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Médias : Le Président de l’Assemblée Nationale a reçu en audience le bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse

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Ce mardi 26 Octobre 2021, le Président de l’Assemblée Nationale SE Seyni Oumarou a reçu en audience le bureau du Conseil d’Administration de la Maison de la Presse conduit par son président Ibrahim Harouna. Au cours de cette rencontre qui s’est déroulée en présence du directeur de cabinet Lamido Harouna, plusieurs sujets ont été abordé dont entre autres la loi sur la cybercriminalité, la situation économique des médias, le fonds d’aide à la presse.

Après avoir félicité le Président de l’Assemblée Nationale pour son élection à la tête du Parlement nigérien et lui avoir souhaité plein succès pour ce mandat, le président de la Maison de la Presse Ibrahim Harouna, a présenté la faitière des organisations socioprofessionnelles des médias notamment son fonctionnement et les activités qu’elle mène. En effet, avec pour objectif de garantir aux citoyens une information fiable et équilibrée à travers le renforcement des capacités des journalistes, le renforcement du cadre législatif et règlementaire, la protection des défenseurs de la liberté de la presse, le cadre fédérateur mène également de plaidoyer en faveur de la liberté de presse au Niger.

Dans cette optique, il a souligné l’incohérence entre l’ordonnance 2010-35 sur la dépénalisation des délits commis par voie de presse et la loi sur la cybercriminalité. Dans le cadre de la dépénalisation des délits commis par voie de presse, cette nouvelle loi adoptée en 2019 remet en cause les acquis obtenus en 2010. Depuis son adoption, les journalistes rencontrent des difficultés dans l’exercice de leur fonction à travers l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

D’autres points ont également été abordés avec son SE le Président de l’Assemblée Nationale. On peut citer le processus de signature de la convention collective, l’enveloppe allouée au fonds d’aide à la presse et son mode d’attribution, le problème d’accès à la publicité de l’État de ses démembrements par les médias privés, la situation économique qui s’est aggravée avec la pandémie de la COVID 19.

Prenant la parole à son tour, le Président de l’Assemblée Nationale a exprimé son attachement à la liberté de la presse et sa disponibilité à accompagner les médias nigériens face aux multiples défis du moment. Il a aussi réaffirmé la disponibilité du Parlement pour harmoniser les différents textes régissant le monde des médias au Niger.

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Journée mondiale du fact-checking : un rempart essentiel contre la désinformation au Niger !

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Lancée en 2010 par l’International Fact-Checking Network, la Journée mondiale du fact-checking, célébrée chaque 2 avril, vise à sensibiliser le public à l’importance de lutter contre la désinformation et à promouvoir une information fiable, crédible et vérifiée. Aujourd’hui plus que jamais, la vérification des faits est devenue indispensable pour distinguer la vérité des fausses informations surtout sur les plateformes numériques.

Réseaux sociaux : accélérateurs de désinformation

Avec l’essor des réseaux sociaux comme WhatsApp, Facebook ou TikTok, les informations circulent à une vitesse fulgurante. Malheureusement, les contenus trompeurs ou non vérifiés se propagent souvent plus rapidement que les informations fiables. Ces fausses informations peuvent : • Créer la panique ; • Influencer l’opinion publique ; • Alimenter les tensions sociales ; • Fragiliser la confiance entre citoyens Ainsi, la désinformation constitue une véritable menace pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Le Niger face à une guerre informationnelle Depuis que notre pays est engagé dans la quête de sa pleine et en entière souveraineté, le pays fait face à une véritable guerre informationnelle. Rumeurs, manipulations, propagandes et contenus sortis de leur contexte circulent massivement, notamment sur les réseaux sociaux. Ces pratiques peuvent : • Attiser les tensions communautaires • Désorienter les populations • Affaiblir les institutions • Nuire aux efforts de stabilisation et de développement.

Dans ce contexte, la lutte contre la désinformation devient une responsabilité individuelle et collective pour chaque nigérien.

Adopter les bons réflexes face à l’information

Pour naviguer en toute sécurité dans cet environnement informationnel complexe, chaque citoyen doit développer son esprit critique et adopter des réflexes simples : • Vérifier la source de l’information ; • Analyser la date et le contexte ; • Croiser avec plusieurs médias fiables ; • Se méfier des titres sensationnalistes ; • Vérifier l’authenticité des images et vidéos ; • Utiliser des outils et plateformes de fact-checking.

Chaque citoyen au service de la Nation!

Dans un monde où l’information est une arme, chaque citoyen devient un ambassadeur de son pays. Avant de partager une information surtout relayée sur les réseaux sociaux, il est essentiel de se poser une question simple : est-ce que cette information est fiable ? Est-ce qu’elle est utile pour mon pays ? Quelle serait la conséquence de mon partage ? Dans cette optique, promouvoir la vérification des faits, lutter contre les fake news et sensibiliser aux bonnes pratiques numériques sont des actions indispensables pour préserver un espace public sain et renforcer la cohésion sociale. En conclusion, face à la désinformation, la vigilance de chaque citoyen est une meilleure défense. Il est important d’adopter des bonnes pratiques et démentir toute fausse information. Cela va contribuer davantage aux efforts de l’État pour garantir aux citoyens la bonne et la vraie information.

