Santé
Santé: Lutte contre le cancer : Marie Stopes International au chevet des femmes nigériennes
Reconnue internationalement pour son engagement en faveur du bien-être de la femme et de l’enfant, puis dans l’offre des services en matière de santé de la reproduction, y compris l’accouchement et les soins obstétriques ; le diagnostic et le traitement de maladies sexuellement transmissibles et la prévention du VIH/SIDA, entre autres, l’ONG britannique Marie Stopes International n’est pas également en reste dans la lutte contre le cancer du sein et celui du col de l’utérus.

En ce mois « d’octobre rose), un mois dédié à la campagne annuelle de communication destinée à sensibiliser les femmes au dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus, Marie Stopes International Niger a grandement ouvert ses portes aux femmes de Niamey et environnants pour se faire dépister gratuitement et connaitre aussi leur statut.
A travers des journées portes ouvertes de sensibilisation et de dépistage gratuit du cancer du sein et des lésions précancéreuses du col de l’utérus, organisées du 23 au 31 octobre 2023, de nombreuses femmes ont saisi cette opportunité qui leur est offerte pour se faire examiner.
« L’objectif visé par Marie Stopes International, à travers ces journées, est d’atteindre d’ici la fin de la campagne, un taux de 150 à 200 femmes dépistées », dira M. Aladji Boni Sylla Abdul Rachid Dia, Directeur des programmes à l’ONG Marie Stopes Niger.
Mieux, à travers ce geste humanitaire, a-t-il souligné, « il est question aussi de faire connaître davantage aux populations de Niamey, le centre médical de Marie Stopes Niger qui offre diverses prestations en matière de santé de la reproduction, allant des conseils à l’offre des prestations en matière de planification familiale (PF) et en santé de la mère et de l’enfant, car « notre vision première est d’offrir des prestations de qualité aux populations de Niamey ».
C’est aussi une occasion pour les populations de Niamey et environnants et celles de Maradi de connaitre les centres Marie Stopes Niger dans ces deux régions. Deux centres qui offrent des prestations diverses, notamment en matière de santé de la reproduction ainsi que le bien-être de la femme et de l’enfant, telles que « l’écographie, les consultations gynécologiques, le dépistage des IST, du cancer, les examens de laboratoire et même la consultation d’un médecin généraliste, etc., « le tout à moindres coûts », apprend-on.
En cas de dépistage de cas positifs (cancer du sein ou du col de l’utérus), Marie Stopes Niger, a indiqué M. Aladji Boni Sylla Abdul Rachid Dia, « dispose de tous les matériels et du personnel formé pour assurer la prise en charge », précisant que dans le cas d’espèce, Marie Stopes Niger est lien avec le responsable de l’hôpital Poudrière de Niamey qui est son formateur en terme de cryothérapie ».
Dans le domaine de la santé de la reproduction, Marie Stopes Niger offre, à travers plusieurs canaux, des prestations via un mécanisme d’équipe mobile mis en place, qui va au-delà des zones qui disposent des centres de santé pour offrir aux populations, les services de la planification familiale, de dépistage des IST et des conseils en santé de la reproduction.
Dans ces efforts en faveur des femmes, les Marie Stopes Ladies (MSL) qui sont des sages femmes ambulantes font également un excellent travail dans les zones de Niamey et Maradi. Au nombre de 14, elles offrent dans les CSI, des services de planification familiale, de dépistage des IST et du cancer de col de l’utérus.
En somme, Marie Stopes International se présente ainsi au Niger comme un partenaire privilégié de l’Etat sur les questions de santé de la reproduction mais aussi dans la lutte contre le cancer du sein et du col de l’utérus.
Sahirou Youssoufou
Santé
Concours de plaidoirie de la ligue nigérienne des droits des femmes : Nathalie Abdou couronnée championne
Le mardi 24 mars 2026, à Niamey, s’est tenue à l’hôtel Bravia de Niamey, la finale du concours de plaidoirie organisée par la Ligue nigérienne des droits des femmes. Placé sous le thème « la gratuité de l’expertise médicale pour les victimes de violences », l’activité a mis en lumière l’engagement de jeunes femmes pour la défense des droits des victimes de violences. Organisé dans le cadre du projet Muryar Mata avec le soutien de l’Ambassade du Royaume-Uni au Niger. L’événement a vu s’affronter sept finalistes à savoir Rakia Abdoulaye, Charifa Abdou, Ramadou Idé, Hadiza Moutari, Maimouna Sabiou, Fadila Ali et Safia Hassane lors de cette ultime phase.
À l’issue des délibérations, le jury a distingué trois lauréates : Nathalie Abdou a remporté la première place, suivie de Fadila Ali en deuxième position et de Rakiatou Abdoulaye en troisième.
Lors de la grande finale du concours de plaidoirie dédiée aux jeunes filles, le passage des candidates est marqué par l’émotion, l’engagement et la maitrise du sujet. Chacune entend convaincre le jury.
Au départ, la ligue nigérienne des droits des femmes a sélectionné 30 candidates. Toutes ont bénéficié d’une formation intensive de 14 jours axée sur l’éloquence, l’art oratoire et le media training. Cette préparation leur a permis de développer des compétences solides en argumentation, en prise de parole en public et en défense de causes sociales majeures.

