Société
Trafic illicite de l’or au Niger : L’Association Nigérienne de Lutte contre la Corruption-section de Transparency International exige la lumière sur le scandale
Le Conseil Exécutif National de l’Association Nigérienne de Lutte contre la Corruption – section de Transparency International (CEN/ANLC/TI-Niger) a rendu publique, ce jeudi 18 janvier 2024 une déclaration à son siège. Cette sortie médiatique est relative au trafic illicite de l’or relevé il y a quelques jours à l’aéroport international Diori Hamani de Niamey.

Dans cette déclaration lue par son président Maman Wada, Transparency section du Niger a réaffirmé son indignation face à ce scandale autourdes activités de commercialisation frauduleuse de l’Or au Niger. « Cette affaire révèle des pratiques corruptives à grande échelle dans la chaine de gestion des autorisations d’exploitation et de commercialisation des ressources aurifères. Des informations ont fuité à partir du constat de changement des agents de sécurité aéroportuaires de Niamey intervenu au cours de la première semaine du mois de janvier ».
En se référant à l’analyse de l’étude de cadrage sur l’amélioration de la prise en compte du secteur minier artisanal et de petite échelle de l’Initiative pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE-Niger) réalisée en novembre 2022, qui précise que : « le Niger a exporté officiellement 235,6 kg d’or pour une valeur de 9,7 millions d’Euros », alors que des investigations à partir de Dubaï montrent que « les Émirats Arabes Unis ont réellement importé 11,8 tonnes d’or d’une valeur de 457 millions d’Euros en provenance du Niger. Les exportations réelles d’or du Niger en direction de Dubaï (Emirats Arabes Unis) ont atteint jusqu’à 34,26 tonnes pour une valeur totale de 1 743,5 millions Dollars américains en 2020 tandis que seulement 18,2 tonnes » ont été déclarées au ministère des mines au cours de la même année. Pour Transparency section du Niger cette différence : « de 16,06 tonnes entre la quantité d’or réellement déclarée et la quantité ayant quitté le Niger justifie que nous sommes au cœur de la grande corruption qui se manifeste notamment par le commerce illicite de l’or et/ou la commercialisation de l’or illicite ».
C’est pourquoi, Transparency section du Niger s’inquiète sur le flou entretenu autour de ce scandale : « l’opinion publique se posait des questions sur les propriétaires réels de ces lingots d’or qui sont la source de ce scandale. Qu’est-ce qui peut bien justifier l’absence d’une communication officielle autour de cette affaire ? Seulement, sans avoir de réponses aux multiples interrogations suscitées par l’Affaire Or de l’aéroport de Niamey, on apprend encore la saisie de 1 400 Kg d’Or dont la valeur est estimée à près de soixante (60) milliards de Francs CFA à l’aéroport d’Addis-Abeba en provenance du Niger ».
Tout en condamnant ce scandale, Transparency section du Niger demande aux pouvoirs publics de mettre un mécanisme rigoureux et transparent de contrôle de l’exploitation artisanale et de la commercialisation de l’or du Niger et surtout demande que toute la lumière soit faite sur cette affaire et toutes les autres affaires de malversations, de fraudes, de corruption, etc. et d’engager des poursuites judiciaires pour sanctionner les responsables de ce trafic illicite des ressources aurifères.
Société
Societé:Café débat à Mayahi : Des échanges fructueux autour de la problématique des VBG assortis de l’engagement des chefs coutumiers à combattre le phénomène
Le Palais du Chef de Canton de Mayahi, l’honorable Gado Sabo, a servi de cadre, le samedi 29 novembre 2025, à l’organisation d’un Café débat en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre. Initié par le Réseau « Alliance Droits et Santé (ADS) » en partenariat avec le Canton de Mayahi, l’activité vise à poser un vrai débat autour des leaders coutumiers, chefs religieux et leaders d’opinion sur la problématique des violences basées sur le genre (VBG) et les sensibiliser les obstacles qu’elles constituent pour la jouissance des Droits humains par les femmes et les filles qui sont les plus touchées par ces pratiques discriminatoires.

