Société
Académie féministe : la 2ᵉ cohorte baptisée Dr Fatoumata Adelle Barry
Le vendredi 13 mars 2026 s’est tenue, dans la salle Ténéré de l’hôtel Bravia à Niamey, la cérémonie de clôture du programme de la deuxième cohorte de l’Académie féministe. Porté par la Ligue nigérienne des droits des femmes, en partenariat avec l’Association des jeunes filles et femmes pour la santé de la reproduction (AJFSR) et Women in Nexus, ce programme vise à offrir une formation intensive de six mois à dix jeunes femmes. Il leur permet de disposer d’un espace d’expression, d’éducation politique et surtout de contribuer à la formation d’une nouvelle génération de féministes engagées et conscientes.

Dans son discours de bienvenue, la vice-présidente de la Ligue nigérienne des droits des femmes et présidente de l’Association des jeunes filles et femmes pour la santé de la reproduction, Kadiatou Idani, a expliqué le sens et la portée de cette initiative.
« L’Académie féministe est une histoire que nous avons commencé à écrire ensemble. C’est une manière de partager ce que nous avons appris et ce que nous continuons d’apprendre avec nos membres et nos jeunes sœurs. L’objectif est qu’ensemble nous puissions questionner non seulement le statu quo, mais aussi les réalités auxquelles nous sommes confrontées en tant que femmes et filles, afin de poursuivre nos rêves », a-t-elle déclaré.

Elle a également indiqué que le choix du nom de la marraine de cette deuxième cohorte, Dr Adelle Barry, n’est pas fortuit.
« C’est pour que chacune d’entre vous puisse réaliser ce qu’elle aspire à devenir, comme Adelle est en train de le faire quelque part dans le monde. Chaque jour, vous pourrez trouver en elle une source d’inspiration en tant que jeune femme et militante féministe qui a su se frayer un chemin dans un monde encore fortement patriarcal », a-t-elle ajouté.
De son côté, la représentante des lauréates, Hannatou Arzaké, a exprimé, au nom de toute la promotion, sa reconnaissance et sa gratitude à la Ligue nigérienne des droits des femmes, à l’AJFSR et à Women in Nexus pour cette opportunité unique dans leur parcours.
« Il y a six mois, nous étions simplement des femmes réunies dans une même salle. Aujourd’hui, nous sommes devenues une force. Nous sommes arrivées avec des parcours différents, des histoires parfois lourdes et des rêves parfois timides. Certaines d’entre nous doutaient, d’autres cherchaient leur voie, tandis que d’autres espéraient simplement apprendre quelque chose de nouveau. Mais ce que nous avons trouvé ici dépasse largement ce que nous imaginions. La Ligue nigérienne des droits des femmes ne nous a pas seulement formées. Pendant ces six mois, nous avons acquis des compétences, notamment en matière de droits, de leadership, de gestion et d’engagement. Nous avons développé nos capacités intellectuelles et professionnelles, mais surtout nous avons grandi. Nous avons appris à prendre la parole sans trembler, à défendre nos idées sans nous excuser et à croire que notre voix compte », a-t-elle affirmé.
En prononçant le discours de clôture, la présidente de la Ligue nigérienne des droits des femmes, Souweiba Ibrahim, a félicité les participantes de cette promotion tout en remerciant les partenaires pour leur accompagnement.
Elle s’est dite particulièrement heureuse de constater l’engagement et la détermination des jeunes femmes ayant pris part à ce programme, saluant les progrès réalisés au cours des six mois de formation.

Notons que cette cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs invités et partenaires de la Ligue nigérienne des droits des femmes, notamment les responsables du Service central de protection des mineurs et des femmes de la Police nationale, ainsi que ceux de la Cellule de protection des mineurs et des femmes de la Gendarmerie nationale. Les ambassadrices d’Espagne et du Royaume-Uni au Niger ont également pris part à l’événement.


