Education
Commémoration de la Journée Nationale de la Femme : GRADE AFRICA aux côtés de l’Université de Niamey
Les activités du cinquantenaire de l’Université Abdou Moumouni de Niamey sont cette année couplées avec la célébration de la journée nationale de la femme. A cette occasion, une table ronde a réuni ce vendredi 13 Mai 2022 à l’amphithéâtre Chaibou Dan Inna de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, la communauté universitaire et certains de ses partenaires autour de la thématique femme-Paix et Sécurité. GRADE AFRICA collaborateur stratégique de cette institution a accompagné la célébration de cette journée à travers la coordination du Master Professionnel en Genre et Développement.
Dans son mot introductif, le président de la commission Conférences-débats du cinquantenaire de l’Université Abdou Moumouni de Niamey, Hamidou Talibi Moussa a souligné que cette table ronde est tenue grâce à l’accompagnement des partenaires tels que GRADE AFRICA qui s’est pleinement investi pour honorer l’Université à travers la coordination du Master Professionnel en Genre et Développement pilotée par Docteur Tiekoura Ouassa.
L’occasion a été saisie par lareprésentante de l’ONG GRADE AFRICA, Hadiza Abdourahamane Mounkaila de présenter son organisation et surtout les actions menées dans les domaines de l’éducation, de la santé et de la recherche-évaluation. Dans le cadre du Programme de leadership au Sahel, en plus du plaidoyer de soutien à l’alphabétisation et l’éducation non formelle au Niger, au Burkina Faso, au Mali et au Tchad, GRADE AFRICA a contribué à la création d’une masse critique de jeunes professionnels engagés à améliorer nos politiques et programmes de santé et d’éducation car ce sont 197 jeunes professionnels ouest africains qui ont été formés. Puis, pour le programme Écoles Sœurs, en six (6) ans, 146 étudiants ont été formés et 65 étudiants lauréats d’une bourse de stage. Dans le domaine de la santé, dans le cadre d’un projet sur la prévention des mariages des enfants, elle a indiqué la formation des 635 jeunes filles et garçons en thématiques diverses comme la santé reproductive, compétences de vie, violences basées sur le genre. Mieux, à Maradi, 911 femmes enceintes ont été accompagnées pour les consultations natales et 1560 vies améliorées. S’agissant de la recherche – Évaluation, GRADE AFRICA a accompagné au moins onze (11) organisations nationales et internationales ; douze (12) articles de recherche ont été produit et dix-huit (18) études réalisées.
Auparavant la déléguée générale des étudiantes est revenue sur l’objectif de la célébration de cette journée du 13 Mai à l’Université de Niamey. Au nom de toutes les étudiantes, elle a témoigné toute sa reconnaissance au comité d’organisation du cinquantenaire et aux partenaires qui ont soutenu la tenue de cette journée. « La contribution de la femme dans la stabilité de notre pays peut se traduire également à travers des milliers des hommes scientifiques, des femmes universitaires qui à travers leurs productions scientifiques contribuent énormément à doter notre pays de citoyens responsables, sans oublier ces femmes leaders politiques dont l’engagement n’a jamais failli ».
En prononçant le discours d’ouverture de cette journée, le Recteur Saidou Mamadou a précisé que cette activité rentre dans le cadre de ce cinquantenaire de l’UAM. Les conferences prévues aborderont au mieux la question de la femme nigérienne dans son ensemble.
Au cours de cette table ronde sur la thématique Femme- Paix et Sécurité, quatre sous thème ont été développés. Il s’agit de : Femmes universitaires, femmes d’exception développé par Zénabou Abdou Assane, professeur de droit privé ; les femmes dans l’enseignement supérieur : défis et perspectives par Docteur Moussa Zangaou ; Femmes nigériennes, actrice principale de la capture du dividende démographique et de l’amélioration du revenu familial ou national par le professeur Mallam Maman Nafiou et enfin le dépistage du cancer du col de l’uterus par inspection visuelle : l’expérience du Niger de 2002-2009 par le Professeur Nouhou Hassane.
