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Société

Nation : Un géant meeting de protestation contre la résolution du parlement de l’UE sur les affaires intérieures du Niger

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Les organisations de la société civile nigérienne ont organisé, ce samedi 28 Mars 2026, à la place de la concertation de Niamey, un géant meeting pour protester contre la résolution du parlement de l’union européenne sur les affaires intérieures du Niger.

Sur place, des milliers des manifestants se sont retrouvés, hommes et femmes de tous âges confondus, répondant ainsi à l’appel de la société civile nigérienne.

En prenant la parole à cette occasion, le président de l’urgence Panafricaniste du Niger, M. Abdourahamane Oumarou a rappelé que c’est au moment où les peuples du Sahel affirment leur souveraineté que le Parlement européen s’autorise, dans une résolution empreinte de condescendance ‘’ à exiger la libération de l’ancien Président Mohamed Bazoum et à prescrire au Niger une trajectoire politique’’.

 »Nous rejetons avec fermeté cette résolution » a-t-il indiqué, soulignant que   »elle constitue une ingérence inacceptable dans les affaires d’un État souverain et traduit la persistance de réflexes paternalistes que nos peuples ont définitivement dépassés’’.

Abdourahamane Ouamarou de rappeler encore que « depuis des décennies, notre région a affronté l’insécurité, les fragilités institutionnelles, les pressions économiques et les interventions extérieures. Trop souvent, les réponses apportées n’ont pas été à la hauteur des sacrifices consentis par nos peuples ».

Aujourd’hui, a-t-il poursuivi,  » alors que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont engagé une dynamique de refondation profonde, il est inacceptable que des acteurs extérieurs prétendent en contester la légitimité. La souveraineté de nos États procède d’une volonté populaire ». 

Selon Abdourahamane Oumarou « La Confédération des États du Sahel n’est pas une alliance circonstancielle,  elle incarne une solidarité stratégique entre États et peuples frères, une volonté irréversible de reconquête de notre souveraineté politique et économique, une ambition de refonder la gouvernance au service exclusif de nos populations ».

Le Président d’urgence Panafricaniste du Niger d’indiquer que  »en ce 28 mars 2026, les peuples du Burkina Faso, du Mali et du Niger se tiennent debout, dans nos villes comme dans nos campagnes, pour exprimer, avec dignité, calme et détermination ‘’ leur aspiration à la souveraineté et l’autodétermination en soulignant que ‘’ de Niamey à Bamako, de Bamako Ouagadougou, cette mobilisation se déroule simultanément, traduisant l’unité d’action et de vision de nos peuples ».

Il a, à cet effet, salué, la solidarité exemplaire entre les peuples du Mali, du Burkina Faso et du Niger ‘’ tout en encourageant ‘’ les autorités de nos États à poursuivre, avec constance et responsabilité, la trajectoire engagée, sans céder à aucune pression’’.

Intervenant à son tour ,  le Président du Conseil Consultatif de la Refondation, Dr Mamadou Harouna Djingarey a déclaré que «  le Conseil Consultatif de la Refondation , en sa qualité de Parlement nigérien, a, depuis le 17 mars 2026, au cours d’une déclaration de son Bureau, condamné avec fermeté la résolution adoptée par le Parlement européen en date du 12 mars 2026 ».

Dr Mamadou Harouna Djingarey a rappelé que « depuis le 26 juillet 2023, notre peuple a fait un choix historique, un choix courageux, un choix irréversible ; celui de la reconquête de sa souveraineté, de sa dignité et de son indépendance réelle ».

 Aujourd’hui, a-t-il ajouté,  en ce samedi 28 mars 2026, le CCR, réaffirme  avec la plus grande fermeté sa condamnation de cette démarche inacceptable’’.

« Nous sommes aujourd’hui confrontés à une ingérence inacceptable et injustifiée émanant du Parlement européen, aucun Parlement, aucune puissance, aucun intérêt extérieur ne saurait s’ériger en donneur d’ordre au Niger ».a conclu le président du CCR.

Présent à cette manifestation, le Gouverneur de la région de Niamey, le Général de Divion Assoumane Abdou Harouna, a indiqué que c’est pendant  »cette nouvelle dynamique confédérale, dans laquelle nos pays avancent désormais, dans la dignité, consolidant leur souveraineté et leur indépendance totale, que les eurodéputés ont eu, avec une attitude irrespectueuse, inélégante,  offensante, à la limite du mépris haineux, avec une allure ordurière » à sortir leur torchon de résolution.

