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Médias : APAC- Niger forme les journalistes de Dosso et Maradi sur l’investigation journalistique

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L’association des professionnelles Africaines de la Communication section du Niger (APAC.Niger) en collaboration avec le journal l’événement, avec l’appui financier de l’ambassade des États-Unis au Niger, a organisé une formation de 10 journalistes à Maradi, du 15 au 19 janvier 2023. Ces journalistes de Maradi et Dosso ont été formés sur les techniques d’investigation et la lutte contre la corruption et les malversations fiscales à travers la production d’enquêtes journalistiques.

Selon la présidente de l’antenne de Maradi Balkissa kossoukoye, après les journalistes de Niamey et Tillabery, c’est autour des journalistes de Dosso et Maradi de bénéficier de la formation et la campagne de production.

Durant cinq jours les participants ont été outillés sur les techniques d’investigation pour produire des œuvres de qualité.

En clôturant les travaux, le Gouverneur de la région de Maradi a saisi l’occasion pour rappeler les performances de notre pays en matière de lutte contre la corruption.

En 2021, le Niger a obtenu un score de 31 sur l’indice de perception de la corruption de Transparency International, ce qui place le Niger au 124ème rang sur 180 pays, et selon la Banque momonndiale, les performances du Niger en termes de transparence et de responsabilité sont faibles. La Cour des comptes qui est la plus haute juridiction pour l’audit des finances publiques publie chaque année les résultats de son audit du budget national, mettant en évidence des dépenses manifestement douteuses.

Les conclusions du rapport annuel de la Cour des Comptes doit servir de base, d’hypothèses de départ pour poursuivre et approfondir la recherche de la vérité, à travers des investigations poussées.

Il en est de même des conclusions des enquêtes menées par la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption et les Infractions Assimilées (HALCIA) qui peuvent servir de base aux médias pour interpeller le gouvernement et les autres acteurs chargés de veiller à la transparence et la sanction des malversations financières et fiscales notamment la justice.

Il a ajouté : je suis convaincu que ce programme de formation de 50 journalistes nigériens sur la corruption, les malversations fiscales et les irrégularités budgétaires, une fois exécuté, permettra aux journalistes nigériens d’explorer en profondeur des thématiques relatives à la corruption, à la gestion des ressources publiques, jusqu’alors effleurées ou relayées.

C’est une rare opportunité, pour vous les journalistes, qu’il faut saisir afin d’accompagner l’Etat, dans votre sphère de compétences, à poursuivre les infractions liées à la corruption, aux malversations fiscales et aux irrégularités budgétairesC’est pour moi le lieu de remercier l’Ambassade des Etats Unis d’Amérique au Niger pour son accompagnement précieux dans le financement de ce projet qui donnera l’occasion à de nombreux journalistes nigériens de produire et diffuser des enquêtes de qualités dans les médias.

Je remercie et félicite également toutes les organisations socioprofessionnelles des médias qui œuvrent inlassablement dans le renforcement des capacités des journalistes nigériens. Sur ce, je déclare clos la formation des journalistes de Dosso et Maradi

Notons que cette formation continue ra dans les régions restants dans les prochains jours.

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Journée mondiale du fact-checking : un rempart essentiel contre la désinformation au Niger !

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Lancée en 2010 par l’International Fact-Checking Network, la Journée mondiale du fact-checking, célébrée chaque 2 avril, vise à sensibiliser le public à l’importance de lutter contre la désinformation et à promouvoir une information fiable, crédible et vérifiée. Aujourd’hui plus que jamais, la vérification des faits est devenue indispensable pour distinguer la vérité des fausses informations surtout sur les plateformes numériques.

Réseaux sociaux : accélérateurs de désinformation

Avec l’essor des réseaux sociaux comme WhatsApp, Facebook ou TikTok, les informations circulent à une vitesse fulgurante. Malheureusement, les contenus trompeurs ou non vérifiés se propagent souvent plus rapidement que les informations fiables. Ces fausses informations peuvent : • Créer la panique ; • Influencer l’opinion publique ; • Alimenter les tensions sociales ; • Fragiliser la confiance entre citoyens Ainsi, la désinformation constitue une véritable menace pour la paix, la cohésion sociale et le vivre-ensemble. Le Niger face à une guerre informationnelle Depuis que notre pays est engagé dans la quête de sa pleine et en entière souveraineté, le pays fait face à une véritable guerre informationnelle. Rumeurs, manipulations, propagandes et contenus sortis de leur contexte circulent massivement, notamment sur les réseaux sociaux. Ces pratiques peuvent : • Attiser les tensions communautaires • Désorienter les populations • Affaiblir les institutions • Nuire aux efforts de stabilisation et de développement.

Dans ce contexte, la lutte contre la désinformation devient une responsabilité individuelle et collective pour chaque nigérien.

Adopter les bons réflexes face à l’information

Pour naviguer en toute sécurité dans cet environnement informationnel complexe, chaque citoyen doit développer son esprit critique et adopter des réflexes simples : • Vérifier la source de l’information ; • Analyser la date et le contexte ; • Croiser avec plusieurs médias fiables ; • Se méfier des titres sensationnalistes ; • Vérifier l’authenticité des images et vidéos ; • Utiliser des outils et plateformes de fact-checking.

Chaque citoyen au service de la Nation!

