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Discours sur l’état de la Nation : Seule une Europe unie et une Europe réunie peut être une Europe indépendante affirme devant le Parlement la Présidente de la commission Ursula von Der Leyen

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Le 10 septembre 2025, la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a prononcé un discours sur l’état de l’union européenne au siège du Parlement à Strasbourg. Son adresse a porté sur les grandes orientations politiques de l’union surtout dans les années à venir.

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De prime abord, elle a indiqué que l’Europe doit se battre pour arracher son indépendance. « Les lignes de front d’un nouvel ordre mondial basé sur la force se dessinent en ce moment même. Donc, oui, l’Europe doit se battre. Elle doit défendre sa place dans un monde où nombre de grandes puissances adoptent une attitude ambiguë à l’égard de l’Europe, lorsqu’elles ne lui sont pas ouvertement hostiles ».

 « C’est un monde où règnent les ambitions et les guerres impérialistes. C’est un monde dans lequel les dépendances sont instrumentalisées sans pitié. C’est pour toutes ces raisons qu’une nouvelle Europe doit émerger.  L’Europe doit prendre son indépendance. Je suis convaincue que c’est la mission de notre Union.  Elle doit prendre elle-même en charge sa défense et sa sécurité. Elle doit maîtriser les technologies et les énergies qui nourriront nos économies.

Abordant la guerre entre la Russie et l’Ukraine, elle a rendu un hommage mérité au peuple ukrainien, tout en réaffirmant le soutien de l’Union Européenne à l’Ukraine.

« Il faut que cette guerre se termine par une paix juste et durable pour l’Ukraine. Parce que la liberté de l’Ukraine est la liberté de l’Europe.   Les scènes auxquelles on a assisté en Alaska étaient difficilement acceptables. Mais à peine quelques jours plus tard, les dirigeants européens se sont rendus à Washington pour soutenir le président Zelensky et obtenir des engagements. De réels progrès ont été accomplis depuis lors ».

L’Europe : Entre reforme, intégration et union

Face à ce nouvel ordre mondial basé sur la force, la Présidente de la commission Ursula von Der Leyen a rappelé l’urgence pour l’Europe d’investir, de soutenir les réformes et l’intégration du marché unique.

« En investissant. En soutenant les réformes. En assurant l’intégration dans le marché unique. Nous devons maintenir le rythme dans ce processus fondé sur le mérite. Parce que seule une Europe unie et une Europe réunie peut être une Europe indépendante. Une Union plus vaste et plus forte est une garantie de sécurité pour nous tous. Et parce que pour l’Ukraine, pour la Moldavie et pour les Balkans occidentaux, l’avenir est au sein de notre Union. Faisons de la prochaine réunification de l’Europe une réalité ! »

Elle a saisi cette tribune pour dénoncer la situation à Gaza « Ce qui se passe à Gaza a ébranlé la conscience du monde. Des personnes qui sont tuées alors qu’elles quémandent de quoi manger. Des mères qui portent dans leurs bras des bébés sans vie. Ces images sont tout simplement catastrophiques. Je veux donc commencer par un message très clair: la famine causée par l’homme ne peut jamais servir d’arme de guerre. Pour le bien des enfants, pour le bien de l’humanité il faut que cela cesse. Cela s’inscrit également dans le cadre d’un glissement plus systématique qui s’opère ces derniers mois et qui est tout simplement inacceptable. Nous avons vu comment l’Autorité palestinienne a été financièrement étouffée. Les projets de colonisation dans la zone dite « E1», par lesquels la Cisjordanie occupée serait pour ainsi dire coupée de Jérusalem-Est. Les actes et les déclarations des ministres les plus extrémistes du gouvernement israélien qui incitent à la violence. Tout cela témoigne d’une tentative claire de saper la solution à deux États. De saper la vision d’un État palestinien viable, et nous ne devons pas laisser une chose pareille se produire ».

L’Europe : L’avenir des technologies propres

Pour la Présidente de la Commission, l’Europe doit veiller à ce que son industrie dispose des matériaux dont elle a besoin. Pour ce faire, la seule solution est de créer une économie véritablement circulaire. Nous devons donc avancer plus vite sur l’acte législatif sur l’économie circulaire. Et aller de l’avant dans les secteurs qui sont déjà prêts. Enfin, nous ne devons pas perdre de la vitesse. La Commission proposera donc un acte législatif pour l’accélération de l’activité industrielle en faveur des secteurs et technologies clés. En bref, lorsqu’il s’agit du numérique et des technologies propres, il nous faut être plus rapides, plus intelligents et plus européens.