Selon le responsable de la ville de Niamey «  Nous devons savoir que le Niger est devenu un pays de valeur attaché à ses repères, à ses traditions et à toute évolution, à ses priorités, dans le juste respect de sa souveraineté  et du rythme  de son propre projet de société qui est sa refondation ».

Le gouverneur de la région de Niamey, le Général de Divion Assoumane Abdou Harouna d’ajouter que  »nous avons souverainement choisi de tourner le dos  à cette déviance globale dans laquelle  les États,  nos anciens amis nous avaient plongés’’, insistant que  »nous avons décidé de tourner le dos au péril de densité qui était devenu notre quotidien,  nous allons construire collectivement  un Niger fondé sur la souveraineté,  la justice  et la dignité de notre peuple ainsi que de l’esprit égal de la souveraineté des peuples ».

Notons que cette manifestation s’est déroulée en présence des membres du gouvernement, du conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP),  des acteurs de la société civile, et des leaders religieux et coutumiers.

Source: ANP

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Société

CNLA : entre vigilance face au criquet pèlerin et modernisation, le Conseil d’administration fixe le cap

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Ce mercredi 29 juillet 2026, le Conseil d’administration du Centre National de Lutte Anti-Acridienne (CNLA) a tenu sa session ordinaire. Conformément aux textes régissant l’établissement, il a été question de dresser le bilan de la gestion de l’institution et examiné ses perspectives. Les administrateurs ont également été alertés sur le risque de résurgence acridienne dans un contexte écologique favorable à la reproduction des criquets, avant de découvrir les infrastructures récemment réhabilitées destinées à renforcer les capacités de l’établissement.

Les travaux ont été présidés par Mahaman Sani Mamane, président par intérim du Conseil d’administration, en présence du Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, ainsi que de l’ensemble des administrateurs. Dans son allocution d’ouverture, le président par intérim a salué la mobilisation des membres du Conseil avant de rappeler le rôle stratégique du CNLA dans la protection des cultures et des pâturages, contribuant ainsi à la souveraineté alimentaire et à la résilience des systèmes de production du Niger.

Une vigilance renforcée face au risque acridien

« L’heure est à la vigilance », a insisté Mahaman Sani Mamane. Selon lui, les conditions écologiques actuelles demeurent favorables à la reproduction des criquets. Dans les prochaines semaines, des regroupements pourraient être observés dans les zones de reproduction estivale, avec un risque de grégarisation. À cette situation s’ajoute la possibilité d’une migration de criquets en provenance des pays d’Afrique du Nord et de l’Ouest confrontés à une résurgence acridienne, ce qui exige une surveillance permanente et une capacité de réaction rapide.

Sur le terrain, la situation acridienne demeure, pour l’heure, relativement calme sur l’ensemble des aires de reproduction estivale et de grégarisation du criquet pèlerin. Toutefois, les services techniques du CNLA relèvent que des cumuls pluviométriques particulièrement importants ont été enregistrés dans le septentrion au cours des mois de mai et juin, avec des niveaux supérieurs à ceux observés à la même période en 2025.

Selon les informations remontées par le réseau de surveillance acridienne, plusieurs stations stratégiques deviennent progressivement actives, favorisées par le développement du couvert végétal, notamment dans le Nord-Tamesna et l’Est de l’Aïr. Afin d’établir une cartographie précise de la situation en ce début de campagne, le CNLA a déployé trois équipes de prospection dans les zones du Nord-Est de l’Aïr et du Tadrès. Ces missions ont permis de prospecter une superficie totale de 32 061 hectares.

Les responsables du Centre estiment que si les précipitations se poursuivent au même rythme, une augmentation significative des effectifs acridiens pourrait être observée dans les semaines à venir. À cela pourrait s’ajouter l’arrivée de populations de criquets en provenance des pays de l’Afrique du Nord-Ouest, actuellement confrontés à une résurgence acridienne, notamment si les conditions écologiques venaient à se dégrader dans ces zones.

Dans ce contexte, le CNLA estime indispensable de poursuivre et d’intensifier les opérations de prospection dans les zones à risque afin de détecter précocement toute évolution de la situation et d’éviter une infestation susceptible de compromettre la campagne agricole et pastorale du Niger.