Dans un monde où l’information est une arme, chaque citoyen devient un ambassadeur de son pays. Avant de partager une information surtout relayée sur les réseaux sociaux, il est essentiel de se poser une question simple : est-ce que cette information est fiable ? Est-ce qu’elle est utile pour mon pays ? Quelle serait la conséquence de mon partage ? Dans cette optique, promouvoir la vérification des faits, lutter contre les fake news et sensibiliser aux bonnes pratiques numériques sont des actions indispensables pour préserver un espace public sain et renforcer la cohésion sociale. En conclusion, face à la désinformation, la vigilance de chaque citoyen est une meilleure défense. Il est important d’adopter des bonnes pratiques et démentir toute fausse information. Cela va contribuer davantage aux efforts de l’État pour garantir aux citoyens la bonne et la vraie information.

Souleymane Oumarou Brah, Journaliste – Fact checker- fondateur de NigerCheck

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AIJC 2025 : Le plus grand rendez-vous du journalisme d’investigation en Afrique

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Tenue à Johannesburg du 5 au 7 novembre 2025, la Conférence africaine sur le journalisme d’investigation (AIJC) a réuni les principaux journalistes d’investigation du continent. Organisée par le Wits Centre for Journalism à Johannesburg, en Afrique du Sud, cette conférence est devenue l’événement incontournable pour échanger sur des enquêtes marquantes, partager des outils et techniques innovantes, et explorer les dernières avancées technologiques au service du journalisme d’investigation en Afrique.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par Fatou BENSOUDA, Haut-commissaire de la Gambie au Royaume-Uni, qui a souligné l’importance de la liberté de la presse et de la quête de vérité dans la région.

À l’Université Wits, Dr Dinesh Balliah, directeur du Wits Centre for Journalism, a prononcé un discours percutant sur les défis et les opportunités du journalisme d’investigation en Afrique. Pendant trois jours, les participants ont pu réseauter, partager leurs expériences, célébrer des travaux remarquables, et échanger lors d’ateliers, masterclasses et séminaires.

Parmi les thèmes clés abordés figuraient l’intelligence artificielle, la sécurité des données et des journalistes, le journalisme d’investigation sous couverture, la vérification des faits (fact-checking), la protection des lanceurs d’alerte, ainsi que le financement du terrorisme. Ces sujets reflètent les réalités complexes auxquelles font face les journalistes d’investigation aujourd’hui.

Les sessions de travail ont permis à divers intervenants d’approfondir leur réflexion sur la mission essentielle des journalistes, tout en présentant des outils techniques avancés pour mener des enquêtes rigoureuses et efficaces.

Le point d’orgue de la conférence a été la remise du prix du journalisme d’investigation africain 2025, avec trois finalistes représentant le Ghana, la Gambie et l’Afrique du Sud. Le jury, composé de figures emblématiques telles que Beauregard Tromp (concepteur de l’AIJC, Afrique du Sud), Gwen Lister (avocate de la liberté de la presse, Namibie), Maggie Michael (journaliste, Égypte), Fernando Lima (rédacteur en chef de Zitamar News, Mozambique) et Hamadou Tidiane Sy (formateur sénégalais), a récompensé les reportages ayant révélé des histoires inédites et dénoncé les abus de pouvoir à travers le continent.

La première place a été attribuée à Dewald van Rensburg d’amaBhungane (Afrique du Sud), pour une série d’enquêtes minutieuses dévoilant le fonctionnement occulte du secteur financier souterrain de l’or et du commerce illicite associé. Cette enquête a mis en lumière l’échec flagrant des régulateurs et la corruption institutionnelle ayant permis une industrie de l’or illégale prospérant notamment à travers la fraude fiscale. L’enquête a révélé comment ce système a drainé plusieurs milliards de rands du fisc et comment les acteurs clés œuvraient à blanchir leurs fonds à l’étranger.

Beauregard Tromp a salué l’impact de Fatou Bensouda : « Elle a marqué durablement la poursuite de la justice et la promotion des principes démocratiques. Elle a transformé notre manière d’utiliser des instruments juridiques internationaux pour imposer la responsabilité et rendre des comptes. »

L’atelier intensif de trois jours a également exposé aux participants les techniques les plus récentes du journalisme d’investigation, notamment la criminalistique numérique avancée, l’utilisation des outils OSINT, la géolocalisation, la chronolocalisation, et les meilleures pratiques en journalisme de données. Les participants de cette masterclass ont été sélectionnés parmi plus de 400 candidatures issues des médias imprimés, en ligne, de la radiodiffusion, ainsi que des unités spécialisées en journalisme d’investigation et en vérification des faits.

L’AIJC 2025 a également rendu hommage à Carlos Cardoso, journaliste mozambicain assassiné en 2000 alors qu’il enquêtait sur la corruption. La conférence commémorative annuelle Carlos Cardoso, soutenue par la Faculté des sciences humaines de l’Université Wits, perpétue sa mémoire et son engagement pour la vérité.

Pour les participants, cette rencontre a constitué une opportunité précieuse d’apprendre auprès des meilleurs spécialistes, de saisir les tendances qui façonneront l’avenir du journalisme et de s’approprier les outils essentiels à des enquêtes impactantes.

La prochaine édition de l’AIJC se tiendra au Kenya, poursuivant cette dynamique d’excellence et de collaboration au service de la transparence en Afrique.

Mounkaila ALI
  Participant AIJC 2025

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