Dans le discours qu’il a prononcé à cette occasion, l’honorable Chef de Canton de Mayahi a d’abord salué l’initiative et son caractère pédagogique pour l’ensemble de la communauté. Ce Café débat, dira-t-il, constitue un cadre approprié pour engager des discussions fructueuses et des échanges constructifs autour de ces pratiques socioculturelles discriminatoires. Des pratiques discriminatoires qui se dressent comme « obstacle à l’exercice des droits fondamentaux ainsi qu’au développement social et économique de nos États », a-t-il souligné.
Ces inégalités, ou disons ces violences, a expliqué l’honorable Gado Sabo, « peuvent revêtir plusieurs formes : physique, sexuelle, psychologique (émotionnelle), verbale, socioéconomique ou culturelle », ajoutant qu’elles sont « fréquentes aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain ».
Selon une étude réalisée en 2021, citée par l’honorable Chef de Canton de Mayahi, « la prévalence globale des VBG au cours de la vie est de 29,0%, soit respectivement 38,2% chez les femmes et 16,3% chez les hommes ».
Des statistiques qui démontrent aisément que la violence à l’égard de la femme connaît une recrudescence sans précèdent malgré qu’elle constitue une violation des droits humains, causant une dépendance, une privation et un préjudice à la femme.
Au Niger, a renchéri l’honorable Gado Sabo, « les violences basées sur le genre sont malheureusement exacerbées par la situation sécuritaire qui sévit dans le pays », engendrant toute une panoplie de conséquences sur les droits des femmes, notamment la surexposition des femmes déplacées aux violences sexuelles et autres abus dans les milieux d’accueil.
A toutes ces violences, vient s’ajouter le mariage d’enfants qui constitue une autre forme de violence basée sur le genre, malheureusement très pratiquée au Niger où des statistiques font état de « 76% des filles qui sont mariées avant l’âge de 18 ans, et 28% avant l’âge de 15 ans ».
Des chiffres alarmants qui interpellent à plus d’un titre. Pour l’honorable Gado Sabo, « ces pratiques sont inacceptables et nous interpellent à agir ensemble pour y mettre fin », car il s’agit, a-t-il expliqué, d’une « violation des droits de l’enfant, privant les filles de leur enfance, de leur éducation et de leur avenir » et ce, malgré « les efforts considérables fait par l’Etat du Niger dans le domaine de la lutte contre les violences basées sur le genre et le mariage d’enfants », a déploré le Chef de Canton de Mayahi.
Au rang de ces efforts, l’honorable Gado Sabo a évoqué « l’élaboration par le Niger de la stratégie nationale de prévention et de réponses aux violences basées sur le genre et aux abus et exploitations sexuels (VBG/PSEA) ainsi que son plan opérationnel 2024-2028 », puis « le plan stratégique national pour mettre fin au mariage des enfants au Niger 2024-2028 avec des objectifs clairs et des actions concrètes pour protéger les droits des enfants, en particulier des jeunes filles ».
Ces efforts, a-t-il dit, « méritent d’être poursuivis à tous les niveaux », avant de souligner pour sa part, qu’en acceptant de parrainer ce Café débat en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre, « je viens de montrer l’engagement des leaders coutumiers et de l’Etat àpromouvoir et à protéger les droits des femmes et des jeunes filles où qu’elles soient : en milieu urbain ou en milieu rural », tout en rappelant que « les plus hautes autorités de la République font de la réalisation des droits humains en général et des droits des femmes et des jeunes filles en particulier, une de leurs priorités ».
En concluant son propos, l’honorable Chef de Canton de Mayahi a mis à profit cette activité pour lancer un appel à tous, « leaders coutumiers et religieux, partenaires Techniques et Financiers (PTF), ONG et Associations de jeunes et de femmes à consentir encore plus d’efforts et de soutien pour aider les femmes et les jeunes filles d’aujourd’hui d’en finir avec les inégalités de genres ».
Aux termes de ce Café débat, le point focal de l’ONG ASMADE au Niger, M. Lawali Amadou s’est félicité du succès enregistré par cette activité, la qualité des échanges et surtout l’engagement des leaders coutumiers à s’engager davantage dans la promotion des Droits des femmes et des filles, à travailler aussi en synergie pour combattre les violences basées sur le genre qui « constituent une des pires violations des Droits humains fondamentaux », et à œuvrer pour que « nous arrêtons d’être des auteurs ».
Souleymane Brah
Société
Meilleurs acteurs du développement : Catégorie Ministres : Le Colonel Mahaman Elhadj Ousmane récompensé !
C’est devenu une constante, presque une tradition établie, à chaque palmarès, classement ou bilan annuel, le nom du colonel Mahaman Elhadj Ousmane s’affiche, des fois plébiscitées, des fois promues, la plupart des temps cité.

Observateurs, laboratoires d’analyses, cercles de réflexions, comités techniques, tous sont unanimes à reconnaître l’engagement d’homme, la ténacité d’un leader et le charisme d’un responsable toujours sur le chantier du développement. C’est à l’œuvre qu’on reconnaît l’artisan dit-on et le colonel Mahaman Elhadj Ousmane ne fait pas exception à la règle.
Loin des salons douillets, l’homme est constamment sur le terrain. Comme un explorateur, il a sillonné tous les coins et recoins du Niger, échangé avec toutes les couches socioprofessionnelles surtout agro-pastorales, présenté des communications à tous les foras et défendu des dossiers clés avec des partenaires stratégiques (à la clé la note de satisfaction des Nations Unies).
Parmi les actions marquantes conduites sous son mandat figurent :
– La relance du programme national d’irrigation pour mieux exploiter le potentiel hydro-agricole du pays ;
– Le soutien accru aux organisations paysannes et pastorales à travers surtout l’encadrement technique ;
– La promotion de l’agro-industrie locale, afin de valoriser la production nationale et créer des emplois pour les jeunes ;
– Et la mise en place de stratégies d’adaptation au changement climatique, particulièrement dans les zones sahéliennes.
Ces initiatives traduisent la volonté du Ministre de positionner le Niger sur la voie de la souveraineté alimentaire et du développement durable, en cohérence avec la vision du CNSP pour un État fort, productif et résilient.
Il n’y a donc rien de surprenant qu’il reçoive cette énième distinction lors de la soirée de gala des meilleurs acteurs du développement au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi de Niamey ce vendredi 10 octobre 2025.
SOB
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