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Média : Les membres de l’ONC entrent en fonction

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Ce vendredi, 21 novembre 2025, les membres de l’Observatoire National de la Communication (ONC) ont presté serment devant la Cour d’État. C’était au cours d’une audience solennelle en présence du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les Institutions et de plusieurs autres invités. A l’entame de son entrée en fonction, le Président de l’ONC Ibrahim Manzo Dialla a prononcé un discours.

Discours prononcé par le nouveau Président de l’Observatoire National de la Communication (ONC) M. Ibrahim Manzo DIALLO après la prestation de serment

Monsieur le Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargé des Relations avec les Institutions,

Monsieur le Représentant du Ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information,

Madame, Messieurs les membres de l’Observatoire National de la Communication (ONC),

Mesdames, Messieurs les personnels technique et administratif de l’ONC,

Mesdames, Messieurs de la Presse,

Distingués invités,

Chère assistance, Bonjour !

C’est avec une profonde gratitude et un sens élevé du devoir que nous, membres de l’ONC, entrons aujourd’hui en fonction.

Permettez-moi, en premier lieu, de remercier les plus hautes autorités de notre pays pour la confiance qu’elles ont placée en nos modestes personnes.

Nous recevons cette responsabilité comme un Appel à servir, dans un contexte marqué par de grands défis pour notre secteur. Ces derniers ont pour noms : la lutte contre la désinformation, l’accès équitable à une information fiable, la viabilité économique des médias, la gestion de l’information liée à la sécurité, et la préservation de la liberté de la presse dans le respect de l’éthique et de la déontologie, le tout dans un contexte sécuritaire des plus difficiles.

Des défis certes immenses, mais pas insurmontables. Ils appellent néanmoins à une prise de conscience et à une responsabilisation de tous les acteurs et à tous les niveaux.

Notre institution a traversé, faut-il le rappeler, une période de léthargie institutionnelle, marquée par la suspension des contrats d’une partie de son personnel, une fragilité du fonctionnement administratif et un ralentissement des activités essentielles dans tous les secteurs.

Nous sommes conscients que cette situation a affecté non seulement l’ONC, mais aussi les acteurs des médias, qui attendent beaucoup d’un organe de régulation actif, proche et réactif.

Aujourd’hui, cette installation marque un tournant. Elle symbolise la volonté des autorités du pays, avec à sa tête Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République,Chef de l’Etat, et SEM Ali Mahamane Lamine Zeine, Premier ministre, de redonner souffle et crédibilité à l’Observatoire, et de réactiver ses missions de veille, de conseil et de soutien aux médias — dans un environnement où la désinformation, les discours de haine et la manipulation de l’opinion fragilisent la cohésion sociale.

Mes collègues et moi nous engageons à œuvrer pour :

· la remobilisation du personnel de l’ONC et le renforcement de ses capacités ;

· la restructuration de l’institution en vue d’une plus grande efficacité ;

· la lutte contre la désinformation ;

· l’accompagnement des médias dans la production de contenus fiables et la couverture professionnelle des enjeux de notre société ;

· et le renforcement de la coopération avec les acteurs nationaux et internationaux, afin de bâtir ensemble un paysage médiatique responsable et durable.

Oui, nous nous engageons à faire de l’ONC un cadre de concertation, de veille et d’action au service des professionnels des médias et des citoyens.

Notre priorité sera d’accompagner les médias dans leur rôle d’informer, de former, d’éduquer, du renforcement du patriotisme, de la souveraineté, de la paix et de la cohésion sociale.

Mes collègues et moi, membres de l’ONC, tendons la main à tous : institutions partenaires, professionnels des médias, société civile et partenaires techniques. Car c’est ensemble que nous pourrons redonner confiance à nos concitoyens dans leur droit légitime à une information crédible, équilibrée et surtout accessible.

Oui, c’est ensemble que nous pouvons aider les autorités de la Refondation à asseoir une nation libre, solidaire et prospère, dans laquelle le devoir d’informer ne sera point une menace, mais une contribution citoyenne.

