Société
Qualité des services des télécoms au Niger : L’ARCEP met les opérateurs devant leurs responsabilités
Le jeudi 19 juin 2025, l’Agence de Régulation des Communications Electroniques et de la Poste (ARCEP), a organisé une conférence de presse relative à la prestation des services des compagnies de téléphonie mobiles au Niger. A travers cette rencontre qui a regroupé les responsables des quatre opérateurs de téléphonie à savoir Airtel Niger, Niger Telecoms, Zamani télécom et Moov Niger, la société American Tower Corporation (ATC), les acteurs de la société civile surtout les défenseurs des droits des consommateurs, les personnes ressources, les étudiants de l’université Abdou Moumouni de Niamey, de l’ESCEP et de l’ESSOM, l’autorité de régulation répond aux préoccupations des consommateurs à travers la création d’un cadre de débat constructif et responsable.

En situant le contexte de cette conférence de presse, le Directeur de Réseau de Service et Communication Électronique a développé que malgré les multiples initiatives de son institution, les problèmes persistent au niveau de ces opérateurs notamment appels et connexion Internet. Il est donc important d’amener les principaux acteurs d’éclairer les uns et les autres sur ces difficultés. « Face à la persistance de la situation, l’ARCEP a jugé nécessaire de réunir les principaux acteurs de l’Écosystème des communications électroniques au Niger pour discuter sans tabou mais en toute responsabilité des maux qui minent ledit secteur ».
Le Directeur de la Communication et des relations publiques de l’ARCEP Baderi Aboubacar a ajouté que conformément à ses missions, son institution a initié plusieurs activités parmi lesquelles les missions de contrôle terrain dans plusieurs localités du pays, la mise en place d’un comité multisectoriel chargé de suivi de la qualité des services dans les zones d’insécurité, les rencontres avec les défenseurs des consommateurs et les visites d’échange du Directeur général auprès des opérateurs de télécom.
Les opérateurs acceptent la mauvaise qualité des services
Il n’y a aucun doute sur les récriminations des consommateurs nigériens face aux services qu’offrent les opérateurs de téléphonie. En effet, face à l’assistance, les différents responsables à savoir Djibo Boubacar, Directeur Général Niger Télécom, Baba Ali, Directeur Général Moov Niger, Honorable Moumouni Hamani Maiga, Secrétaire Général AIRTEL Niger, Adamou Mamane Adamou, Directeur des Opérations ATC ont avoué la mauvaise qualité de leurs services. Pour eux, des obstacles expliquent cet état de fait comme la fibre optique, le problème de la logistique et surtout la situation sécuritaire du pays entre autres.
Par rapport à la fibre optique, Niger Télécom qui dispose du plus grand réseau reconnu la paralysie de ses équipements dont les premières installations datent de 2008. Pour solutionner ce problème, les opérateurs et l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP) ont souhaité l’accompagnement de l’Etat à la compagnie nationale. L’autre défi reste l’attribution de la licence 4G par l’Etat à Niger Telecom et à l’opérateur MOOV Niger.
S’agissant de l’énergie, un autre obstacle à la fourniture des services, le Directeur des Opérations ATC Adamou Mamane Adamou a indiqué que : « Tant que la souveraineté énergétique continue à faire défaut, tant que nous ne sommes pas à 100% souverain en matière d’énergie, aucun des opérateurs ne peut assurer une meilleure qualité de services ».
La situation sécuritaire reste un défi majeur pour ces opérateurs surtout dans les zones d’insécurité. Outre l’interruption des services, les dégâts sont causés au niveau de plusieurs sites comme indiqué par le Directeur Général de Zamani Télécom : « A l’heure où je vous parle, nous avons 42 sites vandalisés par des terroristes, ça équivaut à 6 milliards de F CFA d’investissement que nous avons perdus à jamais. On ne peut pas récupérer ces sites-là… ».
Le Secrétaire Général d’Airtel-Niger, Honorable Moumouni Hamani Maiga lui est revenu sur le problème logistique surtout dans le retard enregistré dans l’acheminement de matériels.
A côté de ces difficultés, ces opérateurs ont aussi présenté les investissements faits au cours de ces deux dernières années. Des milliards ont été investis pour améliorer la qualité des services.C’est dire que cette conférence de presse organisée par ARCEP a permis de mieux comprendre les difficultés liées à la fourniture des services des opérateurs de téléphonie mobile.