S’agissant de la crise de logement, tout en abordant la problématique, elle préconise des solutions pour juguler la crise : « Il ya nécessité pour l’Europe de réviser les règles en matière d’aides d’État afin de permettre la mise en œuvre de mesures d’aide au logement surtout en facilitant la construction de nouvelles maisons et de nouvelles résidences pour étudiants ». Selon elle,  « Une maison, ce n’est pas seulement quatre murs et un toit. C’est aussi la sécurité, la chaleur, un lieu où se retrouvent famille et amis. C’est se sentir chez soi. Mais pour un trop grand nombre d’Européens et d’Européennes aujourd’hui, la question du logement est devenue une source d’anxiété. Elle peut être synonyme de dette ou d’incertitude. Les chiffres témoignent d’une réalité difficile. Les prix des logements ont augmenté de plus de 20 % depuis 2015. Et les permis de construire ont diminué de plus de 20 % en cinq ans. Ce n’est pas une simple crise du logement. C’est une crise sociale. Qui déchire le tissu social européen. Qui fragilise notre cohésion. Et qui menace aussi notre compétitivité ».

C’est pourquoi, a-t-elle indiqué cette année encore, après avoir reçu les contributions,  le tout premier plan européen pour des logements abordables sera présenté. Pour rendre les logements plus abordables, plus durables et de meilleure qualité. Il s’agira d’un effort européen, ancré dans les réalités locales.

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Coopération Niger-Algérie : Le Premier Ministre Algérien reçu par le Président de la République

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Au Palais de la Présidence, Son Excellence le Général d’Armée ABDOURAHAMANE TIANI, Président de la République, Chef de l’État, a reçu en audience, ce jour 24 mars 2026, son Excellence Monsieur Sifi Ghrieb, Premier Ministre de la République Algérienne Démocratique et Populaire, accompagné d’une importante délégation.

À l’issue de l’audience, le Premier Ministre Algérien a livré les conclusions des travaux de la deuxième session de la grande commission mixte Niger-Algérie de coopération, objet de sa visite au Niger.

Après avoir salué l’accueil chaleureux qu’il a reçu, lui et sa délégation de la part du Gouvernement Nigérien, le Premier Ministre Algérien a exprimé toute sa satisfaction quant aux résultats des travaux de ladite session, notamment la consolidation du cadre juridique et la signature de plusieurs textes importants. Il a également souligné l’importance de la coopération entre les deux pays, héritée de liens de solidarité historique et de la nécessité de répondre aux défis régionaux.

Le Premier ministre a mis en avant les secteurs clés de coopération, tels que les hydrocarbures, l’agriculture, la santé, la formation professionnelle, l’enseignement, la jeunesse, la culture et la communication numérique. Il a également évoqué plusieurs grands projets en cours.

Le Premier Ministre Algérien a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération sécuritaire pour faire face aux menaces terroristes et aux activités criminelles. Enfin, il a réitéré sa satisfaction quant aux résultats de la session et souligné l’importance du suivi de l’exécution des conclusions pour concrétiser la vision des deux chefs d’État.

C’était en présence du Premier Ministre Nigérien, S.E.M. Ali Mahamane Lamine Zeine, des membres du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP), de plusieurs membres du Gouvernement, des membres de la délégation Algérienne, du Conseiller Chargé des Questions stratégiques et Diplomatiques du Président de la République, Chef de l’État, et de plusieurs responsables de Sociétés d’États.

Source:Présidence de la République du Niger

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Économie : L’Afrique du Sud rejoint Afreximbank

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Dans un communiqué publié le samedi le 4 février 2026, la République d’Afrique du Sud a officiellement adhéré à l’Accord d’établissement de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Cette adhésion à la principale institution financière multilatérale d’Afrique, marque ainsi l’entrée officielle de l’une des plus grandes économies africaines au sein de la Banque et annonçant une souveraineté financière accrue.

Le communiqué a indiqué que cette approbation fait suite à l’approbation historique de l’adhésion par le Parlement sud-africain en 2025, scellant un partenariat stratégique entre la principale banque multilatérale d’Afrique et la puissance industrielle du continent. L’Afrique du Sud devient le 54e État à adhérer à l’Accord d’établissement de la Banque, ce qui constitue une étape historique alors que les deux partenaires cherchent à exploiter les opportunités commerciales au sein d’une architecture financière mondiale qui se fragmente rapidement sous l’effet des politiques protectionnistes et de l’évolution des blocs commerciaux.