Souleymane Oumarou Brah, Journaliste – Fact checker- fondateur de NigerCheck

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AIJC 2025 : Le plus grand rendez-vous du journalisme d’investigation en Afrique

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Tenue à Johannesburg du 5 au 7 novembre 2025, la Conférence africaine sur le journalisme d’investigation (AIJC) a réuni les principaux journalistes d’investigation du continent. Organisée par le Wits Centre for Journalism à Johannesburg, en Afrique du Sud, cette conférence est devenue l’événement incontournable pour échanger sur des enquêtes marquantes, partager des outils et techniques innovantes, et explorer les dernières avancées technologiques au service du journalisme d’investigation en Afrique.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Fatou BENSOUDA, Haut-commissaire de la Gambie au Royaume-Uni, qui a souligné l’importance de la liberté de la presse et de la quête de vérité dans la région.

À l’Université Wits, Dr Dinesh Balliah, directeur du Wits Centre for Journalism, a prononcé un discours percutant sur les défis et les opportunités du journalisme d’investigation en Afrique. Pendant trois jours, les participants ont pu réseauter, partager leurs expériences, célébrer des travaux remarquables, et échanger lors d’ateliers, masterclasses et séminaires.

Parmi les thèmes clés abordés figuraient l’intelligence artificielle, la sécurité des données et des journalistes, le journalisme d’investigation sous couverture, la vérification des faits (fact-checking), la protection des lanceurs d’alerte, ainsi que le financement du terrorisme. Ces sujets reflètent les réalités complexes auxquelles font face les journalistes d’investigation aujourd’hui.

Les sessions de travail ont permis à divers intervenants d’approfondir leur réflexion sur la mission essentielle des journalistes, tout en présentant des outils techniques avancés pour mener des enquêtes rigoureuses et efficaces.

Le point d’orgue de la conférence a été la remise du prix du journalisme d’investigation africain 2025, avec trois finalistes représentant le Ghana, la Gambie et l’Afrique du Sud. Le jury, composé de figures emblématiques telles que Beauregard Tromp (concepteur de l’AIJC, Afrique du Sud), Gwen Lister (avocate de la liberté de la presse, Namibie), Maggie Michael (journaliste, Égypte), Fernando Lima (rédacteur en chef de Zitamar News, Mozambique) et Hamadou Tidiane Sy (formateur sénégalais), a récompensé les reportages ayant révélé des histoires inédites et dénoncé les abus de pouvoir à travers le continent.

La première place a été attribuée à Dewald van Rensburg d’amaBhungane (Afrique du Sud), pour une série d’enquêtes minutieuses dévoilant le fonctionnement occulte du secteur financier souterrain de l’or et du commerce illicite associé. Cette enquête a mis en lumière l’échec flagrant des régulateurs et la corruption institutionnelle ayant permis une industrie de l’or illégale prospérant notamment à travers la fraude fiscale. L’enquête a révélé comment ce système a drainé plusieurs milliards de rands du fisc et comment les acteurs clés œuvraient à blanchir leurs fonds à l’étranger.

Beauregard Tromp a salué l’impact de Fatou Bensouda : « Elle a marqué durablement la poursuite de la justice et la promotion des principes démocratiques. Elle a transformé notre manière d’utiliser des instruments juridiques internationaux pour imposer la responsabilité et rendre des comptes. »

L’atelier intensif de trois jours a également exposé aux participants les techniques les plus récentes du journalisme d’investigation, notamment la criminalistique numérique avancée, l’utilisation des outils OSINT, la géolocalisation, la chronolocalisation, et les meilleures pratiques en journalisme de données. Les participants de cette masterclass ont été sélectionnés parmi plus de 400 candidatures issues des médias imprimés, en ligne, de la radiodiffusion, ainsi que des unités spécialisées en journalisme d’investigation et en vérification des faits.

L’AIJC 2025 a également rendu hommage à Carlos Cardoso, journaliste mozambicain assassiné en 2000 alors qu’il enquêtait sur la corruption. La conférence commémorative annuelle Carlos Cardoso, soutenue par la Faculté des sciences humaines de l’Université Wits, perpétue sa mémoire et son engagement pour la vérité.

Pour les participants, cette rencontre a constitué une opportunité précieuse d’apprendre auprès des meilleurs spécialistes, de saisir les tendances qui façonneront l’avenir du journalisme et de s’approprier les outils essentiels à des enquêtes impactantes.

La prochaine édition de l’AIJC se tiendra au Kenya, poursuivant cette dynamique d’excellence et de collaboration au service de la transparence en Afrique.

Mounkaila ALI
  Participant AIJC 2025

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