Rappelons qu’en 2013-2014, dans le but de redynamiser ses programmes d’enseignement en vue de répondre aux besoins en matière de ressources humaines qualifiées, l’Université de Niamey a lancé sous la conduite de Docteur Tiekoura Ouassa du département de Sociologie et d’anthropologie, la formation du Master Professionnel en Genre et Développement. Depuis lors, le nombre d’étudiants s’accroit d’année en année et ceci grâce son soutien et la collaboration des partenaires comme GRADE AFRICA.
Education
Conflits au Niger : L’ONG JEPADE mise sur l’éducation et l’autonomisation des femmes et des filles
L’ONG Jeunesse- Paix et développement a officiellement lancé, le jeudi 15 octobre 2026 à l’hôtel Bravia de Niamey, un projet de promotion et d’inclusion sociale des femmes et jeunes filles affectées par les conflits dans les régions de Diffa, Maradi et Tillaberi. L’initiative bénéficie du soutien financier de la Fondation HEYDAR ALIYEV à travers l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO).
Le projet cible cinq communes : Mainé Soroa, Dan Issa, Gabi, Torodi et Makalondi. JEPADE entend apporter un appui à 5.150 bénéficiaires directes et plus de 15.000 bénéficiaires indirects. La cérémonie de lancement a été présidée par le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Education Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Elh Idi Abdou. Elle s’est déroulée en présence du Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO et l’ICESCO, M. Assoumane Mahamadou, du coordonnateur national de l’ONG JEPADE Laminou Garba ainsi que les représentants des structures éducatives des régions de Diffa, Maradi et Tillabéri.

Dans son discours de bienvenue, le coordonnateur national de l’ONG JEPADE, Laminou Garba s’est réjoui de la forte mobilisation de l’ensemble des acteurs surtout les responsables et cadres stratégiques du ministre de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues. Évoquant les crises qui affectent ces dernières années les régions de Diffa, Maradi et Tillabéry, il a souligné que les femmes et les jeunes filles en paient le plus lourd tribut, tout en representant des actrices essentielles de la stabilisation et du renforcement de la cohésion sociale. « C’est face à ces défis que l’ONG JEPADE, fidèle à sa mission, lance aujourd’hui le Projet de promotion et d’inclusion sociale des femmes et jeunes filles affectées par les conflits dans les régions de Diffa, Maradi et Tillabéry. Pour donner la pleine mesure de nos ambitions, ce projet est soutenu par la Fondation HEYDAR ALIYEV via l’Organisation du Monde Islamique pour l’Education, les Sciences et la Culture (ICESCO) ( ….) avec comme objectif global de contribuer à l’amélioration des conditions de vie, de santé et de réussite scolaire des jeunes filles déplacées internes à travers des interventions ciblées en matière d’inclusion et de promotion sociale, de santé, d’hygiène, d’autonomisation et de développement du leadership féminin ». Mieux, a-t-il indiqué « En travaillant main dans la main avec vos services et bien d’autres partenaires, nous nous engageons à vous accompagner pour qu’aucune jeune fille de Tillabéri, de Maradi ou de Diffa ne soit laissée pour compte, et que l’école reste et demeure ce sanctuaire d’espoir et d’opportunités, même au plus fort de la crise. À l’ICESCO, ainsi qu’à la Fondation HEYDAR ALIYEV, les deux (2) partenaires techniques et financiers qui nous accompagnent dans cette initiative, je réitère l’engagement absolu de l’ONG JEPADE à gérer les ressources de ce projet avec la rigueur, la transparence et l’efficience qui caractérisent notre organisation ».
Pour le Secrétaire Exécutif de la Commission Nationale pour l’UNESCO et l’ICESCO, son institution place l’éducation, la culture et la science au cœur de la transformation sociale. C’est pourquoi, Assoumane Mahamadou a-t-il réaffirmé, ce projet est une illustration concrète de cette vision : il traduit en actes leur conviction que la paix et le progrès ne peuvent être atteints sans l’inclusion pleine et entière des femmes. « Le Niger, fidèle à ses engagements internationaux, se tient résolument aux côtés de ses partenaires pour faire de cette initiative un modèle de solidarité et d’innovation sociale. Nous croyons que chaque femme et chaque jeune fille, quelle que soit son histoire, mérite une chance de reconstruire sa vie et de contribuer à l’avenir de notre nation. De ce fait, nous invitons toutes les parties prenantes : institutions, société civile, communautés locales, à unir leurs forces pour assurer le succès de ce projet. Ensemble, faisons de l’inclusion des femmes et des jeunes filles affectées par le conflit non pas une exception, mais une norme sociale et politique ».
