Société
1ere Session du Conseil d’Orientation Stratégique : Le MOJEDEC dégage des bonnes perspectives pour les années à venir
Après trois jours d’instance sessions, les travaux de la première session du Conseil d’Orientation Stratégique du Mouvement des Jeunes pour le Développement et l’Education Citoyenne (MOJEDEC) au titre de l’année 2023 ont pris fin par une série des résolutions et recommandations. L’occasion pour les participants d’amender un certain nombre de textes mais aussi et surtout de se projeter vers l’avenir.

Les perspectives de l’organisation dans le suivi- évaluation des projets et programmes surtout dans les zones d’insécurité ou des activités sont menées
L’organisation met en œuvre plusieurs projets dans les zones d’insécurité notamment dans la région de Tillabéry. Pour le chargé de suivi évaluation Ousmane Chaibou Saidou, le MOJEDEC continuera ses activités dans ses zones d’intervention. La participation du MOJEDEC dans certaines plateformes humanitaires nous permettra de nous enquérir de l’évolution de la situation sécuritaire dans ces localités. Aussi, les rapports du MOJEDEC avec les autorités administratives locales a toujours permis à nos agents de réajuster leurs calandrés d’activités en tenant compte des réalités du terrain. Également les informations reçues de la part de nos relais communautaires rassurent le mode opératoire de l’organisation en mettant également l’accent sur le respect des consignes sécuritaires en vigueur. Pour les zones difficiles d’accès, la possibilité de déplacer les actives en des endroits surs fait partie des stratégiques à être développées afin d’atteindre nos objectifs.
Les orientations du Conseil d’Orientation Stratégique dans la mise en œuvre des projets et programmes
La mise en œuvre des projets et programmes requiert un encadrement et un accompagnement du COS. Pour le chargé de projets, Abarmane Ibrahim Yahaya, cette session a permis aux différents responsables des projets et programmes de présenter les différentes activités planifiées courant cette année 2023 et celles qui ont été réalisé ainsi que ceux qui doivent être réalisé avant fin décembre.En plus cette rencontre a permis aux participants de poser des questions et d’en recevoir des réponses aux questions.Durant la session du COS, des textes sur les différents politiques à savoir :Les supports de gestion administrative et financière ; Les supports de gestions des ressources humaines ;Les différents politiques sur le genre, la directive de l’ONG, conflit d’intérêt et gestion de conflit, de santé et sécurité au travail, sur la gestion de l’information ainsi que sa divulgation.Ces différentes politiques adoptées vont contribuer à améliorer le travail du personnel de la structure et cela permettra d’être redevable vis-à-vis de la structure ainsi que des bénéficiaires de nos différentes activités.
Dans la même optique, Abdoulkader Boubacar, un autre chargé de projets a indiqué qu’à l’issue de cette première Session Statutaire du Conseil d’Orientation Stratégique, les membres du conseil ont tenu à féliciter et encourager les équipes des projets/programmes pour l’ardeur avec laquelle ils se battent pour la mise en œuvre des différentes activités inscrites dans leurs cahiers de charges. Aussi, les ont-ils appelés à être davantage proactives et résiliantes face aux défis et qui surgissent sur les terrains lors de la conduite des activités. En plus, les membres du Conseil d’Orientation Stratégique (COS) ont encouragé les équipes des projets/programmes à continuer à impliquer les responsables administratifs, les leaders d’opinion et les services techniques déconcentrés dans la conduite de toutes les actions entreprises en faveur des communautés. Aussi, les membres du COS ont instruit les équipes des projets/programmes à l’application stricte des dispositions des différents documents de Politiques, des Directives, des Codes et des Manuels de gestion du MOJEDEC.
Les conclusions du Conseil d’Orientation Stratégique
Selon la présidente du COS, Mahaman Balkissou, les conclusions se résument à la responsabilité hiérarchique c’est-à-dire au bureau exécutif national de l’organisation de poursuivre les activités. Pour le COS, il s’agit de participer aux activités de l’organisation ; réfléchir et proposer des activités pour la visibilité de l’organisation ; établir un répertoire d’activités ; revoir l’organisation des missions par la désignation selon la capacité et l’engagement ; définir un cahier de charge pour la répartition des taches ; encadrer les stagiaires durant leurs périodes de stages et affecter les stagiaires en fonction de leurs domaines.
Au regard de ces perspectives dégagées, l’on peut dire que le MOJEDEC se projette dans la mise en œuvre de ses plans et politiques stratégiques.

Société
CNLA : entre vigilance face au criquet pèlerin et modernisation, le Conseil d’administration fixe le cap
Ce mercredi 29 juillet 2026, le Conseil d’administration du Centre National de Lutte Anti-Acridienne (CNLA) a tenu sa session ordinaire. Conformément aux textes régissant l’établissement, il a été question de dresser le bilan de la gestion de l’institution et examiné ses perspectives. Les administrateurs ont également été alertés sur le risque de résurgence acridienne dans un contexte écologique favorable à la reproduction des criquets, avant de découvrir les infrastructures récemment réhabilitées destinées à renforcer les capacités de l’établissement.

Les travaux ont été présidés par Mahaman Sani Mamane, président par intérim du Conseil d’administration, en présence du Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, ainsi que de l’ensemble des administrateurs. Dans son allocution d’ouverture, le président par intérim a salué la mobilisation des membres du Conseil avant de rappeler le rôle stratégique du CNLA dans la protection des cultures et des pâturages, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire et à la résilience des systèmes de production du Niger.
Une vigilance renforcée face au risque acridien
« L’heure est à la vigilance », a insisté Mahaman Sani Mamane. Selon lui, les conditions écologiques actuelles demeurent favorables à la reproduction des criquets. Dans les prochaines semaines, des regroupements pourraient être observés dans les zones de reproduction estivale, avec un risque de grégarisation. À cette situation s’ajoute la possibilité d’une migration de criquets en provenance des pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest confrontés à une résurgence acridienne, ce qui exige une surveillance permanente et une capacité de réaction rapide.

