, Dan Issa, Gabi, Torodi et Makalondi. JEPADE entend apporter un appui à 5.150 bénéficiaires directes et plus de 15.000 bénéficiaires indirects. La cérémonie de lancement a été présidée par le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Elh Idi Abdou. Elle s’est déroulée en présence du Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO et l’ICESCO, M. Assoumane Mahamadou, du coordonnateur national de l’ONG JEPADE Laminou Garba ainsi que les représentants des structures éducatives des régions de Diffa, Maradi et Tillabéri.

Dans son discours de bienvenue, le coordonnateur national de l’ONG JEPADE, Laminou Garba s’est réjoui de la forte mobilisation de l’ensemble des acteurs surtout les responsables et cadres stratégiques du ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues. Évoquant les crises qui affectent ces dernières années les régions de Diffa, Maradi et Tillabéry, il a souligné que les femmes et les jeunes filles en paient le plus lourd tribut, tout en representant des actrices essentielles de la stabilisation et du renforcement de la cohésion sociale.  « C’est face à ces défis que l’ONG JEPADE, fidèle à sa mission, lance aujourd’hui le Projet de promotion et d’inclusion sociale des femmes et jeunes filles affectées par les conflits dans les régions de Diffa, Maradi et Tillabéry.  Pour donner la pleine mesure de nos ambitions, ce projet est soutenu par la Fondation HEYDAR ALIYEV via l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) ( ….) avec comme objectif global de contribuer à l’amélioration des conditions de vie, de santé et de réussite scolaire des jeunes filles déplacées internes à travers des interventions ciblées en matière d’inclusion et de promotion sociale, de santé, d’hygiène, d’autonomisation et de développement du leadership féminin ». Mieux, a-t-il indiqué « En travaillant main dans la main avec vos services et bien d’autres partenaires, nous nous engageons à vous accompagner pour qu’aucune jeune fille de Tillabéri, de Maradi ou de Diffa ne soit laissée pour compte, et que l’école reste et demeure ce sanctuaire d’espoir et d’opportunités, même au plus fort de la crise.  À l’ICESCO, ainsi qu’à la Fondation HEYDAR ALIYEV, les deux (2) partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans cette initiative, je réitère l’engagement absolu de l’ONG JEPADE à gérer les ressources de ce projet avec la rigueur, la transparence et l’efficience qui caractérisent notre organisation ».

Pour le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO et l’ICESCO, son institution place l’éducation, la culture et la science au cœur de la transformation sociale. C’est pourquoi, Assoumane Mahamadou a-t-il réaffirmé, ce projet est une illustration concrète de cette vision : il traduit en actes leur conviction que la paix et le progrès ne peuvent être atteints sans l’inclusion pleine et entière des femmes. « Le Niger, fidèle à ses engagements internationaux, se tient résolument aux côtés de ses partenaires pour faire de cette initiative un modèle de solidarité et d’innovation sociale. Nous croyons que chaque femme et chaque jeune fille, quelle que soit son histoire, mérite une chance de reconstruire sa vie et de contribuer à l’avenir de notre nation. De ce fait, nous invitons toutes les parties prenantes : institutions, société civile, communautés locales, à unir leurs forces pour assurer le succès de ce projet. Ensemble, faisons de l’inclusion des femmes et des jeunes filles affectées par le conflit non pas une exception, mais une norme sociale et politique ».

Un projet en cohérence avec les priorités nationales

Dans son discours de lancement, le secrétaire général adjoint du ministère de l’éducation nationale et de la promotion des langues a fortement salué cette initiative de l’ONG JEPADE et ses partenaires qui vient renforcer les efforts de l’Etat. « Ce projet n’arrive pas dans le vide. Il s’inscrit en droite ligne de la Refondation de la République, engagée sous le leadership éclairé de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République, Chef de l’État. La Charte de la Refondation, promulguée le 26 mars 2025, est sans ambiguïté. En son article 15, elle consacre le droit de chacun à l’éducation et à l’instruction ; 26, elle engage l’État à éliminer toute forme de discrimination à l’égard de la femme et de la jeune fille, et à lutter contre les violences qui leur sont faites, dans la vie publique comme dans la vie privée (article 26). En son article 27, La charte de la Refondation fait de l’accès à un enseignement public, gratuit et de qualité un devoir pour l’État. Le Programme de la Refondation de la République 2025-2029 traduit cette ambition en actes. Sa vision est claire : « bâtir un Niger nouveau où les Nigériennes et les Nigériens, unis et solidaires, décident souverainement pour notre patrie et dans l’intérêt supérieur de notre peuple ». Mieux, a-t-il ajouté, en soutenant l’éducation des filles dans les zones les plus éprouvées du Niger, l’ICESCO honore pleinement un engament commun, un appel à l’action, celui qui fait du savoir une lumière et un droit. « Au nom du Gouvernement de la République du Niger, je vous exprime notre profonde gratitude. Nous souhaitons que ce partenariat soit le point de départ d’une coopération plus large au service de l’éducation, des sciences et de la culture dans notre pays ».

Auparavant, Anar Alakbarov de la fondation Heydar Aliyev a intervenu en ligne. Dans son allocution, il a remercié les autorités nigériennes pour leur soutien, leur confiance et leur engagement en faveur de cette initiative sans oublier leur partenaire ICESCO. «  A la fondation, nous sommes convaincus que le développement durable commence par l’être humain. Ces efforts reflètent notre conviction profonde que l’investissement dans les populations particulièrement la jeunesse, constitue l’investissement le plus précieux qu’une société puisse réaliser ».

A l’issue de la mise en œuvre de ce projet, il est attendu que l’ONG JEPADE fournit environ 14400 rations alimentaires au bénéfice des apprenants.es des centres d’alphabétisation et ou d’éducation non formelle des communes cibles (Gabi, Dan issa, Mainé Soroa et Torodi), de Construire 5 blocs de latrines sensibles au genre, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions d’apprentissages dans les écoles partenaires du projet ; d’Appuyer cinq Centres d’alphabétisation et ou d’éducation non formelle pour devenir des véritables espaces sûrs d’écoute, de confiance et de leadership ; d’organiser cinq sessions de dialogues communautaires, des formations et d’actions de plaidoyer pour renforcer la place des femmes dans les mécanismes locaux de paix et dans la prévention des conflits et des violences basées sur le genre et enfin appuyer 50 femmes et jeunes filles dans des activités génératrices de revenus.

Brah Souleymane

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BEPC Session 2025 : 123 801 candidats affrontent les épreuves

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Le jeudi 26 juin 2025, se sont débutés sur toute l’entendue du territoire national, les épreuves écrites du brevet d’Etude du premier cycle (BEPC) session 2025. Au niveau national, les autorités à travers le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales ont annoncé que 123 801 candidats ont été enregistrés dont 65.634 filles.

Les examens du BEPC symbolisent un moment important pour les candidats car ils permettent l’accès au second cycle de l’enseignement général ou professionnel.

Rappelons que l’année scolaire 2024- 2025 n’a pas connu tellement des débrayages de la part des élèves et des syndicats des enseignants.

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