Connect with us

Société

Gouvernance : Plaidoyer pour l’appropriation de l’avant-projet de loi portant prévention et répression de la corruption et les infractions assimilées au Niger

Published

on

Du 19 au 21 juillet 2023 à l’Hôte Galaxy de Dosso, s’est tenu un atelier de plaidoyer pour l’appropriation par les parlementaires, de l’avant-projet de loi portant prévention et répression de la corruption et les infractions assimilées au Niger. A l’issue de la rencontre, les participants ont élaboré un communiqué final.

Ø Considérant que ledit atelier a été rendu possible grâce à l’engagement de Transparency International-Niger, soutenu par le Réseau Parlementaire de Lutte contre la Corruption et la Promotion de la Bonne Gouvernance ;

Ø Considérant que ledit atelier rentre dans le cadre la mise en œuvre du projet protection de la sécurité humaine en luttant contre la corruption, l’instabilité et les conflits en partenariat avec Transparency International-Défense et Sécurité ;

Ø Conscient de l’ampleur du phénomène de la corruption au plan politique, culturel ainsi que de son caractère dévastateur dans le développement économique et social d’un pays et en sapant les efforts dans la promotion de la gouvernance sécuritaire ;

Ø Considérant le rang qu’occupe le Niger dans le classement de l’Indice de Perception de la Corruption au niveau mondial 123ème sur 180 pays de l’année 2022 avec le score de 32 points sur 100, 5ème dans l’espace UEMOA ;

Ø Considérant la nécessité de se conformer aux engagements internationaux notamment la Convention des Nations Unies de lutte contre la corruption, la Convention de l’Union Africaine de prévention et de lutte contre la Corruption et le Protocole de la CEDEAO contre la corruption, ratifiés par le Niger ;

Ø Considérant la volonté politique du Président de la République, Chef de l’Etat SEM Mohamed Bazoum, à combattre la corruption sous toutes ses formes, comme exprimée lors de son discours d’Investiture en ces termes : « le deuxième grand problème de notre gouvernance, réside dans la prévalence de pratiques de concussion et de corruption au sein de l’administration. […] Ainsi, je serai implacable contre les délinquants parce que j’ai conscience du tort que porte la corruption au développement du pays » fin de citation ;

Ø Déterminés à apporter notre contribution au renforcement de la législation garantissant la transparence, la redevabilité et l’intégrité dans tous les secteurs de la vie de la nation ;

Ø Convaincus que l’adoption d’une loi spécifique de prévention et la répression de la corruption est nécessaire pour les praticiens de la loi et pour l’ensemble des citoyens nigériens ;

Nous participants (Membres du Réseau Parlementaire pour la Bonne Gouvernance et la Lutte contre la Corruption, Représentant de Commissions Défense et Sécurité, Représentant de la Commission des Affaires Juridiques et Institutionnelles et Représentants des autres Commissions Permanentes de l’Assemblée Nationale, des Représentants de la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et des Infractions Assimilées, des Représentants des Tribunal de Grande Instance, Représentants du Comité de Veille et de Vigilance Citoyenne de Dosso et des membres de Transparency International Niger)

Recommandons :

1. L’organisation d’une journée parlementaire d’information sur l’avant-projet de loi spéciale de prévention et la répression de la corruption et les infractions assimilées ;

2. L’organisation d’un séminaire gouvernemental sur ledit Avant-Projet ;

3. La poursuite du plaidoyer, auprès du Président de la République, le Président de l’Assemblée Nationale et le Premier Ministre Chef du Gouvernement ;

4. La poursuite de la sensibilisation auprès de la société civile des médias etc.

Décidons :

1. De porter le plaidoyer pour l’adoption d’une loi portant prévention et répression de la corruption et les infractions assimilées au Niger ;

2. Enfin de s’engager résolument, à présenter cet avant-projet aux parties prenantes du processus.

Fait à Dosso le 21 Juillet 2023

Les Participants

Continue Reading

Société

Communiqué de presse du CILSS : Niamey accueille un colloque international pour repenser les liens entre climat, écosystèmes et sécurité alimentaire !

Published

on

Du 16 au 18 juin 2026, Niamey, la capitale nigérienne sera le point de convergence d’experts, de chercheurs, de décideurs politiques et de partenaires au développement venus d’Afrique de l’Ouest et du Sahel pour participer au colloque international sur le Nexus- Climat- Ecosystème- Sécurité alimentaire. Organisé par le CILSS et ses partenaires, ce colloque international entend promouvoir une approche intégrée face aux défis croissants du changement climatique, de la dégradation des écosystèmes et de l’insécurité alimentaire.

Une rencontre régionale face à des défis communs

L’événement est organisé par le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS), en collaboration avec les gouvernements des pays membres, des institutions régionales et plusieurs partenaires techniques et financiers. En effet, placée sous le thème : « Renforcer le Nexus Climat-Écosystèmes pour une souveraineté alimentaire et une résilience durable en Afrique de l’Ouest et au Sahel », cette rencontre de Niamey ambitionne de créer un cadre d’échanges et de réflexion sur les solutions à apporter aux défis environnementaux et alimentaires qui affectent la région.

Climat, biodiversité et alimentation : des enjeux étroitement liés

Depuis des décennies, le Sahel et l’Afrique de l’Ouest sont confrontés à une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes. Sécheresses récurrentes, inondations, dégradation accélérée des terres, perte de biodiversité et pression croissante sur les ressources naturelles fragilisent les moyens de subsistance de millions de personnes. Face à cette situation, les organisateurs de ce colloque estiment qu’il devient indispensable d’adopter des approches intégrées capables de prendre en compte simultanément la protection des écosystèmes, l’adaptation au changement climatique et la sécurité alimentaire.

