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Société

Gouvernance dans le secteur des OSC : L’ONG MOJEDEC en session du Conseil d’Orientation Stratégique

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Du jeudi 10 au samedi 12 Aout 2023, se déroule au siège national du Mouvement des Jeunes pour le Développement et l’Éducation Citoyenne (MOJEDEC), les travaux de la première session du Conseil d’Orientation Stratégique de ladite organisation au titre de l’année 2023. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les discours du Directeur Exécutif Abdoul Aziz Sanoussi et celui de la Présidente du Conseil d’Orientation Stratégique en présence des membres du Mojedec et des responsables des structures de la société civile invités.

Dans son allocution, le Directeur Exécutif a expliqué que le conseil d’orientation stratégique est la deuxième instance de l’organisation après l’assemblée générale. « Elle sera l’occasion d’examiner et d’amender les documents stratégiques de notre organisation. Aussi, elle permettra de faire le bilan des activités réalisées dans le cadre des différents projets ».

En ouvrant les travaux de cette session, la présidente du Conseil d’Orientation Stratégique a exprimé ses remerciements à l’endroit de toutes les personnes qui ont œuvré pour sa tenue. « Elle intervient dans un contexte de déstabilisation de la constitution de notre pays où le MOJEDEC a eu à faire des communiqués. Cette session sera l’occasion pour les membres du conseil d’orientation de valider les documents stratégiques afin de trouver des perspectives ».

Promouvoir la redevabilité et la transparence dans la gestion

Au cours de ces trois jours, les participants à cette session vont échanger sur la présentation du rapport annuel des activités au titre de l’année 2022 et 2023 ; la présentation, amendement et validation du plan stratégique et celle du projet du budget au titre de l’année 2023 ; la validation des support administratifs et gestion des ressources humaines. Aussi, ils auront à examiner les différentes politiques de l’organisation notamment le code de conduite des fournisseurs, le code d’éthique, les déclarations des conflits d’intérêts, la politique genre, les directives sur la protection du personnel, la politique santé et sécurité au travail.

Par ailleurs, une session sera consacrée à la situation des représentations du MOJEDEC au sein des différents réseaux et coalitions.

Le succès du MOJEDEC dans la mise en œuvre des projets et programmes

Créé par arrêté n°189 / MISPD /AR/DGAP/DLP du 05 avril 2012 modifié par l’arrêté N°00991/MI/D/DGAP/DLP du 2 Septembre 2022, le Mouvement des Jeunes pour le Développement et l’Éducation Citoyenne (MOJEDEC) est l’une des organisations de la société civile la plus active du pays. Depuis sa création, l’organisation s’est donnée comme mission de former un citoyen model, fidèle aux valeurs citoyennes et surtout engagé pour la communauté. Pour atteindre cet idéal, le MOJEDEC a axé ses activités dans son domaine d’intervention (paix et sécurité, éducation et santé, gouvernance, autonomisation de la femme et des jeunes…….). À ce titre, des activités sont menées sur des thématiques comme : le civisme, l’intégrité, la responsabilité, la tolérance, l’éducation civique et la culture de la citoyenneté, contribution au développement économique et social du pays et en faveur de la bonne gouvernance et de la démocratie.

Dans cette optique, la crédibilité et le sérieux ont permis à l’organisation de gagner des projets et programmes et surtout d’avoir la confiance des partenaires.On peut citer entre autres :Le projet « Actions pour la Transparence des Élections : les jeunes s’engagent », sur financement de OSIWA ; Le projet : « Voix des Jeunes et des Femmes pour le Développement MURYARMU-GURIN MU sur financement de OXFAM » ;Le projet «Appui au Dialogue pour la Protection et la Promotion de la Liberté de manifestation au Niger « PADIPLIM Niger », sur financement de OIF ;Le projet “Appui à la Prévention des Conflits Électoraux au Niger (PAPCEN)”, sur financement de USAID;Le projet « Appui au monitoring des droits humains, l’accès à la justice et l’amélioration des liens de confiance et de collaboration entre les forces de défense et de sécurité intérieure et les populations dans les communes de Tébaram ; Takanamatt ; Madarounfa et de Dan Issa », sur financement de IDDH à travers le fonds fiduciaire de l’Union Européenne; Le programme « Femme contre l’extrémisme Violent (WPVE) », sur financement de l’Institut des États Unis pour la Paix (USIP) et Le programme « Prévention de l’Extrémisme Violent et de promotion de la Résilience Communautaire (PEV- RC) », sur financement de GCERF ;Le projet « Initiatives Communautaires pour la Paix (ICP) à SAKOIRA », sur financement de USAID ; Le projet « Actions pour une Gouvernance Locale Inclusive, Redevable et Participative dans la commune de SAKOIRA » sur financement de Mercy Corps.