Société
Communiqué de l’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste
L’Autorité de Régulation des Communications Électronique et de la Poste (ARCEP) a relevé sur les réseaux sociaux des récits faisant cas de chantage, d’extorsion de fonds et d’utilisation de données à caractère personnel lors de l’installation de terminaux Stranlink à des particuliers.
L’ARCEP a l’honneur de rappeler que, conformément à la loi n°2028-45 du 12 juillet 2018 portant réglementation des communications électroniques au Niger, modifiée et complètée par l’ordonnance n°2022-04 du 13 janvier 2022 en son article 34, « l’installation de tout équipement terminal devant être raccordé à un réseau ouvert au public requiert la délivrance d’un agrément d’installation ».
Les personnes qui exercent l’activité d’installateur d’équipements de communication électronique sans agrément d’installateur, encourent les sanctions prévues par la loi.
En conséquence, l’ARCEP demande aux utilisateurs de s’assurer que l’installateur est habilité à connecter et à mettre en service des terminaux Stranlink, afin d’éviter tout désagrément.
Fait à Niamey, le 08 avril 2026
La Direction Générale
Madame Moussa Zeinabou Seyni

Société
DSSR des adolescents et des jeunes au Niger : la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale renforce les capacités des acteurs clés sur la clarification des valeurs et la transformation des attitudes
Du 25 au 27 mars 2026, la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale (CAR/PF), avec l’appui financier de Marie Stopes International, a organisé à Niamey et à Tillabéry deux ateliers régionaux dédiés à la clarification des valeurs et à la transformation des attitudes au profit des acteurs clés.
Ces ateliers s’inscrivent dans une dynamique de renforcement des capacités des parties prenantes en vue d’une mise en œuvre plus efficace des politiques et programmes relatifs à la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes (DSSRAJ).
Au total, environ 60 participants, soit 30 par région, ont pris part à ces assises. Ils étaient issus de divers horizons, notamment les services déconcentrés de l’État (santé, jeunesse, promotion de la femme, éducation, justice, forces de sécurité), les structures sanitaires, les organisations de la société civile, les associations de jeunes, les leaders communautaires et religieux, les médias locaux ainsi que les partenaires techniques intervenant dans le domaine des DSSR.
Au Niger, une analyse participative des politiques nationales relatives aux DSSRAJ et au genre, conduite à travers des ateliers régionaux, a permis de mettre en lumière plusieurs défis majeurs entravant leur mise en œuvre effective. Parmi ceux-ci figurent la persistance de normes socioculturelles, de croyances et de perceptions qui influencent fortement les attitudes et les pratiques des acteurs vis-à-vis des questions liées à la santé sexuelle et reproductive, au genre et aux droits des adolescents et des jeunes.
À travers ces ateliers, la CAR/PF vise à amener les participants à examiner de manière critique l’influence de leurs propres valeurs, croyances et perceptions sur les DSSR. Il s’agit également d’identifier les normes sociales et les attitudes susceptibles de constituer des obstacles à l’accès des adolescents et des jeunes à des services de santé sexuelle et reproductive de qualité.
En outre, les échanges ont permis de promouvoir l’adoption d’attitudes positives, inclusives et respectueuses des droits des adolescents et des jeunes, tout en renforçant l’engagement des acteurs en faveur de la promotion des DSSR aux niveaux communautaire et institutionnel.
Facilités par des experts du domaine, les ateliers ont reposé sur une approche participative et interactive combinant des présentations dynamiques, des exercices de clarification des valeurs, des travaux de groupe, des études de cas, des mises en situation et des débats guidés. Cette démarche a permis aux participants de mieux comprendre les concepts liés aux DSSR, au genre et aux droits des adolescents et des jeunes, tout en développant des attitudes plus favorables à leur promotion et à l’égalité de genre.
Il faut noter que la Coalition des Acteurs pour le Repositionnement de la Planification Familiale au Niger (CAR/PF Niger) est la faîtière d’organisations de la société civile au Niger engagée pour renforcer la gouvernance et l’accès à la santé sexuelle et reproductive. Elle œuvre à améliorer le taux de prévalence contraceptive en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique et des partenaires internationaux.
SOB
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