C’est pourquoi, le colloque de Niamey réunira ainsi des responsables gouvernementaux, des chercheurs, des universitaires, des organisations paysannes, des représentants de la société civile ainsi que des experts du climat, de l’environnement et du développement.

Trois jours de réflexion et de partage d’expériences

Durant trois jours, les participants échangeront autour de plusieurs thématiques majeures, notamment les interactions entre le climat et la sécurité alimentaire, la restauration des écosystèmes, la conservation de la biodiversité, les politiques publiques, la gouvernance régionale ainsi que la valorisation des savoirs locaux et scientifiques. Les débats devraient également permettre d’identifier des stratégies communes pour renforcer la résilience des populations rurales, particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique.

Au-delà des discussions, les organisateurs espèrent que les travaux déboucheront sur des recommandations opérationnelles à destination des décideurs politiques et des acteurs du développement. Une feuille de route régionale pourrait notamment être élaborée afin d’accélérer la mise en œuvre de l’approche Nexus Climat-Écosystèmes-Sécurité alimentaire, tout en renforçant les partenariats entre les différents acteurs impliqués.

À travers cette initiative, le CILSS entend contribuer à l’émergence de solutions concertées pour bâtir des systèmes alimentaires plus résilients et préserver durablement les ressources naturelles dont dépendent les populations du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest.

Pour rappel, créé en 1973, le Comité permanent Inter-États de Lutte contre la Sécheresse dans le Sahel (CILSS) est une organisation intergouvernementale, qui œuvre pour la sécurité alimentaire, la gestion durable des ressources naturelles et l’adaptation aux changements climatiques dans les pays sahéliens et ouest-africains.

SOB

Contacts presse

Abdoulkarim DAN KOULOU, Chef UAM Communication, Information et

Documentation (CID) – CILSS ; Email : dankoulou.abdoulkarim@cilss.int – Tel. : (226) 75 05 37 77 

Abdoul Aziz BOUBACAR MAINASSARA, Chef Unité Communication,

Information et Documentation (CID) – CILSS/AGRHYMET CCR-AOS

Email : abdoulaziz.mainassara@cilss.int  – Tel. : (227) 96 43 38 99

� https://ncesar.cilss.int  – #ncesar2026 

� Facebook : https://www.facebook.com/systeme.cilss / Twitter : @cilssinfos

Continue Reading

Société

Saison des pluies 2026 : AGRHYMET écarte le scénario d’une sécheresse généralisée au Sahel

Published

on

Alors qu’un épisode majeur du phénomène climatique El Niño est en cours de développement en 2026, les experts du Centre régional AGRHYMET appellent à la prudence face aux prévisions alarmistes annonçant une sécheresse généralisée en Afrique de l’Ouest et au Sahel.

Dans une note technique publiée le 31 mai 2026, l’institution régionale souligne que la présence d’un El Niño fort ne conduit pas automatiquement à une mauvaise saison agricole dans la sous-région. Selon les spécialistes, les conditions climatiques actuelles résultent de l’interaction de plusieurs facteurs océaniques et atmosphériques dont les effets peuvent parfois se compenser.

« La présence d’un El Niño fort en 2026 ne signifie pas automatiquement une saison déficitaire sur l’ensemble du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest », indique le document.

AGRHYMET rappelle que les épisodes d’El Niño ont souvent été associés dans le passé à une baisse des précipitations et à des sécheresses dans certaines parties du Sahel. Toutefois, les recherches récentes montrent que cette relation n’est ni systématique ni uniforme. Les températures observées dans l’Atlantique tropical, la Méditerranée et l’océan Indien jouent également un rôle déterminant dans l’évolution de la saison des pluies.

L’expérience du « super El Niño » de 2015-2016 est d’ailleurs citée comme exemple. Malgré l’intensité exceptionnelle du phénomène, les précipitations enregistrées au Sahel n’avaient pas été globalement déficitaires. Certaines zones avaient même bénéficié de conditions pluviométriques favorables grâce à l’influence d’autres bassins océaniques.

Pour la campagne hivernale 2026, les prévisions font apparaître une situation contrastée selon les régions. Dans le Sahel occidental, notamment en Mauritanie, au Sénégal et dans l’ouest du Mali, les experts évoquent un risque accru de déficits pluviométriques, de longues séquences sèches et de sécheresse agricole.

En revanche, le Sahel central et oriental, comprenant le Niger, le Tchad, l’est du Mali et le centre-est du Burkina Faso, pourrait enregistrer des précipitations proches de la normale, voire supérieures à la moyenne. Cette situation pourrait toutefois s’accompagner de risques d’inondations et d’événements météorologiques extrêmes.

Les pays du Golfe de Guinée devraient également connaître des pluies normales à excédentaires avec, par endroits, des épisodes de fortes précipitations susceptibles de provoquer des inondations localisées.

AGRHYMET insiste enfin sur la nécessité de renforcer la surveillance climatique tout au long de la saison. L’institution recommande une actualisation régulière des prévisions et une meilleure utilisation des informations climatiques dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage, de la gestion de l’eau et de la prévention des catastrophes.

Pour les experts, El Niño demeure un facteur de risque important, mais ne doit pas être considéré comme l’unique déterminant de la saison des pluies 2026, qui pourrait être marquée par une forte variabilité selon les régions de l’Afrique de l’Ouest.

Souleymane Brah

Continue Reading

LES + LUS

Copyright © 2025 La Voix du Niger design Connect'Impact - Loyal Consulting.