Un projet en cohérence avec les priorités nationales
Dans son discours de lancement, le secrétaire général adjoint du ministère de l’éducation nationale et de la promotion des langues a fortement salué cette initiative de l’ONG JEPADE et ses partenaires qui vient renforcer les efforts de l’Etat. « Ce projet n’arrive pas dans le vide. Il s’inscrit en droite ligne de la Refondation de la République, engagée sous le leadership éclairé de Son Excellence le Général d’Armée Abdourahamane TIANI, Président de la République, Chef de l’État. La Charte de la Refondation, promulguée le 26 mars 2025, est sans ambiguïté. En son article 15, elle consacre le droit de chacun à l’éducation et à l’instruction ; 26, elle engage l’État à éliminer toute forme de discrimination à l’égard de la femme et de la jeune fille, et à lutter contre les violences qui leur sont faites, dans la vie publique comme dans la vie privée (article 26). En son article 27, La charte de la Refondation fait de l’accès à un enseignement public, gratuit et de qualité un devoir pour l’État. Le Programme de la Refondation de la République 2025-2029 traduit cette ambition en actes. Sa vision est claire : « bâtir un Niger nouveau où les Nigériennes et les Nigériens, unis et solidaires, décident souverainement pour notre patrie et dans l’intérêt supérieur de notre peuple ». Mieux, a-t-il ajouté, en soutenant l’éducation des filles dans les zones les plus éprouvées du Niger, l’ICESCO honore pleinement un engament commun, un appel à l’action, celui qui fait du savoir une lumière et un droit. « Au nom du Gouvernement de la République du Niger, je vous exprime notre profonde gratitude. Nous souhaitons que ce partenariat soit le point de départ d’une coopération plus large au service de l’éducation, des sciences et de la culture dans notre pays ».
Auparavant, Anar Alakbarov de la fondation Heydar Aliyev a intervenu en ligne. Dans son allocution, il a remercié les autorités nigériennes pour leur soutien, leur confiance et leur engagement en faveur de cette initiative sans oublier leur partenaire ICESCO. « A la fondation, nous sommes convaincus que le développement durable commence par l’être humain. Ces efforts reflètent notre conviction profonde que l’investissement dans les populations particulièrement la jeunesse, constitue l’investissement le plus précieux qu’une société puisse réaliser ».

A l’issue de la mise en œuvre de ce projet, il est attendu que l’ONG JEPADE fournit environ 14400 rations alimentaires au bénéfice des apprenants.es des centres d’alphabétisation et ou d’éducation non formelle des communes cibles (Gabi, Dan issa, Mainé Soroa et Torodi), de Construire 5 blocs de latrines sensibles au genre, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions d’apprentissages dans les écoles partenaires du projet ; d’Appuyer cinq Centres d’alphabétisation et ou d’éducation non formelle pour devenir des véritables espaces sûrs d’écoute, de confiance et de leadership ; d’organiser cinq sessions de dialogues communautaires, des formations et d’actions de plaidoyer pour renforcer la place des femmes dans les mécanismes locaux de paix et dans la prévention des conflits et des violences basées sur le genre et enfin appuyer 50 femmes et jeunes filles dans des activités génératrices de revenus.
Brah Souleymane
Education
BEPC Session 2025 : 123 801 candidats affrontent les épreuves
Le jeudi 26 juin 2025, se sont débutés sur toute l’entendue du territoire national, les épreuves écrites du brevet d’Etude du premier cycle (BEPC) session 2025. Au niveau national, les autorités à travers le Ministère de l’Éducation Nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues Nationales ont annoncé que 123 801 candidats ont été enregistrés dont 65.634 filles.

Les examens du BEPC symbolisent un moment important pour les candidats car ils permettent l’accès au second cycle de l’enseignement général ou professionnel.
Rappelons que l’année scolaire 2024- 2025 n’a pas connu tellement des débrayages de la part des élèves et des syndicats des enseignants.
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