Pour concrétiser ce partenariat, Afreximbank lancera d’importantes interventions financières en Afrique du Sud. Il s’agit notamment d’un nouveau programme pays de 8 milliards de dollars américains destiné à consolider l’économie sud-africaine. Ces programmes sont conçus pour amplifier l’impact de la Banque en matière de développement, renforcer le développement industriel et les chaînes d’approvisionnement régionales, et dynamiser significativement les échanges et les investissements intra-africains. Ce soutien s’inscrit pleinement dans les ambitions économiques de l’Afrique du Sud.

En tant que principal contributeur régional du continent au commerce intra-africain, représentant 19,1 % du commerce total du continent en 2024 , l’Afrique du Sud est idéalement placée pour tirer parti de l’infrastructure commerciale, de l’expertise et de la portée panafricaine d’Afreximbank afin d’étendre ses relations d’exportation à travers le continent.

Le Dr George Elombi, président et directeur du conseil d’administration d’Afreximbank, a salué l’adhésion de l’Afrique du Sud comme une « étape décisive », en soulignant : « Cette confirmation de l’adhésion de l’Afrique du Sud à Afreximbank marque une étape décisive vers l’unification autour des intérêts économiques du continent, les intérêts de notre mère patrie. L’adhésion de l’Afrique du Sud à la Banque, tout en assurant à Afreximbank une couverture continentale complète, place le pays au cœur de sa vision et de ses aspirations à promouvoir le changement tant souhaité dans la structure du commerce africain. »

« Je suis donc ravi qu’en collaboration avec le ministère sud-africain du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence (DTIC), sous la direction de l’honorable ministre Parks Tau, nous ayons élaboré ce que nous considérons comme un important programme de 8 milliards de dollars américains pour l’Afrique du Sud. Ce programme national est conforme au plan national de développement 2030 de l’Afrique du Sud et aux priorités nationales en matière d’industrie et de commerce, et cible des secteurs stratégiques clés. »

Le Dr Elombi a ajouté que le portefeuille actuel de projets d’Afreximbank en Afrique du Sud, à différents stades d’examen, dépasse 6 milliards de dollars américains et couvre les secteurs de la santé, des services financiers, de la fabrication, de l’énergie, de l’industrie et des mines.

Commentant l’adhésion de l’Afrique du Sud à Afreximbank, le président de la République d’Afrique du Sud, S.E. Cyril Ramaphosa, a déclaré :

« Aujourd’hui, nous franchissons une étape majeure dans notre quête pour réaliser ce que j’appellerais l’intégration économique de notre continent. L’adhésion de l’Afrique du Sud à la Banque africaine d’import-export confirme notre engagement en faveur du développement industriel africain et de l’approfondissement des échanges, des investissements et du développement sur l’ensemble du continent. Une fois finalisé, le programme de pays Afrique du Sud-Afreximbank sera mis en œuvre grâce à un dispositif financier qui soutiendra dans un premier temps divers projets stratégiques au sein du pôle commercial et industriel. L’un des axes prioritaires, avec effet immédiat, est le renforcement de notre Fonds de transformation, afin de soutenir les entreprises appartenant à des Noirs qui, soit dit en passant, ont été empêchées par le système d’apartheid de participer pleinement à l’économie de notre pays. »

Le président Ramaphosa a ajouté : « Depuis plus de 30 ans, Afreximbank a démontré ses compétences, sa résilience et son esprit d’innovation, mais surtout son impact. Ce partenariat renforcera à bien des égards la capacité de l’Afrique du Sud à soutenir ses exportateurs, ses projets industriels et les chaînes de valeur régionales, tout en contribuant au progrès de notre continent. »

Suite à cette annonce, l’Afrique du Sud et Afreximbank ont ​​décidé de poursuivre conjointement des programmes de développement commercial et économique, parmi lesquels figurent notamment le Programme de promotion du commerce et des investissements Afrique du Sud-Afrique (SATIPP), le Programme de garantie d’Afreximbank, le financement des parcs industriels et des zones économiques spéciales – sans oublier le financement des sociétés de commerce d’exportation –, le financement de projets et d’actifs, le financement du commerce conventionnel, la préparation de projets d’Afreximbank et le financement destiné à soutenir les industries créatives et culturelles, ainsi qu’une large gamme de services de conseil.

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