Mesdames, Messieurs,

Je saisis cette opportunité pour exprimer, avec la plus haute considération, ma profonde reconnaissance à l’ensemble du personnel administratif de l’Observatoire National de la Communication, dont le sens du devoir, la loyauté, la résilience et l’engagement exemplaire ont contribué à la survie, au rayonnement et à la crédibilité de notre institution.

J’adresse également un hommage sincère aux Présidents qui, au fil des mandats, se sont succédé à la tête de l’institution. Leur vision éclairée, leur dévouement et leur constant souci de renforcer les fondements de la régulation ont permis de bâtir une institution solide, respectée et résolument tournée vers l’avenir. Leur héritage demeure une source d’inspiration et trace la voie pour la poursuite du développement harmonieux et durable de notre mission au service de la Nation.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

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Journée mondiale du fact-checking : un rempart essentiel contre la désinformation au Niger !

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Lancée en 2010 par l’International Fact-Checking Network, la Journée mondiale du fact-checking, célébrée chaque 2 avril, vise à sensibiliser le public à l’importance de lutter contre la désinformation et à promouvoir une information fiable, crédible et vérifiée. Aujourd’hui plus que jamais, la vérification des faits est devenue indispensable pour distinguer la vérité des fausses informations surtout sur les plateformes numériques.

Réseaux sociaux : accélérateurs de désinformation

Avec l’essor des réseaux sociaux comme WhatsApp, Facebook ou TikTok, les informations circulent à une vitesse fulgurante. Malheureusement, les contenus trompeurs ou non vérifiés se propagent souvent plus rapidement que les informations fiables. Ces fausses informations peuvent : • Créer la panique ; • Influencer l’opinion publique ; • Alimenter les tensions sociales ; • Fragiliser la confiance entre citoyens Ainsi, la désinformation constitue une véritable menace pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Le Niger face à une guerre informationnelle Depuis que notre pays est engagé dans la quête de sa pleine et en entière souveraineté, le pays fait face à une véritable guerre informationnelle. Rumeurs, manipulations, propagandes et contenus sortis de leur contexte circulent massivement, notamment sur les réseaux sociaux. Ces pratiques peuvent : • Attiser les tensions communautaires • Désorienter les populations • Affaiblir les institutions • Nuire aux efforts de stabilisation et de développement.

Dans ce contexte, la lutte contre la désinformation devient une responsabilité individuelle et collective pour chaque nigérien.

Adopter les bons réflexes face à l’information

Pour naviguer en toute sécurité dans cet environnement informationnel complexe, chaque citoyen doit développer son esprit critique et adopter des réflexes simples : • Vérifier la source de l’information ; • Analyser la date et le contexte ; • Croiser avec plusieurs médias fiables ; • Se méfier des titres sensationnalistes ; • Vérifier l’authenticité des images et vidéos ; • Utiliser des outils et plateformes de fact-checking.

Chaque citoyen au service de la Nation!

Dans un monde où l’information est une arme, chaque citoyen devient un ambassadeur de son pays. Avant de partager une information surtout relayée sur les réseaux sociaux, il est essentiel de se poser une question simple : est-ce que cette information est fiable ? Est-ce qu’elle est utile pour mon pays ? Quelle serait la conséquence de mon partage ? Dans cette optique, promouvoir la vérification des faits, lutter contre les fake news et sensibiliser aux bonnes pratiques numériques sont des actions indispensables pour préserver un espace public sain et renforcer la cohésion sociale. En conclusion, face à la désinformation, la vigilance de chaque citoyen est une meilleure défense. Il est important d’adopter des bonnes pratiques et démentir toute fausse information. Cela va contribuer davantage aux efforts de l’État pour garantir aux citoyens la bonne et la vraie information.

Souleymane Oumarou Brah, Journaliste – Fact checker- fondateur de NigerCheck

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AIJC 2025 : Le plus grand rendez-vous du journalisme d’investigation en Afrique

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Tenue à Johannesburg du 5 au 7 novembre 2025, la Conférence africaine sur le journalisme d’investigation (AIJC) a réuni les principaux journalistes d’investigation du continent. Organisée par le Wits Centre for Journalism à Johannesburg, en Afrique du Sud, cette conférence est devenue l’événement incontournable pour échanger sur des enquêtes marquantes, partager des outils et techniques innovantes, et explorer les dernières avancées technologiques au service du journalisme d’investigation en Afrique.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Fatou BENSOUDA, Haut-commissaire de la Gambie au Royaume-Uni, qui a souligné l’importance de la liberté de la presse et de la quête de vérité dans la région.

