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Niger : Les « Elles du Sahel » échangent sur les questions liées aux droits des femmes et des jeunes filles
Le 7 Août 2024, s’est tenue dans la salle Amintchi de l’hôtel Bravia de Niamey, la table ronde organisée par les ‘’ Elles du Niger ‘’ afin de réfléchir sur les défis auxquels les femmes et les filles du Sahel sont confrontées, et particulièrement celles du Niger. L’activité a enregistré la présence des organisations du système des Nations Unies, de l’ambassade du pays Bas et des organisations internationales et nationales qui œuvrent en faveur des droits des femmes et des jeunes.

Dans son mot introductif, la directrice exécutive de l’ONG FAD et membre du réseau ‘’ Elles du Sahel ‘’ a remercié l’ensemble de participants pour l´intérêt accordé aux Elles du Sahel. Selon elle, « conviction qu´en dépit du contexte d´insécurité actuel qui exacerbe les conjonctures sociales, économiques et politiques auxquelles les femmes et les filles font face où les acquis jadis engrangés en matière de droits des femmes n´ont jamais été autant éprouvés, où l´accès à l´éducation devient un défi face à la fermeture de milliers d´infrastructures éducatives, où l´accès aux soins de santé devient de plus en plus difficile du fait de la destruction de centres de santé, où des femmes et des filles sont privées de protection malgré les besoins sans cesse croissant des survivantes de violences basées sur le genre. Ainsi, les Elles réaffirment qu´il faut investir dans le capital humain, une éducation de qualité pour les filles pour parvenir à un changement transformationnel, une accessibilité plus accrue des droits en santé sexuelle et reproductive si nous voulons une paix durable ».
C’est pourquoi a-t-elle ajouté, cette table ronde symbolise plus qu´une rencontre « car un proverbe de chez nous dit ceci : Si le fait de s´asseoir sous l´arbre à palabre pour discuter ne laboure pas un champ, au moins il permet de trouver une solution au problème. Pour dire que cette tribune est certes un dialogue multipartite loin du champ de labour, mais nous en sommes convaincus aboutira à des réflexions probantes qui impacteront la vie des femmes et des filles du Sahel ».
Au cours des échanges, les participants ont identifié les défis auxquels sont confrontées les femmes et les jeunes filles au Sahel. Ces défis sont liés à l’accès limité à l’éducation, aux soins de santé surtout dans le contexte actuel du pays. Pour ce faire, beaucoup ont mis l’accent sur la question de l’autonomisation économique des femmes ainsi que leur protection contre la violence et les discriminations.
L’une des recommandations est de souligner la représentation des femmes dans les institutions. Cela passe par le renforcement de la participation politique des femmes et des jeunes filles au Sahel.

Rappelons que les ‘’Elles du sahel ‘’ est un réseau international de femmes actives provenant en majorité des pays du Sahel. Avec des profils variés certaines sont spécialistes dans le domaine du plaidoyer, des droits en santé sexuelle et reproductive, d´autres médecin, artiste slameuse, spécialiste des questions de paix et sécurité ou de la lutte contre les violences basées sur le genre. Pour le moment, elles sont 17 femmes engagées chacune à sa manière dans sa communauté respective à faire reculer les inégalités et disparités de genre prégnantes dans la plupart de nos sociétés.
En octobre 2022, les femmes membres de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de la Belgique, du Tchad, du Sénégal et des États-Unis ont décidé de fédérer leurs énergies pour construire un réseau unique qu’on appelle ‘’les Elles Du Sahel’’. Pour Nafissatou Idé, Les Elles, « c´est la sororité entre les membres, les Elles c´est l´égalité, la reconnaissance de la diversité et l´acception mutuelle quel que soit nos provenances, nos races, nos langues, nos religions car ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous différencie. Ce qui nous unit, ce sont nos valeurs, nos convictions car nous sommes plus que jamais convaincus de l´urgence de porter la voix des femmes du Sahel au niveau des instances internationales ».
SOB
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Coopération Niger- Algérie : Niamey abrite les travaux de la 2eme session de la Grande Commission mixte
Le lundi 23 mars 2026, le Premier ministre Ali Lamine Zeine Mahaman a coprésidé au Centre international de conférences Mahatma Gandhi.avec son homologue algérien M. Sifi Ghrieb, la cérémonie d’ouverture de la deuxième session de la Grande Commission mixte algéro-nigérienne de coopération.
Cette session qui se tient à la suite de la visite officielle en février dernier du Président de la République du Niger, Son Excellence M. Abdourahamane Tiani en Algérie traduit la volonté de deux présidents coopération économique et de renforcer le partenariat stratégique bilatéral.
En ouvrant les travaux, le premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine a évoqué le contexte de la création de cette commission en 1967 quelques années après les indépendances de deux pays. ‘’Cette coopération a eu les résultats tangibles, qui pourraient être plus significatifs, si l’ombre de la tutelle de la France sur notre pays n’incitaient pas nos frères algériens à plus de vigilance, eu égard à la longue lutte de libération conduite par le peuple algérien sous la conduite du FLN pour se libérer du colonialisme français’’.