Société
Communiqué de l’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste
L’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste (ARCEP) a relevé sur les réseaux sociaux des récits faisant cas de chantage, d’extorsion de fonds et d’utilisation de données à caractère personnel lors de l’installation de terminaux Stranlink à des particuliers.
L’ARCEP a l’honneur de rappeler que, conformément à la loi n°2028-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger, modifiée et complètée par l’ordonnance n°2022-04 du 13 janvier 2022 en son article 34, « l’installation de tout équipement terminal devant être raccordé à un réseau ouvert au public requiert la délivrance d’un agrément d’installation ».
Les personnes qui exercent l’activité d’installateur d’équipements de communication électronique sans agrément d’installateur, encourent les sanctions prévues par la loi.
En conséquence, l’ARCEP demande aux utilisateurs de s’assurer que l’installateur est habilité à connecter et à mettre en service des terminaux Stranlink, afin d’éviter tout désagrément.
Fait à Niamey, le 08 avril 2026
La Direction Générale
Madame Moussa Zeinabou Seyni

Société
DSSR des adolescents et des jeunes au Niger : la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale renforce les capacités des acteurs clés sur la clarification des valeurs et la transformation des attitudes
Du 25 au 27 mars 2026, la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale (CAR/PF), avec l’appui financier de Marie Stopes International, a organisé à Niamey et à Tillabéry deux ateliers régionaux dédiés à la clarification des valeurs et à la transformation des attitudes au profit des acteurs clés.
Ces ateliers s’inscrivent dans une dynamique de renforcement des capacités des parties prenantes en vue d’une mise en œuvre plus efficace des politiques et programmes relatifs à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (DSSRAJ).
Au total, environ 60 participants, soit 30 par région, ont pris part à ces assises. Ils étaient issus de divers horizons, notamment les services déconcentrés de l’État (santé, jeunesse, promotion de la femme, éducation, justice, forces de sécurité), les structures sanitaires, les organisations de la société civile, les associations de jeunes, les leaders communautaires et religieux, les médias locaux ainsi que les partenaires techniques intervenant dans le domaine des DSSR.
Au Niger, une analyse participative des politiques nationales relatives aux DSSRAJ et au genre, conduite à travers des ateliers régionaux, a permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs entravant leur mise en œuvre effective. Parmi ceux-ci figurent la persistance de normes socioculturelles, de croyances et de perceptions qui influencent fortement les attitudes et les pratiques des acteurs vis-à-vis des questions liées à la santé sexuelle et reproductive, au genre et aux droits des adolescents et des jeunes.
À travers ces ateliers, la CAR/PF vise à amener les participants à examiner de manière critique l’influence de leurs propres valeurs, croyances et perceptions sur les DSSR. Il s’agit également d’identifier les normes sociales et les attitudes susceptibles de constituer des obstacles à l’accès des adolescents et des jeunes à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité.
En outre, les échanges ont permis de promouvoir l’adoption d’attitudes positives, inclusives et respectueuses des droits des adolescents et des jeunes, tout en renforçant l’engagement des acteurs en faveur de la promotion des DSSR aux niveaux communautaire et institutionnel.
Facilités par des experts du domaine, les ateliers ont reposé sur une approche participative et interactive combinant des présentations dynamiques, des exercices de clarification des valeurs, des travaux de groupe, des études de cas, des mises en situation et des débats guidés. Cette démarche a permis aux participants de mieux comprendre les concepts liés aux DSSR, au genre et aux droits des adolescents et des jeunes, tout en développant des attitudes plus favorables à leur promotion et à l’égalité de genre.
Il faut noter que la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale au Niger (CAR/PF Niger) est la faîtière d’organisations de la société civile au Niger engagée pour renforcer la gouvernance et l’accès à la santé sexuelle et reproductive. Elle œuvre à améliorer le taux de prévalence contraceptive en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et des partenaires internationaux.
SOB
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