A la fin de cette session du Conseil Stratégique, il est attendu une déclaration finale.

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Société

Climat : cinq journalistes africains donnent la parole aux bâtisseurs de résilience au Sahel

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Loin des récits qui réduisent souvent le Sahel à ses crises, un nouvel ouvrage collectif met en lumière celles et ceux qui, au quotidien, inventent des solutions pour faire face aux effets du changement climatique. À travers des reportages réalisés sur le terrain, cinq journalistes africains racontent un Sahel qui résiste, s’adapte et continue d’avancer malgré les difficultés.

Sécheresses récurrentes, désertification, pression sur les ressources naturelles, conflits liés à l’accès à la terre ou à l’eau : les défis auxquels fait face le Sahel sont nombreux. Pourtant, derrière ces réalités souvent mises en avant dans les rapports internationaux, des milliers de femmes et d’hommes s’organisent chaque jour pour protéger leurs moyens de subsistance et préparer l’avenir.

C’est cette autre facette de la région que met en lumière « Celles et ceux qui ne plient pas : Récits et visages de l’urgence climatique au Sahel », un ouvrage collectif publié aux Éditions Plume Libre.

Fruit du travail de cinq journalistes africains formés dans le cadre du Programme de journalisme environnemental de Mongabay Afrique, en partenariat avec le Réseau africain des journalistes environnementaux francophones (RAJEF), le livre rassemble des récits de terrain qui donnent un visage humain aux enjeux climatiques.

Réparti sur 73 pages et structuré en quatre chapitres, l’ouvrage explore les liens étroits entre environnement, économie, sécurité et cohésion sociale dans une région particulièrement exposée aux effets du changement climatique.

Du Burkina Faso au Tchad, en passant par le Niger et le Mali, les auteurs sont allés à la rencontre de communautés qui refusent de céder au fatalisme.

Au Burkina Faso, le journaliste Abel Yerbanga raconte comment l’agroécologie et les bio-intrants artisanaux contribuent à restaurer des terres dégradées tout en offrant de nouvelles perspectives économiques aux jeunes. Au Niger, Souleymane Oumarou Brah s’intéresse aux tensions grandissantes entre agriculteurs et éleveurs dans un contexte marqué par l’avancée du désert et la raréfaction des ressources naturelles. Au Mali, Albakaye Bollo Cissé documente les conséquences du déclin du Lac Faguibine sur la vie des populations riveraines. Au Tchad, Rimteta Ngarndinon met en lumière des initiatives locales qui renforcent à la fois l’adaptation climatique et la cohésion sociale.

Pour Juste Edgard Agbanou, coordonnateur de l’ouvrage et président du RAJEF, le projet est né d’une volonté simple, replacer l’humain au centre du récit climatique.

« Derrière les statistiques froides, il y a des vies, des émotions et des courages immenses. Nous voulions montrer les visages et mieux porter les voix de celles et ceux qui refusent de subir sans rien faire face aux effets des changements climatiques au Sahel », explique-t-il.

Au-delà des constats, le livre porte également un message d’espoir. Il défend l’idée que les réponses aux défis climatiques peuvent aussi émerger des savoirs locaux, de l’engagement communautaire et des initiatives développées sur le terrain. Une vision que ses promoteurs qualifient de « souveraineté verte ».

Dans la préface, Juliette Chapalain, la marraine de cette cohorte salue le travail accompli par les auteurs et leur capacité à raconter les réalités du terrain avec justesse. Elle met en avant la solidarité et l’indépendance qui ont guidé leur démarche journalistique.

Disponible sur Amazon et progressivement distribué dans plusieurs librairies partenaires, « Celles et ceux qui ne plient pas » constitue le premier volume d’une trilogie éditoriale initiée par le RAJEF. L’ambition est de poursuivre ce travail de documentation à travers d’autres récits consacrés aux réalités environnementales et humaines du continent africain.

À travers cet ouvrage, les auteurs rappellent finalement une évidence souvent oubliée : si le Sahel est confronté à d’immenses défis, il est aussi une terre d’initiatives, d’ingéniosité et d’espoir, portée par des communautés qui construisent chaque jour leurs propres réponses aux bouleversements climatiques.

La Voix du Peuple

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Société

N-CESAR 2026 : le Sahel réfléchit à son avenir climatique et alimentaire !

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Ce mardi 16 juin 2026, se sont ouverts dans la salle de réunion du Centre de conférences Mahatma Gandhi de Niamey les travaux du colloque international sur le Nexus Climat-Écosystème pour une Souveraineté Alimentaire et une Résilience durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel (N-CESAR 2026).