Sur le terrain, la situation acridienne demeure, pour l’heure, relativement calme sur l’ensemble des aires de reproduction estivale et de grégarisation du criquet pèlerin. Toutefois, les services techniques du CNLA relèvent que des cumuls pluviométriques particulièrement importants ont été enregistrés dans le septentrion au cours des mois de mai et juin, avec des niveaux supérieurs à ceux observés à la même période en 2025.
Selon les informations remontées par le réseau de surveillance acridienne, plusieurs stations stratégiques deviennent progressivement actives, favorisées par le développement du couvert végétal, notamment dans le Nord-Tamesna et l’Est de l’Aïr. Afin d’établir une cartographie précise de la situation en ce début de campagne, le CNLA a déployé trois équipes de prospection dans les zones du Nord-Est de l’Aïr et du Tadrès. Ces missions ont permis de prospecter une superficie totale de 32 061 hectares.
Les responsables du Centre estiment que si les précipitations se poursuivent au même rythme, une augmentation significative des effectifs acridiens pourrait être observée dans les semaines à venir. À cela pourrait s’ajouter l’arrivée de populations de criquets en provenance des pays de l’Afrique du Nord-Ouest, actuellement confrontés à une résurgence acridienne, notamment si les conditions écologiques venaient à se dégrader dans ces zones.
Dans ce contexte, le CNLA estime indispensable de poursuivre et d’intensifier les opérations de prospection dans les zones à risque afin de détecter précocement toute évolution de la situation et d’éviter une infestation susceptible de compromettre la campagne agricole et pastorale du Niger.
Gestion financière et défis institutionnels examinés
Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné plusieurs dossiers relatifs à la gouvernance et au fonctionnement de l’établissement. L’ordre du jour portait notamment sur l’adoption du procès-verbal de la session précédente tenue le 23 décembre 2025, l’examen du bilan d’exécution budgétaire au 31 décembre 2025, celui arrêté au 30 juin 2026, ainsi que le projet de budget réaménagé pour l’exercice 2026.

Les échanges ont également permis d’analyser les principales difficultés auxquelles fait face le CNLA et d’explorer les perspectives de renforcement de ses ressources humaines, matérielles et financières afin d’améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.
Des infrastructures modernisées au service de la lutte antiacridienne
En marge des travaux, le Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, a conduit les administrateurs dans une visite des infrastructures récemment réhabilitées. La délégation a notamment découvert le laboratoire rénové, désormais doté d’un cadre de travail plus adapté aux activités des techniciens, chercheurs et étudiants. Les administrateurs ont également visité la nouvelle salle d’archives et de documentation, qui centralisera les fonds documentaires hérités de l’ex-OCLALAV de Zinder.
Au-delà de sa vocation documentaire, cet espace a été conçu pour accueillir des conférences, des expositions et des sessions de formation destinées aussi bien aux professionnels qu’aux étudiants et au grand public. La visite a permis aux membres du Conseil d’administration de constater les efforts engagés pour moderniser les infrastructures du Centre et renforcer ses capacités techniques, scientifiques et documentaires. Ces investissements visent à améliorer les dispositifs de veille, de surveillance et d’intervention face aux menaces acridiennes.
À travers cette session, le Conseil d’administration réaffirme la volonté du CNLA de consolider ses capacités institutionnelles et opérationnelles afin de faire face aux menaces acridiennes, dans un contexte où la protection des productions agricoles et pastorales demeure un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et la résilience des populations nigériennes.

Société
Tanda : un accord de paix scelle la réconciliation entre les communautés Dendi et Peulh
Les communautés Dendi et Peulh de la commune de Tanda dans le département de Gaya, région de Dosso ont franchi une étape décisive vers le rétablissement de la paix avec la signature, ce mercredi 15 juillet 2026, d’un accord de réconciliation destiné à mettre un terme aux tensions qui ont affecté leurs relations. La cérémonie s’est déroulée sous l’égide de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD).

Cet accord est l’aboutissement de plusieurs mois de médiation et de dialogue entre les différentes parties. Les consultations menées par la HACP et son partenaire le Dialogue Humanitaire ont permis de rapprocher les positions des acteurs communautaires et de favoriser un consensus autour d’engagements communs en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.
Au cours de la cérémonie très symbolique, les représentants des communautés Dendi et Peulh, les chefs des villages concernés ainsi que les représentants de leurs diasporas ont signé le document officialisant leur volonté de renoncer à toute forme de violence, de privilégier le dialogue pour le règlement des différends et de contribuer à la préservation d’un climat de confiance entre les populations.
La signature des garants de l’accord est venue renforcer la portée de cet engagement. Le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, le Général de brigade Amadou Diddili, le gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Allassane, le préfet du département de Gaya, le chef de canton de Gaya, l’administrateur délégué de la commune de Tanda, ainsi que des leaders religieux et des représentants des femmes et des jeunes ont tour à tour apposé leur signature sur le document.
Au-delà de son caractère symbolique, cet accord traduit la volonté des différents acteurs de consolider une paix durable dans cette partie du département de Gaya. Les signataires se sont engagés à accompagner sa mise en œuvre afin de prévenir la résurgence des conflits et de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de gestion des différends.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts déployés par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix pour promouvoir le dialogue communautaire dans les zones confrontées à des tensions sociales. Pour les populations de Tanda, cet engagement ouvre une nouvelle perspective en faveur de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement local.
SOB
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