Occasion saisie par Ali Mahaman Lamine Zeine de revenir sur la nouvelle marche du Niger, après les évènements du 26 juillet 2023 ayant abouti à l’affirmation totale de notre indépendance et souveraineté. ‘’depuis le 26 juillet 2003, le Niger a pris la voix de son indépendance véritable et de sa souveraineté, et a décidé de recentrer sa diplomatie, en priorisant les relations de bons voisinages, de coopérations mutuellement avantageuses, en dehors de l’ingérence extérieure dans la conduite de ses affaires » a-t-il indiqué.
Pour sa part, le Premier Ministre algérien Sifi Ghrieb a affirmé que cette session revêt à mon sens, un caractère particulier et exceptionnel, voire une dimension historique et stratégique toute particulière. « Elle se tient suite à la visite historique de Son Excellence le Président Abdourahmane Chianni en Algérie, les 15 et 16 février 2026, à l’invitation aimable de son frère, le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune, laquelle a marqué un tournant décisif dans le cours des relations entre nos deux pays, et restera sans doute ancrée dans la mémoire diplomatique et politique comme un moment crucial qui a réaffirmé la ferme volonté des dirigeants de nos deux pays de porter nos relations vers des horizons plus vastes, de surmonter les différents défis conjoncturels, de maintenir l’exemplarité de ces relations, et de faire face aux défis régionaux dans un esprit de solidarité renouvelée et de responsabilité partagée ».
Aussi, a-t-il ajouté « sur la base des hautes directives des dirigeants de nos deux pays, nous devons explorer de nouveaux horizons de partenariat et conclure des accords supplémentaires qui renforcent ce processus. À cet égard, je me réjouis de la signature d’un nombre important d’accords et de mémorandums d’entente dans des domaines vitaux et divers, notamment la recherche géologique et minière, l’énergie dans toutes ses composantes, y compris les énergies renouvelables et l’interconnexion électrique, l’agriculture, la santé, la formation professionnelle et universitaire, la jeunesse et les sports, la culture, ainsi que les communications et la numérisation »
Au cours des sessions, les opportunités d’investissement dans plusieurs secteurs stratégiques prioritaires au fort potentiel d’intégration économique entre les deux pays, comme l’agriculture, l’élevage, les industries agroalimentaires, les hydrocarbures, l’énergie, les énergies renouvelables, les mines, l’exploitation des ressources naturelles, les infrastructures, les travaux publics, les transports, les télécommunications, les technologies modernes, les services postaux, l’industrie de transformation et la logistique seront débattus et aboutir à des accords.
Finance
IATF 2027 : Le Nigéria accueillera la 5eme édition de la Foire commerciale intra-africaine
La cinquième édition de la Foire commerciale intra-africaine (IATF), sera tenue à Lagos au Nigéria en 2027. L’annonce a été faite le 4 septembre 2025 à Alger par l’ancien président de la République fédérale du Nigéria et président du conseil consultatif de l’IATF, SE Chief Olusegun Obasanjo, lors de la cérémonie d’ouverture officielle de la quatrième édition de la Foire.

En présentant le drapeau de l’IATF au Dr Jumoke Oduwole, ministre nigérian de l’Industrie, du Commerce et de l’Investissement, S.E. Obasanjo a notifié que : « L’IATF n’est pas seulement un salon professionnel, c’est un voyage à travers notre continent et l’Afrique, porté par des nations qui partagent la vision du commerce intra-africain et de l’intégration régionale. Depuis sa création, l’IATF a voyagé à travers notre continent, laissant un héritage unique et s’améliorant avec chaque pays hôte. Aujourd’hui, nous perpétuons cette fière tradition en annonçant que le Nigéria accueillera l’IATF2027. »
Co-organisée par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), la Commission de l’Union africaine et le Secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), l’IATF est un cadre d’échanges permettant aux entreprises d’exposer leurs produits et services aux acheteurs et aux visiteurs et surtout de tisser des opportunités de business.
Après l’Algérie, c’est une autre puissance économique africaine qui va accueillir la 5eme foire commerciale intra africaine. Le Nigéria il faut le souligner reste l’une des principales économies du continent africain, avec un PIB nominal de 363 milliards d’USD en 2023. Le commerce des marchandises et des services exprimés en part du PIB est passé de 27% à 35% de 2017 à 2023.
Souleymane Brah, envoyé spécial à Alger
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