Sécurité
Nation: Le Niger participe au forum de Ouagadougou sur la lutte contre le terrorisme
La semaine dernière, les jeunes venus du Burkina Faso, du Mali et Niger se sont retrouvés à Ouagadougou pour un forum axé essentiellement sur la lutte contre le terrorisme et le développement dans la région du Liptako- Gourma. Avec l’incursion des groupes djihadistes, cette région fait face à des défis notamment sécuritaires, de gouvernance et de développement. A ce forum, le Niger a été représenté par une forte délégation composée du ministère de la Jeunesse et le Comité Provisoire du Conseil National de la Jeunesse du Niger. Dans une interview, le Président dudit comité Yacouba Moussa Soumana Cissé a bien voulu accepter de revenir sur la participation du Niger à ce rendez-vous.

vous avez participé à Ouagadougou au premier forum des jeunes du Liptako Gourma… D’où est venu cette initiative et quel est le thème central au centre des discussions ?
Du 17 au 19 Juillet 2023, nous avons participé à la première édition du forum des jeunes et des femmes du Liptako Gourma dans le pays des hommes intègres Ouagadougou. L’activité s’est tenue dans les locaux de l’hôtel SILMANDÉ sous la présidence du Ministre du Sport ; de la Jeunesse et de l’Emploi Mr Boubakar Sawadogo.
L’objectif de ce forum est de permettre aux jeunes, aux femmes et aux hommes du Burkina, du Niger et du Mali d’échanger sur la situation du Liptako -Gourma, de dégager des perspectives de leurs engagements ; de Discuter des axes de la stratégie régionale de stabilisation ; recueillir les propositions des jeunes pour la stabilisation dans le LG et adopter une feuille de route pour les prochaines étapes en vues de l’implication des jeunes.
Ce forum est initié par l’Autorité du Liptako Gourma appuyé par les autorités des trois pays et des Partenaires Techniques et Financiers, afin de permettre aux jeunes de trouver ensemble des solutions durables aux problèmes des jeunes du Liptako Gourma.
Selon vous, quels sont les facteurs qui influencent les jeunes à être dans les conflits armés ?
Les facteurs qui influencent les jeunes à être dans les conflits armés ne sont d’autre que le chômage, le manque de civisme/Patriotisme, certaines discriminations auxquelles ils font face, la mal gouvernance pour ne citer que cela.
En parlant de l’expérience du Niger, avez-vous discuté des solutions concrètes ?
En partant des expériences du Niger nous avons proposé des solutions concrètes à savoir :
Mettre l’accent sur le dialogue intergénérationnel ;
La sensibilisation des jeunes sur les questions de paix, le patriotisme ;
La formation des jeunes dans les Activités Génératrices des Revenus pour qu’ils soient autonomes et indépendants afin de subvenir à leurs besoins ;
L’implication de la jeunesse dans toutes les discussions les concernant mais aussi celles qui concernent le pays. La SE DE L’ALGÉRIE disait je cite : Tout ce qui est fait pour moi sans moi est contre moi.
Quelles sont vos recommandations ?
Au terme de cette rencontre, les participants ont effectivement formulé des recommandations. Il s’agit notamment : Impliquer les jeunes et les femmes dans les sphères de décision depuis le niveau local; Mettre les jeunes au centre des actions de Sécurité, gouvernance et cohésion sociale à travers la promotion des valeurs culturelles ; Occuper toute la zone de l’ALG à travers l’installation des bases sécuritaires avec l’implications des jeunes et des femmes dans la gestion des frontières ; Création d’un comité multi acteur pour le suivi la mise en œuvre la de stratégie ; Réinstaurer la confiance entre les autorités politiques, administratives et militaires et la population ; Faire la promotion de la justice transitionnelle et la création des centres des repentis ; Réactiver le fonds d’urgence pour l’ALG ; Soutenir les efforts de stabilisation dans le Liptako Gourma.