À l’Université Wits, Dr Dinesh Balliah, directeur du Wits Centre for Journalism, a prononcé un discours percutant sur les défis et les opportunités du journalisme d’investigation en Afrique. Pendant trois jours, les participants ont pu réseauter, partager leurs expériences, célébrer des travaux remarquables, et échanger lors d’ateliers, masterclasses et séminaires.

Parmi les thèmes clés abordés figuraient l’intelligence artificielle, la sécurité des données et des journalistes, le journalisme d’investigation sous couverture, la vérification des faits (fact-checking), la protection des lanceurs d’alerte, ainsi que le financement du terrorisme. Ces sujets reflètent les réalités complexes auxquelles font face les journalistes d’investigation aujourd’hui.

Les sessions de travail ont permis à divers intervenants d’approfondir leur réflexion sur la mission essentielle des journalistes, tout en présentant des outils techniques avancés pour mener des enquêtes rigoureuses et efficaces.

Le point d’orgue de la conférence a été la remise du prix du journalisme d’investigation africain 2025, avec trois finalistes représentant le Ghana, la Gambie et l’Afrique du Sud. Le jury, composé de figures emblématiques telles que Beauregard Tromp (concepteur de l’AIJC, Afrique du Sud), Gwen Lister (avocate de la liberté de la presse, Namibie), Maggie Michael (journaliste, Égypte), Fernando Lima (rédacteur en chef de Zitamar News, Mozambique) et Hamadou Tidiane Sy (formateur sénégalais), a récompensé les reportages ayant révélé des histoires inédites et dénoncé les abus de pouvoir à travers le continent.

La première place a été attribuée à Dewald van Rensburg d’amaBhungane (Afrique du Sud), pour une série d’enquêtes minutieuses dévoilant le fonctionnement occulte du secteur financier souterrain de l’or et du commerce illicite associé. Cette enquête a mis en lumière l’échec flagrant des régulateurs et la corruption institutionnelle ayant permis une industrie de l’or illégale prospérant notamment à travers la fraude fiscale. L’enquête a révélé comment ce système a drainé plusieurs milliards de rands du fisc et comment les acteurs clés œuvraient à blanchir leurs fonds à l’étranger.

Beauregard Tromp a salué l’impact de Fatou Bensouda : « Elle a marqué durablement la poursuite de la justice et la promotion des principes démocratiques. Elle a transformé notre manière d’utiliser des instruments juridiques internationaux pour imposer la responsabilité et rendre des comptes. »

L’atelier intensif de trois jours a également exposé aux participants les techniques les plus récentes du journalisme d’investigation, notamment la criminalistique numérique avancée, l’utilisation des outils OSINT, la géolocalisation, la chronolocalisation, et les meilleures pratiques en journalisme de données. Les participants de cette masterclass ont été sélectionnés parmi plus de 400 candidatures issues des médias imprimés, en ligne, de la radiodiffusion, ainsi que des unités spécialisées en journalisme d’investigation et en vérification des faits.

L’AIJC 2025 a également rendu hommage à Carlos Cardoso, journaliste mozambicain assassiné en 2000 alors qu’il enquêtait sur la corruption. La conférence commémorative annuelle Carlos Cardoso, soutenue par la Faculté des sciences humaines de l’Université Wits, perpétue sa mémoire et son engagement pour la vérité.

Pour les participants, cette rencontre a constitué une opportunité précieuse d’apprendre auprès des meilleurs spécialistes, de saisir les tendances qui façonneront l’avenir du journalisme et de s’approprier les outils essentiels à des enquêtes impactantes.

La prochaine édition de l’AIJC se tiendra au Kenya, poursuivant cette dynamique d’excellence et de collaboration au service de la transparence en Afrique.

Mounkaila ALI
  Participant AIJC 2025

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