Gestion financière et défis institutionnels examinés

Au cours de cette session, les administrateurs ont examiné plusieurs dossiers relatifs à la gouvernance et au fonctionnement de l’établissement. L’ordre du jour portait notamment sur l’adoption du procès-verbal de la session précédente tenue le 23 décembre 2025, l’examen du bilan d’exécution budgétaire au 31 décembre 2025, celui arrêté au 30 juin 2026, ainsi que le projet de budget réaménagé pour l’exercice 2026.

Les échanges ont également permis d’analyser les principales difficultés auxquelles fait face le CNLA et d’explorer les perspectives de renforcement de ses ressources humaines, matérielles et financières afin d’améliorer l’efficacité des interventions sur le terrain.

Des infrastructures modernisées au service de la lutte antiacridienne

En marge des travaux, le Directeur général du CNLA, Seydou Zakariyaou, a conduit les administrateurs dans une visite des infrastructures récemment réhabilitées. La délégation a notamment découvert le laboratoire rénové, désormais doté d’un cadre de travail plus adapté aux activités des techniciens, chercheurs et étudiants. Les administrateurs ont également visité la nouvelle salle d’archives et de documentation, qui centralisera les fonds documentaires hérités de l’ex-OCLALAV de Zinder.

Au-delà de sa vocation documentaire, cet espace a été conçu pour accueillir des conférences, des expositions et des sessions de formation destinées aussi bien aux professionnels qu’aux étudiants et au grand public. La visite a permis aux membres du Conseil d’administration de constater les efforts engagés pour moderniser les infrastructures du Centre et renforcer ses capacités techniques, scientifiques et documentaires. Ces investissements visent à améliorer les dispositifs de veille, de surveillance et d’intervention face aux menaces acridiennes.

À travers cette session, le Conseil d’administration réaffirme la volonté du CNLA de consolider ses capacités institutionnelles et opérationnelles afin de faire face aux menaces acridiennes, dans un contexte où la protection des productions agricoles et pastorales demeure un enjeu majeur pour la sécurité alimentaire et la résilience des populations nigériennes.

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Tanda : un accord de paix scelle la réconciliation entre les communautés Dendi et Peulh

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Les communautés Dendi et Peulh de la commune de Tanda dans le département de Gaya, région de Dosso ont franchi une étape décisive vers le rétablissement de la paix avec la signature, ce mercredi 15 juillet 2026, d’un accord de réconciliation destiné à mettre un terme aux tensions qui ont affecté leurs relations. La cérémonie s’est déroulée sous l’égide de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix (HACP), avec l’appui du Centre pour le Dialogue Humanitaire (HD).

Cet accord est l’aboutissement de plusieurs mois de médiation et de dialogue entre les différentes parties. Les consultations menées par la HACP et son partenaire le Dialogue Humanitaire ont permis de rapprocher les positions des acteurs communautaires et de favoriser un consensus autour d’engagements communs en faveur de la paix, de la cohésion sociale et du vivre-ensemble.

Au cours de la cérémonie très symbolique, les représentants des communautés Dendi et Peulh, les chefs des villages concernés ainsi que les représentants de leurs diasporas ont signé le document officialisant leur volonté de renoncer à toute forme de violence, de privilégier le dialogue pour le règlement des différends et de contribuer à la préservation d’un climat de confiance entre les populations.

La signature des garants de l’accord est venue renforcer la portée de cet engagement. Le président de la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix, le Général de brigade Amadou Diddili, le gouverneur de la région de Dosso, le Colonel-major Bana Allassane, le préfet du département de Gaya, le chef de canton de Gaya, l’administrateur délégué de la commune de Tanda, ainsi que des leaders religieux et des représentants des femmes et des jeunes ont tour à tour apposé leur signature sur le document.

Au-delà de son caractère symbolique, cet accord traduit la volonté des différents acteurs de consolider une paix durable dans cette partie du département de Gaya. Les signataires se sont engagés à accompagner sa mise en œuvre afin de prévenir la résurgence des conflits et de renforcer les mécanismes locaux de prévention et de gestion des différends.

Cette initiative s’inscrit dans les efforts déployés par la Haute Autorité à la Consolidation de la Paix pour promouvoir le dialogue communautaire dans les zones confrontées à des tensions sociales. Pour les populations de Tanda, cet engagement ouvre une nouvelle perspective en faveur de la stabilité, de la cohésion sociale et du développement local.

SOB

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