Sécurité
Défense de la patrie : Institution des organisations territoriales d’autodéfense dénommées ’’Domol Leydi’’
Le Conseil des Ministres réuni ce vendredi 27 mars 2026 sous la présidence du Général d’Armée Abdourahamane Tiani a adopté le projet d’ordonnance instituant des organisations territoriales d’autodéfense dénommées ’’ Domol Leydi’’. Le présent projet d’ordonnance, rapporte le communiqué final de ce conseil des ministres, ’’s’inscrit dans le cadre de l’organisation et de la préparation de la mobilisation Générale régie par l’ordonnance n° 2025-42 du 26 décembre 2025’’.
Ainsi, ’’aux termes de cette ordonnance, la mobilisation générale est un ensemble de mesures à prendre afin de garantir avec efficacité et efficience le passage des Forces de Défense et de Sécurité, des Institutions de la République, des autres organismes de l’Etat, des structures socio-professionnelles ainsi que toutes les composantes de l’économie nationale, de l’état de paix à l’état de guerre et l’affectation des ressources humaines, matérielles et financières nationales à la défense de la Patrie’’ explique la source.
En application donc de ces dispositions, ’’il est institué par la présente ordonnance, des organisations territoriales d’auto-défense dénommées DOMOL LEYDI, auxiliaires des Forces de Défense et de Sécurité, constituées de personnes physiques engagées volontairement pour contribuer à la défense de la Patrie’’ souligne le communiqué selon lequel, ’’les DOMOL LEYDI sont chargées plus précisément de missions de sensibilisation, de renseignement et d’auto-défense de leurs terroirs respectifs’’.
Dans le cadre de cette mission toujours selon le Conseil des Ministres , ’’les personnels des DOMOL LEYDI sont choisis parmi les anciens agents des FDS ressortissants des terroirs concernés ou parmi les habitants de ces terroirs et sont placées sous l’autorité hiérarchique et opérationnelle du Commandant de la Commission de Mobilisation de la Réserve Militaire prévue par l’ordonnance sus citée’’.
En outre, ’’la présente ordonnance prévoit des dispositions relatives à la gestion administrative des DOMOL LEYDI’’ dotant ainsi les personnels d’armements et d’équipements dont la gestion est assurée par l’Etat tout en bénéficiant des avantages sociaux et pécuniaires déterminés par voie réglementaire’’ conclut le communiqué.
Source : ANP
International
Togo–Russie : Faure Gnassingbé, artisan discret mais influent de la stabilité africaine
Dans un contexte international tendu, le Président du Conseil du Togo, Faure Essozimna Gnassingbé, a effectué une visite de haut niveau à Moscou, accueilli par le Président Vladimir Poutine. Un déplacement inscrit dans une stratégie assumée de diplomatie d’équilibre, loin des logiques de blocs et axé sur les enjeux essentiels pour le continent.

La visite de Faure Gnassingbé intervient à un moment où le monde connaît une polarisation croissante entre puissances rivales. Dans cet environnement complexe, le choix du dirigeant togolais de se rendre à Moscou n’a rien d’un alignement. Il relève d’une vision constante : dialoguer avec tous pour défendre les intérêts vitaux de l’Afrique, tout en préservant son autonomie stratégique.
Depuis 2021, le Président du Conseil s’est imposé comme un facilitateur discret, sollicité par plusieurs dirigeants africains pour mener des consultations sensibles d’Abou Dhabi à Rome, de Dakar aux capitales sahéliennes. Cette diplomatie feutrée, mais efficace, repose sur la confiance personnelle, la neutralité et la capacité à parler à toutes les parties. Plusieurs sources africaines reconnaissent en lui un interlocuteur crédible, capable d’apaiser les tensions et d’explorer des solutions là où les canaux traditionnels peinent. Cette capacité à “faire le pont” entre acteurs divergents fait aujourd’hui de Faure Gnassingbé l’un des artisans les plus constants de la stabilité régionale, un rôle assumé sans bruit mais apprécié sur le continent.
À Moscou, cette posture s’est confirmée. Sur le plan sécuritaire, Faure Gnassingbé a insisté sur l’urgence d’une coopération renforcée face à la poussée terroriste au Sahel et dans le Golfe de Guinée. « Le Sahel est devenu la nouvelle frontière de la sécurité internationale. Si nous perdons ici, tout le monde perdra », a-t-il affirmé, soulignant l’importance d’un dialogue ouvert avec tous les acteurs capables de contribuer à la stabilité.
Un partenariat tourné vers l’agriculture, l’économie et le capital humain
Hormis les questions sécuritaires, la visite a permis d’aborder un enjeu crucial : l’accès aux intrants agricoles, dans un marché mondial frappé par la flambée des prix des fertilisants. Le Togo, qui prépare une unité nationale de production d’engrais, vise à sécuriser des approvisionnements fiables pour l’ensemble de l’Afrique de l’Ouest. Cette démarche stratégique ambitionne de réduire la dépendance extérieure, de renforcer la chaîne de valeur agricole et d’accroître la souveraineté alimentaire de la région.
Les deux dirigeants ont également échangé sur le capital humain, élément clé du développement. La Russie accueille déjà de nombreux étudiants togolais dans des filières scientifiques, d’ingénierie et de haute technologie. Vladimir Poutine a salué « des jeunes talentueux qui contribueront significativement au développement de leur pays ». Faure Gnassingbé a réaffirmé sa priorité : « Dans le monde d’aujourd’hui, seule la maîtrise de la technologie fait la différence. »
Cette dynamique devrait s’intensifier avec l’ouverture prochaine d’ambassades dans les deux pays, créant de nouvelles perspectives en matière de coopération diplomatique, industrielle, technologique et académique.
Au-delà du symbole, la visite de Faure Gnassingbé au Kremlin illustre la cohérence d’une diplomatie togolaise pragmatique, centrée sur la paix, la coopération utile et la protection des populations. Fidèle à sa méthode, le Président du Conseil avance loin des projecteurs, mais avec une constance appréciée par ses pairs africains. Loin des logiques de blocs, le Togo cherche des partenariats capables de renforcer la sécurité régionale, d’accompagner la transformation économique et de consolider la stabilité. Une conviction que Faure Gnassingbé résume dans une formule désormais emblématique : « L’Afrique n’a pas besoin de diviser le monde. Elle a besoin que le monde l’aide à ne pas se diviser elle-même. »
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