Organisé par le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) à travers son centre régional AGRYMET, en partenariat avec le Programme alimentaire mondial (PAM), le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (CORAF), la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD), l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), avec le soutien des partenaires techniques et financiers notamment l’Union Européenne, la Banque Mondiale, de la Banque Africaine de Développement et de la Banque Islamique de Développement.

A cette grande rencontre scientifique, les représentants des organisations régionales et internationales, les partenaires techniques et financiers, les chercheurs, les universitaires, les experts et les représentants des organisations professionnelles, de la société civile et du secteur privé réfléchissent aux moyens de mieux articuler les enjeux climatiques, environnementaux et alimentaires afin d’identifier des solutions capables de renforcer durablement la résilience des populations d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

une vue de la table de séance des officiels

De l’ouverture des travaux

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le Colonel Mahamane El Hadj Ousmane, en présence de son homologue ministre de l’Environnement, de l’Hydraulique et de l’Assainissement, le Colonel Abdoulaye Maizama, le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, ainsi que Mamadou Tangara représentant résident de la Banque africaine de développement au Niger.

Dans son adresse de bienvenue, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Division Abdou Assoumane Harouna, a indiqué l’ambition de ce colloque : « s’inscrit fort opportunément dans la vision de nos trois chefs d’Etat de la confédération AES qui font de la souveraineté alimentaire, de la gestion durable de nos ressources naturelles et de la résilience climatique des priorités stratégiques pour l’avenir de nos peuples ».

Pour sa part, Mamadou Tangara représentant résident de la Banque Africaine de Développement au Niger (BAD) a noté un parfait alignement entre les résultats attendus de ce colloque et les priorités de la stratégie décennale de son institution sur la période 2024-2033 notamment ses quatre points cardinaux « à savoir mobiliser les ressources à grande échelle pour le financement de développement de l’Afrique, reformer l’architecture financière africaine, mobiliser le dividende démographique pour en faire un levier de croissance économique et enfin bâtir des infrastructures de résilience ».

Une vue des participants à la cérémonie d’ouverture

Dans son discours le Secrétaire exécutif du CILSS, Dr Abdoulaye Mohamadou s’est félicité de l’implication des autorités nigériennes pour la réussite de ce colloque qui vise à renforcer la souveraineté alimentaire et la résilience durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel à travers une approche intégrée mobilisant la science, l’innovation et la coopération pour transformer durablement les systèmes alimentaires et restaurer les écosystèmes. Plus spécifiquement, il vise à établir un état des lieux des enjeux, défis et contraintes majeurs liés au climat, à la dégradation des terres, à la perte de biodiversité et aux tensions sur le système alimentaire.

Dans son adresse d’ouverture, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, le Colonel Mahamane El Hadj Ousmane, a, au nom des plus hautes autorités nationales, salué le CILSS et l’ensemble de partenaires associés à la réussite de cet évènement tout en appelant à la mobilisation des ressources financières, de promouvoir l’innovation, d’accélérer la diffusion des technologies adaptées et de consolider les cadres de gouvernance pour favoriser des actions concertées à tous les niveaux.

« Aujourd’hui nous lançons un appel solennel à la communauté internationale, aux institutions financières régionales et mondiales, aux banques multilatérales de développement, aux fonds climatiques, au secteur privé et à tous les partenaires techniques et financiers. Cet appel s’inscrit dans la continuité de nos efforts communs depuis plus de cinq décennies. L’Afrique de l’Ouest et le Sahel ne demandent pas seulement une assistance ; ils proposent des solutions, portent des innovations et démontrent chaque jour leur capacité à transformer les défis en opportunités ».

 Miser sur les solutions locales, la science, l’innovation et la coopération

Au cours de ces trois jours des travaux, les échanges porteront notamment sur les conséquences du changement climatique et de la dégradation des écosystèmes sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Les participants examineront également les innovations développées dans différents pays de la région ainsi que les stratégies susceptibles d’accélérer l’adaptation des systèmes agricoles et pastoraux aux nouvelles contraintes climatiques.

Une attention particulière sera accordée aux approches intégrées associant restauration des terres dégradées, préservation de la biodiversité, gestion durable des ressources naturelles et développement des chaînes de valeur agricoles. L’objectif est de promouvoir des solutions concrètes capables d’améliorer les conditions de vie des populations tout en renforçant leur résilience face aux chocs climatiques.

une photo de famille des officiels

Les travaux permettront également de mettre en lumière des expériences menées à l’échelle locale et de favoriser les échanges entre chercheurs, producteurs, organisations paysannes et institutions publiques afin d’identifier les pratiques les plus efficaces et les plus facilement reproductibles dans d’autres territoires.

Souleymane BRAH

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