2eme prix du concours de plaidoirie
Par la suite, le concours s’est déroulé en plusieurs phases. Lors des épreuves de groupe, les participantes ont planché sur le thème du « droit d’accès à une information sûre et fiable », un enjeu crucial dans un contexte marqué par la montée de la désinformation. Les demi-finales ont ensuite porté sur « les violences numériques faites aux filles et aux femmes », mettant en lumière une problématique de plus en plus préoccupante.
Et c’est la grande finale qui a réuni sept candidates autour d’un thème particulièrement sensible au Niger. Il s’agit de « la gratuité de l’expertise médicale aux victimes de violences ». À travers des plaidoiries puissantes, les finalistes ont su convaincre le jury par la pertinence de leurs arguments, leur aisance oratoire et leur capacité à défendre les droits des victimes.
À l’issue des délibérations, le jury a proclamé les trois meilleures candidates. Nathalie Abdou a remporté la première place, suivie de Fadila Ali en deuxième position et de Rakiatou Abdoulaye en troisième.

3eme prix du concours de plaidoirie
En guise de récompense, la lauréate a reçu un ordinateur, un kit de création de contenus digitaux ainsi qu’une attestation. Les deuxième et troisième prix ont chacune bénéficié d’une tablette, d’un kit digital et d’une attestation, en plus du kit de participation. Les autres finalistes ont aussi reçu des kits.
Pour la présidente de la Ligue Nigérienne des droits des femmes, au-delà de la compétition, cette initiative se veut un véritable levier de transformation sociale. Ce concours n’est pas seulement une compétition. C’est un espace d’expression et de construction de leadership pour les jeunes filles. Nous voulons leur donner les outils pour porter des plaidoyers forts et devenir des actrices du changement dans leurs communautés.

Portée dans le cadre du projet « Muryar Mata », cette initiative a permis de créer un cadre structuré d’apprentissage, de valorisation des talents et de promotion du leadership féminin a souligné entre autres l’ambassadrice du Royaume Uni au Niger.
Santé
Journée Mondiale de lutte contre la Tuberculose : Au Niger plus de 17.000 cas de tuberculose dépistés en 2025
Selon le rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, près de 10,7 millions de personnes ont contracté la tuberculose en 2024, avec un total de 1,23 million de personnes mortes à travers le monde. A ce jour, la tuberculose demeure une menace persistante et évolutive, qui exige de se mobiliser d’urgence, de collaborer, d’innover et d’investir intelligemment.
Pour la célébration de la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose 2026, le thème retenu est « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! ». Ce thème constitue un appel fort à l’action et un message d’espoir : il affirme qu’il est possible de reprendre le cap et d’inverser la tendance de l’épidémie de tuberculose, même dans un contexte mondial difficile.
Maladie évitable et guérissable, la tuberculose est causée par une bactérie qui affecte le plus souvent les poumons. Elle se transmet par voie aérienne, lorsque les personnes infectées toussent, éternuent ou crachent. Il existe cinq principaux facteurs de risque à l’origine de l’épidémie qui sont la malnutrition, l’infection par le VIH, le diabète, le tabagisme et les troubles liés à la consommation d’alcool.
Mettre fin à la tuberculose demande un financement colossal
Qu’il s’agisse du paludisme, du VIH Sida ou de la tuberculose, les pays africains sont exposés surtout avec la dépendance du financement extérieur. Selon certaines statistiques, la Région africaine a besoin d’au moins 1,3 milliard de dollars chaque année, pour la prévention et le traitement de la tuberculose. L’OMS indique que l’insuffisance de financements des programmes de lutte contre la tuberculose a par exemple eu un effet considérable sur le dépistage de la maladie. Sur les 2,5 millions de cas estimés en 2020 en Afrique, seulement 1,4 million ont été dépistés et mis sous traitement. En moyenne, 56 % des cas ont été dépistés et placés sous traitement entre 2015 et 2020.
Le Niger maintient la lutte contre la tuberculose sans relâche
Au Niger, des efforts sont déployés par les autorités nationales à travers le ministère de la santé et de l’Hygiène Publique pour combattre cette maladie. Dans son adresse à l’occasion de la célébration de cette journée, le Ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le Médecin col. Garba Hakimi a annoncé que : « ce sont quelque 17.406 cas de tuberculose, toutes formes confondues, qui ont été dépistés en 2025 dont 13.607 nouveaux cas de tuberculose pulmonaire qui constitue la forme la plus contagieuse et 298 cas co infectés TB/VIH, soit 2% ».
Pour le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, ce thème est un appel et un message d’espoir. C’est l’occasion “de sensibiliser l’opinion publique aux conséquences sanitaires, sociales et économiques de cette maladie et intensifier l’action visant à mettre fin à cette épidémie mondiale” a-t-il indiqué.
Souleymane Brah
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